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  • Au Royaume-Uni, la grippe aviaire menace de gâcher les fêtes
    Au Royaume-Uni, la dinde est un incontournable des fêtes. Mais depuis plusieurs semaines, la grippe aviaire sévit sur les élevages. La moitié des dindes du pays a été tuée ou abattue, à quelques semaines du 25 décembre.  De notre envoyée spéciale,  À l’entrée de la ferme de Steve Childerhouse, deux chiens de berger accueillent les visiteurs… Mais hormis leurs aboiements et le bêlement d’un mouton, il règne sur la petite exploitation un silence inhabituel. « Il y a normalement des dindons partout autour de nous, dans les bois, dans les enclos, 24 heures sur 24, raconte l'éleveur. Et à cette période de l’année, on commence d’habitude à plumer les oiseaux, on est quarante à travailler ici ! Cette année, c’est vraiment une ambiance différente. » Avec émotion, il raconte cette journée d’octobre : un premier oiseau retrouvé mort, le diagnostic du vétérinaire, puis l’abattage, par l’agence sanitaire animale, de ses 13 000 oies et dindes. Or, tout son bénéfice, Steve Childerhouse le fait à Noël. « Je crois qu’on va être indemnisé à hauteur de 7 500 oiseaux, je n’en suis même pas sûr. J’espère qu’on va toucher environ 30 livres sterling par dinde, alors qu’on les vend en moyenne 70 à 80 livres en période festive. Ça fait une sacrée différence. » L’éleveur n’a d’ailleurs pas encore reçu la compensation de l’État. Impossible pour lui de se reconvertir, même temporairement : les bâtiments des oiseaux grippés doivent rester en quarantaine pendant douze mois. « Nos bâtiments sont anciens, on ne peut pas les nettoyer selon les critères établis par le ministère de l’Agriculture. Par conséquent, on ne peut pas les réutiliser avant octobre prochain. Or, les poussins arrivent en général en juin. Dans l’état actuel des choses, on va manquer Noël prochain aussi, et on ne pourra recommencer à travailler qu’en juin 2024. » Pour l’instant, l’éleveur s’occupe avec de petits boulots ici et là. De la dinde peut-être, mais à quel prix  Chaque Noël, depuis près de 20 ans, Steve Childerhouse fournit le magasin agricole Goodie’s, à 40 minutes en voitures. Le propriétaire, Stuart Gooderham, craint de perdre des clients cette année. « Il faut que je trouve de nouveaux fournisseurs, n’importe où, mais évidemment en ce moment, les producteurs de dindes n’ont pas de surplus ! J’ai trouvé pour l’instant 80 à 100 dindes. J’en ai besoin de 250, voire 300. Du coup, je ne peux donner aucune certitude à mes clients tant que je n’ai pas trouvé ces dindes », se désole-t-il. Le marchand se prépare à devoir gérer le mécontentement des clients fin décembre. « Forcément, ils vont s’énerver après nous, s’ils veulent de la dinde bronzée et qu’il n’y a que de la blanche, s’ils veulent une dinde de six kilos, mais qu’il n’y a que des sept. Ils ne vont pas nous rater. On essaye, déjà, de leur proposer des alternatives : côtes de bœuf, cochon rôti ou faisan ! » La grippe aviaire a évidemment fait grimper les prix. Comme il a fixé ses tarifs, il y a plusieurs semaines, pour les repas de Noël, Stuart Gooderham avertit : le reste des produits risque de continuer d’augmenter les prochains mois. ► À lire aussi :  Au Royaume-Uni, les Britanniques craignent une pénurie de dindes à Noël
    12/1/2022
    2:33
  • En Cisjordanie occupée, les Palestiniens face à des attaques de colons en constante augmentation
    Alors que les extrémistes et les suprématistes juifs – soutenus par les colons – pourraient obtenir davantage de portefeuilles ministériels en Israël, en Cisjordanie occupée, la violence des colons explose. Dans la plupart des cas, les auteurs ne sont pas poursuivis. Chez les Palestiniens monte un sentiment d’injustice et l’idée d’une violence commise en toute impunité.  De notre envoyée spéciale, C’était un vendredi après-midi, fin juin, à Iskaka, un village à côté de Naplouse, au nord de la Cisjordanie occupée. Ali Harb, 28 ans, était sur ce petit terrain bordé d’oliviers – celui de sa famille – avec d’un côté, une vue imprenable sur la vallée et de l’autre, les barbelés de la colonie israélienne d’Ariel. C’est là qu’il a été tué, poignardé par un colon, raconte son père, Hassan Harb. « C’est la première fois que je reviens ici depuis la mort de mon fils. Ce jour-là, j’étais malade, j’avais de la fièvre, quand j’ai reçu un coup de téléphone de nos voisins agriculteurs pour nous dire que des colons étaient sur nos terres, qu’ils planifiaient d’y rester, de mettre des tentes pour s’y installer ». Hassan demande alors à deux de ses fils, Ali et Ahmad, d’aller voir. Ils partent avec un de leurs oncles. Sur place, il y a des « jeunes des collines », ces adolescents religieux et violents, accompagnés d’un adulte, la quarantaine. En voyant arriver le groupe de Palestiniens, les colons déguerpissent. Puis ils reviennent, avec l’armée israélienne. Ali s’adresse à cette dernière, demande aux soldats de les faire partir, lorsqu’un des colons, le plus âgé, se détache du groupe et s’approche de lui. « Le colon a sorti un couteau de derrière lui. Au début, il a essayé de poignarder le cousin d’Ali, il a réussi à l’éviter, puis il a poignardé Ali, raconte le père du jeune garçon. C’était un couteau d’environ 6 cm, qui lui est allé directement au cœur, ce qui a brisé une de ses côtes et touché son artère principale, celle qui alimente le cœur… C’est ce qui a provoqué sa mort. Et lorsqu’il s’est écroulé, l’armée israélienne a empêché son frère et ses cousins de le sauver. » Plusieurs mois après, malgré les caméras de surveillance, malgré la station de police à proximité, à l’intérieur de la colonie, Hassan désespère que le coupable soit jugé et le précise : « ces colons peuvent agir en toute impunité ».  Cette année, ces attaques, liées à la violence des colons, sont récurrentes et très variées. Elles peuvent être physiques ou ciblées contre les biens des Palestiniens, comme des véhicules, des maisons, des troupeaux. « Elles ont plus que doublé par rapport à l’année dernière », explique Anthony Dutemple, de l’ONG Première Urgence Internationale. Parfois, ces attaques sont même coordonnées entre différentes colonies ou avant-postes, ou se font en pleine journée, souvent avec la police et l’armée israélienne à proximité, comme l’a confirmé un rapport de Breaking The Silence publié l’été dernier. Il y a aussi les menaces avec des armes des colons sur les Palestiniens, le harcèlement moral et psychologique au quotidien, poussant les communautés palestiniennes à partir de leurs terres. « Et cela fait vraiment partie de la stratégie des autorités israéliennes d’occuper le territoire », ajoute Anthony. « Il y a deux ans, on parlait d’annexion formelle, cette annonce de Benyamin Netanyahou qui n’a finalement pas eu lieu. Mais nous, sur le terrain, on estime que l’annexion, de fait, est là : la population palestinienne n’a plus accès à ses ressources et ses moyens d’existence sont mis en péril. » +53% par rapport à 2021, selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha). Entre janvier et fin octobre 2022, quatre Palestiniens ont été tués par des colons, 241 blessés par des colons, 1 669 blessés par l’armée pendant des incidents liés à la violence des colons. À cela s’ajoutent 596 véhicules (170% de plus qu’en 2021) et 9 445 arbres vandalisés par des colons. Cette violence est quasi systématiquement filmée, documentée, par les Palestiniens eux-mêmes, par des volontaires et des défenseurs des droits ou encore des caméras de surveillance, mais qui, dans presque l’entièreté des cas, ne mène à aucune condamnation ou jugement des auteurs. Selon l’organisation israélienne Yesh Din, 97% des plaintes des Palestiniens restent sans suite.
    11/30/2022
    2:43
  • Royaume-Uni: l'hébergement de réfugiés dans des hôtels suscite la polémique
    Cet automne, 37 000 réfugiés étaient logés dans des hôtels britanniques, coûtant chaque jour 6 millions de livres sterling aux contribuables, selon la BBC. L’utilisation de ces hôtels est très controversée, surtout quand ils sont en centre-ville. C’est le cas à Ipswich, une ville de 140 000 habitants dans la région du Suffolk, à l’est de l’Angleterre.  Plus de 40 000 personnes ont traversé la Manche pour arriver sur le sol anglais depuis le début de l’année. En revanche, le traitement des demandes d’asile a ralenti au Royaume-Uni. En juin, plus de 122 000 dossiers étaient en attente. Un reportage à retrouver en intégralité dans Accents d'Europe, à 19h10 TU.  ► À lire aussi : Royaume-Uni : des conservateurs demandent une réforme du système d'asile
    11/29/2022
    2:29
  • Turquie: la tentative d'opération séduction d'Erdogan envers les alévis passe mal
    Ces dernières semaines, en Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan mène une offensive de charme en direction des alévis. Minorité rassemblant plusieurs millions de personnes, les alévis ne sont pas sunnites comme la majorité de la population turque, mais adeptes d’une croyance plurielle et hétérodoxe, longtemps persécutée sur ses terres d’Anatolie. Chez la plupart d’entre eux, les récentes initiatives du pouvoir passent mal, car ils y voient une forme de mise au pas ou d’assimilation. Leurs représentants multiplient les manifestations.
    11/28/2022
    2:35
  • Singapour, destination prisée des Chinois fortunés pour s'expatrier
    En Chine, la sévérité des politiques sanitaires anti-Covid et la morosité économique générée par les restrictions donnent aux citoyens des envies d’ailleurs. Les plus fortunés ont un pays particulièrement en ligne de mire, où de plus en plus de Chinois fortunés expatrient leurs richesses et leur famille. Un exil des millionnaires et milliardaires qui commence à peser sur l’économie du pays. De notre correspondante régionale, En 2018, le monde entier découvrait la vie des très fortunés de Singapour avec le succès du film Crazy Rich Asians. Une pandémie plus tard, ce petit État d’Asie du Sud-Est continue d’attirer les grandes richesses, tout particulièrement celles qui viennent de Chine. Dominic Volek en sait quelque chose, son métier est justement de conseiller les millionnaires qui souhaiteraient s’expatrier, au sein du cabinet Henley & Partners. De manière générale, les migrations des ultras riches sont en grande progression. On s’attend à un record de flux migratoires de millionnaires en 2023. Singapour est clairement un pays qui les attire, particulièrement les Chinois. Et pas seulement pour y transférer des fonds, pour installer le bureau d’un groupe familial ou ouvrir un compte en banque. Car lorsqu’ils y transfèrent leur argent en suivant un certain protocole, ils peuvent s’installer avec leur famille et profiter du très bon système éducatif de Singapour, de son système de santé et de son climat. D’un point de vue fiscal, c’est aussi très avantageux. Sur le plan politique ou économique, c’est très stable. Et si vous ne parlez pas anglais, Singapour c’est rassurant : il y a des quartiers entiers où tout est écrit en chinois, les panneaux de circulation, les menus des restaurants…  ► À lire aussi : En devançant Hong Kong, Singapour devient le nouveau centre financier de l’Asie La bonne réputation de Singapour Et si Singapour attire les Chinois, c’est également parce que depuis des décennies, ce petit État d’Asie du Sud-Est jouit d’une excellente réputation en Chine, assure Adam Liu, un universitaire qui s’est un jour posé une question : comment les Chinois perçoivent le reste du monde ? « La première chose qui m’a étonné, c’est que si la Chine a une réputation de plus en plus mauvaise en Europe, les Chinois eux n’ont pas d’a priori négatif sur l’Europe et encore moins sur l’Allemagne. Plus de 70% des Chinois sondés ont une image positive de l’Allemagne et le seul pays qui remporte encore plus de succès, c’est Singapour ! », a-t-il constaté. Du « laquais des impérialistes américains » à « La Cité Jardin » Et cet amour pour Singapour, c’est aussi le fruit d’un effort politique qui remonte à la guerre froide. « Singapour était alors souvent surnommée par les Chinois le "laquais des impérialistes américains". Mais quand Deng Xiaoping est arrivé au pouvoir, une des premières choses qu’il a faites, c'est d’aller à Singapour. Et le Premier ministre de Singapour lui aurait alors dit : "il faut arrêter avec ce surnom". Et figurez-vous que depuis lors, Singapour est avant tout connu par les Chinois comme "La Cité Jardin". » Une « Cité Jardin » où les Chinois peuvent prospérer. Parmi les 10 milliardaires les plus riches de Singapour aujourd’hui, six sont nés en Chine.
    11/27/2022
    2:38

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