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RFI - Revue de presse française

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  • À la Une: le bras de fer entre les manifestants et le pouvoir se poursuit en Iran
    « Plus de 400 morts, 15 000 arrestations, des condamnations à mort prononcées par une justice révolutionnaire impitoyable : près de trois mois après le début de la révolte, constate Le Figaro, le pouvoir iranien campe sur un tout répressif pour survivre face à des manifestants qui ne comptent pas renoncer à leur combat en faveur de davantage de liberté pour changer le régime, comme le soulignent les trois jours de grève générale, qui se sont achevés hier mercredi. » Et pour l’instant, c’est le statu quo, constate Le Figaro : « Les 83 millions d’Iraniens, dont ce n’est pas le premier accès de révolte, sont instruits que le système autarcique mis en place par les mollahs depuis quarante-trois ans n’est pas réformable. Entrouvrirait-il les vannes de la démocratie qu’il serait balayé. Il livre donc une lutte à mort pour sa survie, dénonçant un complot ourdi de l’étranger, réprimant sa jeunesse et ses minorités kurde et baloutche. » Vers une dictature militaire ? Le régime théocratique iranien pourrait-il bientôt tomber ? Pas dans l’immédiat, estime Le Figaro. En effet, « les services de renseignements israéliens, ennemis jurés de la théocratie chiite iranienne mais bien informés pour l’avoir copieusement infiltrée, estiment que le "régime n’est pas en danger à court et moyen terme", mais qu’il continuera "d’avoir des problèmes dans les années à venir". Un pouvoir affaibli devrait donc survivre à une contestation, inédite depuis l’instauration de la République islamique en 1979, qui pourrait se transformer en mécontentement larvé et probablement durable. (…) À court ou moyen terme, deux éléments pourraient cependant changer la donne, précise encore Le Figaro : la mort du guide suprême Ali Khamenei, 83 ans, malade, ou si le pouvoir se sent vraiment menacé. Alors une prise du pouvoir par les gardiens de la révolution pourrait être envisagée, accompagnée d’une mise à l’écart du clergé, si décrié. Une dictature militaire émergerait, pouvant donner un peu d’espace à la rue. Les gardiens de la révolution n’étaient pas satisfaits, par exemple, du comportement de la police religieuse, à l’origine de la crise. » Olivier Dubois : otage depuis 20 mois À la Une également, vingt mois de détention pour Olivier Dubois… « Vingt mois d’un silence insupportable », dénonce Libération. « Enlevé à Gao le 8 avril 2021, le correspondant de Libération et du Point au Mali est toujours détenu par un groupe jihadiste. Depuis la dernière preuve de vie en mars dernier, on ne sait rien. (…) Les autorités françaises assurent qu’elles ne l’oublient pas, qu’elles travaillent d’arrache-pied pour obtenir sa libération. Rien ne nous permet de douter de cet engagement, pointe le journal. Mais le silence, l’absence de nouvelles, dans un contexte où les relations entre la France et le Mali se sont dégradées ces derniers mois, inquiète forcément. (…) Dans quelques jours, ce sera Noël. Le deuxième Noël sans les siens pour Olivier. Sa famille, sa compagne, ses enfants espèrent une libération imminente, soupire le journal. Et nous aussi. » Mondial : France et Angleterre, ces très chères équipes… Le Mondial au Qatar… J-2 avant le choc de samedi France-Angleterre… « Le onze titulaire des Bleus ne devrait pas réserver de surprise samedi, relève L’Équipe. On devrait revoir les joueurs qui ont débuté face au Danemark en phase de poule et la Pologne en huitièmes de finale. Kylian Mbappé a, comme prévu, repris l'entraînement avec l'ensemble de ses coéquipiers après être resté en salle mardi. Le staff a également ciblé les coups de pied arrêtés défensifs dans la préparation de cette rencontre. » Par ailleurs, Le Parisien s’est amusé à soupeser les deux équipes française et anglaise sur le plan… financier. C’est-à-dire la valeur marchande des effectifs. Les Bleus et les Three Lions sont les deux Onze les plus cotés sur le marché, nous apprend Le Parisien. Avec avantage aux Anglais : les joueurs de sa majesté totalisent 1 milliard 260 000 euros contre 950 000 euros pour les joueurs tricolores. « En moyenne, un joueur anglais vaut 9 millions de plus qu’un tricolore. » Mais celui qui pèse le plus lourd, c’est Kylian Mbappé : 160 millions d’euros… Alors que chez les Anglais, « aucune tête ne dépasse vraiment. Cinq vedettes se partagent l’affiche : Rice (80 millions), Saka (90 millions), Kane (90 millions), Bellingham (100 millions) et Foden (110 millions). » On verra bien samedi si ce poids financier des Anglais pèsera sur le terrain…
    12/8/2022
    4:12
  • À la Une: laisser la nature reprendre ses droits…
    Objectif : enrayer la chute de la biodiversité d’ici à 2030. La COP15 s’ouvre ce mercredi à Montréal au Canada. Avec ce triste constat, pointe La Croix, « à force de nous protéger de la nature, nous l’avons ignorée ; nous en sommes venus à l’exploiter ; et en la détruisant, nous nous détruisons. Les deux derniers siècles ont été marqués par un changement d’échelle. Les atteintes à l’environnement sont telles que nous sommes en train de vivre ce que des scientifiques considèrent comme la 6e extinction. Récemment, le WWF, le Fonds mondial pour la nature, estimait que 70 % de la faune sauvage avait disparu depuis cinquante ans. C’est donc une obligation de résultat qui pèse sur la COP15, s’exclame La Croix. Les organisateurs se fixent un objectif ambitieux mais pas inatteignable : obtenir la protection de 30 % des terres et des mers. Ces lieux devront être laissés à eux-mêmes, en limitant l’intervention de l’homme. Des expériences encourageantes sont menées depuis quelques années en Europe. Il ne s’agit pas, dans ces zones rendues à la nature, de chasser l’être humain mais de mieux articuler sa présence avec le monde sauvage. L’interdépendance est telle que nous n’avons guère le choix, conclut La Croix. (…) C’est le devoir mais aussi l’intérêt de l’homme que de cohabiter. Car, en fin de compte, la nature finit toujours par reprendre ses droits. » Après nous le déluge ! En effet, renchérit Libération : « le jour où terres et eaux seront trop polluées ou pillés pour produire le moindre être vivant, nous mourrons. Et pourtant, soupire le journal, l’homme continue obstinément à dégrader la nature. Preuve de cette indifférence à la tragédie qui vient, on entend bien moins parler de la COP15 que du risque de coupures d’électricité cet hiver ou du Mondial de foot au Qatar. Certes, reconnait Libération, ces deux derniers sujets sont de l’ordre de la préoccupation ou du plaisir immédiats alors que la perte de la biodiversité est une affaire de long terme. Et c’est bien là le problème, s’exclame le journal : l’homme a davantage tendance à privilégier le court au long terme. 'Après nous, le déluge', cette maxime est vieille comme le monde et nous a conduits là où nous en sommes. Malgré tout, il reste quelques motifs d’espoir, tempère Libération. La prise de conscience des dégâts que nous occasionnons n’a jamais été aussi grande, elle se répand partout, même au sommet des entreprises. Et surtout, le confinement nous l’a prouvé, la biodiversité est résiliente : si on lui flanque la paix, elle cicatrise. Il est donc encore temps d’agir, mais vite. La conscience citoyenne restera impuissante si elle n’est pas accompagnée d’une conscience politique forte. Et des financements nécessaires. » La Chine silencieuse… Le Monde rappelle pour sa part que c’est la Chine qui devait accueillir cette COP15. « Reportée à maintes reprises, en raison de la pandémie de Covid-19 et de la politique sanitaire de Pékin, elle a été finalement déplacée de Kunming en Chine à Montréal. » La Chine qui « a jusqu’ici totalement manqué à ses obligations de présidente de cette COP », pointe Le Monde. En effet, « extrêmement silencieuse sur ses propres ambitions, elle n’a ni organisé ni facilité les échanges entre parties. Au contraire, en n’invitant pas les chefs d’Etat et de gouvernement à Montréal – mais seulement les ministres de l’environnement –, malgré les demandes répétées de multiples acteurs, Pékin prive cet événement d’une mobilisation politique au plus haut niveau. En plein Mondial de football au Qatar, alors que la COP15 souffre d’un manque de véritable leadership politique, la présence des plus hauts dirigeants de la planète – ils étaient plus d’une centaine pour la COP27 pour le climat, en Egypte – aurait pu faire une vraie différence. » En effet, explique une experte britannique, toujours dans Le Monde, « il est crucial que la communauté internationale envoie un signal politique pour donner une direction, mais aussi un calendrier et des détails sur la mise en œuvre (des directives de cette COP15). Tant qu’il n’y aura pas de chef d’orchestre, les acteurs économiques n’avanceront pas au bon rythme. »
    12/7/2022
    3:58
  • À la Une: immigration, souplesse ou fermeté ?
    Même s’il est sans vote, le débat promet d’être vif ce mardi à l’Assemblée nationale. Un débat sur l’immigration, en amont de la présentation d’un futur projet de loi au début de l’année prochaine. La Croix nous en résume les quatre principaux axes. « 1. La demande d’asile. Pour accélérer la procédure, l’exécutif souhaite une territorialisation de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides et de la Cour nationale du droit d’asile. Si l’étranger est débouté de sa demande, il reçoit automatiquement une obligation de quitter le territoire français, qui deviendra exécutoire une fois son recours achevé. 2. Les métiers en tension. Les sans-papiers qui travaillent déjà dans des métiers en tension auront droit, sous conditions d’ancienneté, à un nouveau titre de séjour. 3. La langue française. L’obtention du premier titre de séjour pluriannuel sera conditionnée à un examen de français. 4. Les expulsions. Le gouvernement souhaite réduire de 12 à 4 les voies de recours. Le projet de loi veut permettre d’expulser les étrangers sans papiers arrivés en France avant l’âge de 13 ans et ceux ayant une vie maritale en France. » Juste équilibre ? Commentaire de La Croix : « l’actualité regorge d’exemples qui illustrent les échecs de la politique migratoire de la France. Il faudrait être aveugle pour ne pas constater les insuffisances de l’accueil des demandeurs d’asile. Naïf pour nier l’application erratique de l’obligation de quitter le territoire. Irresponsable pour ne pas se soucier de l’errance des mineurs isolés. Dépourvu d’humanité pour rester insensible au sort des migrants qui se noient en Méditerranée ou dorment cet hiver dans les rues de nos grandes villes. (…) Depuis des décennies, la France est un pays d’immigration, rappelle La Croix. Les arrivées successives suscitent à intervalles réguliers du trouble et du rejet. Ces inquiétudes, il faut aussi en tenir compte, pointe le journal. Les dernières élections italiennes montrent qu’elles peuvent avoir de lourdes conséquences politiques. La réponse n’est pas dans la surenchère ou le repli, mais dans un juste équilibre entre l’application des lois et le respect des principes d’humanité. » Reprendre le contrôle ? Pour Le Figaro, il faut « reprendre le contrôle » : « s’installer en France devient un droit pour tous les hommes, déplore le quotidien de droite. Les éléments de la loi que prépare le gouvernement cèdent à cette mécanique. Gérald Darmanin (le ministre de l’Intérieur) souhaite supprimer un certain nombre d’obstacles à l’exécution des fameuses obligations de quitter le territoire, mais Olivier Dussopt (le ministre du Travail) veut délivrer des titres de séjour provisoire pour les 'métiers en tension' : c’est un jeu à somme nulle. Pourtant, la grande majorité de l’opinion attend du gouvernement qu’il reprenne fermement le contrôle de l’immigration. Et qu’il cesse d’habiller de générosité ses faiblesses et ses renoncements aux conséquences de plus en plus inhumaines. » Combler les besoins de main d’œuvre ? Délivrer des titres de séjour pour les métiers en tension ? Bien sûr, estime Libération. « Sept ans après que l’Allemagne a décidé d’ouvrir ses portes à des centaines de milliers de réfugiés affluant par la route des Balkans, bien consciente de la nécessité de pallier la baisse de la natalité dans le pays, la France comprend enfin qu’elle va avoir besoin de main-d’œuvre étrangère pour assurer les boulots qui ne trouvent pas de volontaires. Il serait temps de comprendre que le pays manque d’à peu près tout, pointe Libération : de médecins, d’infirmières, de boulangers, de conducteurs de bus ou de train, d’éboueurs et on en passe, et que si l’on n’avait pas bloqué ou refoulé celles et ceux qui frappaient à nos portes ces dernières années, nos villages seraient peut-être moins dépeuplés et nos hôpitaux plus performants. » En effet, l’Etat n’est pas à une incohérence près… Exemple, pointe Le Monde, la situation des ouvriers qui travaillent sur les grands chantiers des Jeux Olympiques près de Paris. Une situation qui « met en lumière l’apport de cette main-d’œuvre clandestine et les limites du cadre réglementaire actuel. » En effet, relève le quotidien du soir, ils sont des dizaines, peut-être même des centaines, sans papiers, à travailler au noir sur les chantiers olympiques, sans contrat, sans aucun droit, alors que « le gouvernement dit vouloir faciliter la régularisation des travailleurs dans les secteurs en tension. »
    12/6/2022
    4:08
  • À la Une: Mbappé royal !
    « God save notre King », s’exclame L’Equipe en première page. Dieu sauve notre roi… Allusion à la célèbre devise de l’Angleterre que les Bleus rencontreront en quarts de finale et référence, déférence et même révérence envers le roi Mbappé. « Grâce à un Kylian Mbappé étincelant, auteur de deux buts et d’une passe décisive, s’extasie le quotidien sportif, les Bleus se qualifient pour les quarts. » L’Equipe qui s’interroge : « jusqu’où peut aller une bonne équipe avec un joueur foudroyant ? Nous avons six jours pour nous poser la question, et un quart de finale pour connaître la réponse. Mais le soir même où Olivier Giroud est devenu seul recordman des buteurs en bleu (52 buts) et où Hugo Lloris a égalé le record de Lilian Thuram (142 sélections), historique concomitance, c’est sur Kylian Mbappé qu’est tombée la lumière, encore une fois, pour prix de ses deux buts et de sa passe décisive. Depuis Michel Platini pendant l’Euro 1984 (9 buts en 5 matches), on n’avait pas vu un joueur français dominer à ce point une phase finale (5 buts et 2 passes décisives en 4 matches), et c’est ce dont le monde va débattre dans les jours qui viennent. » Giroud princier… « Début d’ivresse », roucoule Le Parisien. Le Parisien qui trinque à la santé d’Olivier Giroud. « Dans sa route vers une nouvelle étoile, la France, victorieuse de la Pologne ce dimanche en huitième, peut compter sur son attaquant, Olivier Giroud, nouveau meilleur buteur de l’histoire des Bleus. (…) Il n’est pas le plus talentueux d’entre tous. Mais il a tous les talents, relève Le Parisien. A commencer par une humilité qui manque parfois à quelques-uns, et cette capacité de résilience qui lui a permis de franchir bien des obstacles, de continuer à avancer quand beaucoup auraient cédé à la tentation du découragement. Ou du renoncement. Au crépuscule de sa carrière, à cet instant où le ballon file trop vite, où la concurrence vous relègue sur le banc et que les médias vous enterrent, il surfe sur la vague, sur un fil peut-être, mais toujours au sommet. Il ne représente pas l’avenir mais pèse sur le présent. C’est essentiel, conclut Le Parisien, et cela permet d’aller loin. » Duo de choc ! Et Le Monde de vanter « la complicité toujours plus affichée entre Kylian Mbappé et Olivier Giroud. Ces deux-là se sont trouvés ou du moins retrouvés. (…) Malgré le record de l’un, l’autre a encore attiré une bonne partie de la lumière. Mais peu importe, s’exclame le quotidien du soir. Giroud est le présent des Bleus, Mbappé également mais avec l’avenir en plus. (…) Avec 33 buts, le prodige de Bondy a encore un peu de marge. Mais pour l’instant, les chiffres ne l’intéressent pas, même pas un titre de meilleur buteur du tournoi. Avant même de connaître l’identité de son futur adversaire, il avait un message à faire passer, relève Le Monde : 'le seul objectif pour moi est de gagner la Coupe du monde, et déjà le prochain match. C’est la seule chose à laquelle je rêve'. » France-Angleterre : un quart aussi explosif qu’alléchant… Alors, « prêts à manger du lion ? », s’interroge Sud-Ouest. La prochaine étape sera donc l’Angleterre… Et, relève Le Figaro, « pour ceux qui estimaient que le parcours de l’équipe de France s’avérait trop facile jusqu’à présent, il est possible qu’ils changent d’avis samedi prochain, à l’occasion d’un quart de finale aussi explosif qu’alléchant entre les Bleus et l’Angleterre. Deux formations qui ne se sont plus affrontées depuis le 13 juin 2017, lorsque les hommes de Didier Deschamps avaient pris le meilleur sur les Three Lions à l’occasion d’un match amical au Stade de France (3 buts à 2). (…) Mais en cinq ans, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts de la Seine et de la Tamise, pointe encore Le Figaro. Depuis le début de la compétition, les deux formations ont impressionné. Si la France a perdu un match contre la Tunisie en alignant une équipe B, l’Angleterre, elle, demeure invaincue avec trois victoires pour un match nul, face aux États-Unis. Autant dire que les Bleus comme les Three Lions ne manqueront pas de confiance au moment d’aborder ce quart de finale. »
    12/5/2022
    3:52
  • À la Une: les Bleus jouent la Polonaise
    Les Bleus au défi de la Pologne en huitième de finale de la Coupe du monde de football, au Qatar. « Emmenés par Mbappé, les Bleus sont favoris », lance la Une du Journal du Dimanche. Selon cet hebdomadaire, les Bleus, cet après-midi, se rendront au stade Al-Thumama dans le sud de Doha « avec un gyrophare de favoris à l’avant du car ». Toutefois, s’empresse-t-il de compléter, « historiquement, cela a rarement été un statut confortable pour eux ». D’autant que l’équipe polonaise, « n’a cadré que quatre tirs depuis le début du tournoi mais elle est toujours là, quand l’Allemagne a trouvé 24 fois la cible et a déjà quitté le Qatar », remarque Le JDD. L’Equipe n’écrit guère autre chose. « Les Bleus en pole position », lance en orfèvre la Une de ce journal. Ce match France-Pologne sera-t-il un « camp de base de l’épopée » des Bleus ? Tout comme Le JDD, loin de plastronner, L’Equipe hésite face au « vertige » de ce match « sans retour, sinon à la maison (…) l’hésitation entre les valises et la grande aventure, sans rien au milieu, juste un gouffre où se fracassent les regrets ». Une partie serrée va donc se jouer, cet après-midi, au Qatar, entre la Pologne et la France. Une partie de football… Foot multipolaire On le voit, ce Mondial vit à l’heure de la compétition. À se demander si les critiques d’avant son coup d’envoi sur les droits de l’homme ou l’environnement ont jamais existé. Mais il n’empêche, le foot est aussi « un sport de combats idéologiques », souligne Marianne. « Nul besoin d’être fin politologue pour savoir qu’un grand événement sportif est une savante mise en scène des relations internationales. A fortiori quand cet événement porte sur le sport de loin le plus mondialisé, et quand il a lieu dans un pays qui ne fait pas mystère d’y investir pour une question d’image, estime cet hebdomadaire. On a glosé tant et tant sur le scandale absolu de l’attribution de cette Coupe du monde au Qatar (scandale dont tout le monde se remet une fois le spectacle lancé). On a brandi l’arme du boycott. On a guetté les coups d’éclat de joueurs conscientisés… Mais le fond du sujet n’est pas tant l’absurdité des stades climatisés ou le bilan carbone que cette évidence brutale : la Coupe du monde 2022 est un moment chimiquement pur de géopolitique appliquée. Plus, bien plus, que celles qui l’ont précédée. Un spectacle en mondovision de la recomposition des blocs. À coups de symboles et d’images », énonce Marianne. « En lieu et place du bloc contre bloc d’antan, la cartographie que propose la Coupe du monde au Qatar est aussi mouvante et trompeuse que les sables du désert. Quid du front uni des « progressistes » soucieux de témoigner leur attachement aux « droits humains » bafoué par le régime qatari ? En fait, il n’existe pas. Ou n’existe plus, pointe ce magazine. La quasi-totalité des fédérations se sont tues, et en mimant un bâillonnement lors de son avant-match contre le Japon, l’équipe d’Allemagne a été l’une des rares à manifester contre l’interdiction du brassard antidiscrimination "One Love" », constate Marianne. Macron tous azimuts De retour de sa visite d'État aux États-Unis et en clôture de celle-ci, Emmanuel Macron a plusieurs fois parlé à la presse. Sur tous les sujets du moment. Dans un entretien au journal Le Parisien Dimanche, le président français a défendu « l'idée de subventionner le made in Europe ». Le chef de l’État a également rappelé l'objectif de maintenir l'aide envers l'Ukraine, particulièrement à l'approche de l'hiver, pour que cette dernière ait plus de poids dans d'éventuelles négociations. Interrogé sur les éventuelles coupures de courant, Emmanuel Macron, dans Le Parisien Dimanche, invite les Français à « ne pas paniquer ». Dans cet entretien, le président français dénonce également les « mensonges » des autorités iraniennes et dit avoir « mis une pression très ferme » sur son homologue iranien face aux emprisonnements « inacceptables » de ressortissants français. Ciotti en pole position Clôture, ce soir à 17hTU, du premier tour de l’élection à la tête du parti de droite Les Républicains. Les votants vont départager trois candidats : Aurélien Pradié, Bruno Retailleau et Éric Ciotti. « Favori de l'élection pour la présidence de LR, (Éric Ciotti) évite tout coup d'éclat, note L’Express. Une façon de ne pas obérer sa capacité à rassembler au second tour... et après », explique cet hebdomadaire. « Qui l’eût imaginé, remarque Le Point ? Éric Ciotti respecte le leader de la Nupes, il admire sa culture, bien qu’il combatte ses idées. Qui sait qu’il bavarde volontiers avec Alexis Corbière, autre pilier de LFI ? », interroge ce magazine. Ancien président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, premier des macronistes, a longuement côtoyé le questeur Ciotti, chargé du budget des députés. En privé, il ne cache pas qu’il a apprécié, (…) de travailler avec cet homme qu’il juge rigoureux, si urbain et pragmatique. Jamais, ils ne se sont accrochés. « Il est pro, solide, fiable. Ainsi va Éric Ciotti, bien moins intransigeant que sa caricature. Je respecte tous ceux qui sont sincères dans leurs convictions, explique-t-il. La politique, ce n’est pas une guerre. Ce que j’ai connu de plus violent, les coups les plus bas, venaient de mon camp ».
    12/4/2022
    5:04

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