C’est L’Express qui sonne l’alarme. L’hebdomadaire parle de « la fin d’un tabou » et de « cette ultradroite qui réhabilite Hitler ». « À mesure que la mémoire de la Shoah s’estompe, une nouvelle génération "d’ingénieurs du chaos" banalise la figure du Führer. Sur les réseaux sociaux et chez une partie des trumpistes, l’indicible devient "mainstream" et "cool"», explique l’hebdomadaire.
« Comment en est-on arrivé là ? » se demande L'Express, qui se souvient d’une manifestation organisée par des suprémacistes blancs à Charlottesville, en Virginie, le 12 août 2017, aux cris de « les Juifs ne nous remplaceront pas ». Une contre-manifestation dégénère en échauffourées : raconte L'Express. « Un suprémaciste fonce avec sa voiture dans la foule. Bilan : un mort ». Donald Trump, qui en est à la première année de son premier mandat, déclarera : « Il y avait des gens bien des deux côtés ».
En 2023, rappelle encore L’Express, Donald Trump, « alors en campagne électorale, affirme que les migrants empoisonnent le sang des États-Unis ». « Une rhétorique qui fait écho à celle d’Adolf Hitler », remarque l’hebdomadaire, qui ne limite pas son inquiétude aux États-Unis, et rappelle qu’aux Pays-Bas, par exemple, « un jeune sur quatre juge que l’Holocauste est "un mythe" ou une "exagération" ».
L'absence des pères
Quelle est la vie des enfants de migrants disparus ? Courrier International s'intéresse à la question et publie un article de la Maison des Reporters. Le média en ligne sénégalais s’est rendu à Thiaorye-sur-mer, ville de pêcheurs à quelques kilomètres de Dakar, qui, nous dit-on, « a vu de nombreux jeunes hommes emprunter la périlleuse route des Canaries pour rejoindre l'Europe, sur de fragiles pirogues ».
La Maison des reporters a rencontré « ceux qui restent, les enfants de ceux qui sont partis ». Parmi ces enfants, il y a notamment Daba Diop, 14 ans, dont le père est parti il y a un an, et n’a plus jamais donné de nouvelles. Elle se souvient des « mots d’au revoir » que son père leur a adressés, à elle et à sa mère, « les conseils pour exceller à l’école et la promesse de revenir bientôt après avoir acquis les moyens nécessaires à leurs besoins ». « Maintenant », raconte la jeune fille au « visage triste », « c’est moi qui dois prendre des décisions lourdes : rester sérieuse à l’école, aider mes frères et sœurs, ne pas faire de bêtises ».
Fama, elle, a raconté à sa petite fille de six ans que « son père était parti en voyage ». « Je finirai par lui dire la vérité », dit-elle, « car si je ne le fais pas, quelqu’un d’autre dans la rue le fera à ma place ». À Thiaroye-sur-Mer, raconte encore la Maison des Reporters, « les conversations entre voisins tournent souvent autour des départs : les rêves d’un meilleur destin, les promesses de travail à l’étranger, les risques des traversées, et les retours incertains ».
« Infinie générosité »
L’ancien ministre français de la Culture, Jack Lang, sur le banc des accusés, dans le cadre de l'affaire Epstein. « Jack Lang, le profiteur », écrit Marianne, qui parle de « la chute du pacha ». « Frappé par la tempête de l’affaire Epstein et la révélation de multiples mails démontrant sa proximité avec le milliardaire suicidé en prison, Jack Lang a préféré démissionner de l’Institut du monde arabe. Une sortie peu glorieuse à 86 ans. »
Dans les Epstein Files, souligne Marianne, « il n’est pas question de sexe, le concernant, mais d’argent ». Le Canard Enchaîné joue avec les mots et estime que pour Jack Lang, « Epstein n’était pas un ami, juste un Jack pote ». L’hebdomadaire satirique détaille : « Il est question de financements en cadeaux, de petits arrangements en voyages payés, de services demandés en entremises pour remercier ». La Tribune Dimanche, qui l’a interrogé, rappelle à Jack Lang, que dans un message, il a « remercié Jeffrey Epstein pour son infinie générosité ». Jack Lang botte en touche, et évoque le prêt d’une voiture, qu’il n’aurait finalement pas utilisée…
Et la joie de vivre
Gisèle Pélicot fait la Une du Nouvel Obs. Gisèle Pélicot, rappelle l’hebdomadaire, « que l’on avait quittée en icône mondiale, admirée pour son courage et son immense dignité après qu’elle eut levé le huis clos du procès de son mari et de 51 hommes pour l’avoir violée sous soumission chimique ». Gisèle Pélicot, qui n’avait jamais répondu à aucune interview, se dévoile aujourd’hui. Avec la journaliste Judith Perrignon, elle a écrit un livre intitulé Et la joie de vivre, publié chez Flammarion.
Pour le Nouvel Obs, ce livre marque « la naissance d’une féministe ». « Je ne suis pas une militante radicale, explique toutefois Gisèle Pélicot, mais j’ai compris que ce qui s’est joué à Avignon n’était pas seulement mon procès, mais celui de toutes les femmes en attente de réponse (…) Je me suis dit, ajoute-t-elle, que le récit de ma vie pourrait être utile à d’autres victimes. Chacun vit, au cours de son existence, des moments extrêmement douloureux et j’ai eu envie d’expliquer comment l’on pouvait s’en relever, quelle que soit leur ampleur ». D’où le titre de son livre : Et la joie de vivre.