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  • Revue de presse Afrique - À la Une: «Barkhane» décapite la Katiba du Gourma
    Au Mali, le chef du groupe djihadiste GSIM dans le Gourma, Nasser al-Tergui, a été neutralisé par la force militaire française « Barkhane ». « C’est un nouveau coup dur que l’armée française porte aux groupes djihadistes, souligne, au Burkina Faso, le quotidien Le Pays, la mort de Nasser al-Tergui sonne comme « un avertissement pour son mentor, le chef même du (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), Iyad Ag Ghali ». Toutefois, prévient ce journal ouagalais, cette « neutralisation » (comme disent les militaires) risque « de mettre de l’huile sur le feu dans les relations déjà très tendues, entre la France et le Mali ». Cacophonie à Bamako Cette opération de « Barkhane » intervient en pleine cacophonie à Bamako, où la junte malienne dément l’ouverture d’un dialogue avec les jihadistes, pourtant admise en début de semaine par le ministère malien des Affaires religieuses. Ouverture ou non d’un dialogue que Le Figaro explique par l’exemple afghan. Comme le souligne ce quotidien français, l’Afghanistan « a montré que le dialogue était possible mais que, trop tardif, il pouvait conduire à la défaite et au retrait brutal des forces occidentales ». A quoi s’ajoute les faits : que les chefs jihadistes, qui ont longtemps été en grande partie étrangers, algériens notamment, « sont aujourd’hui surtout locaux », d’abord ; que la situation sécuritaire s’est dégradée, ensuite. Ainsi, « fin septembre, une attaque djihadiste a tué cinq gendarmes sur la route entre Bamako et Kayes, dans l’Ouest, très loin des bases nordistes des islamistes », remarque Le Figaro. Journal dans lequel un expert souligne que cette route « est fondamentale pour l’économie car elle relie le Mali au port de Dakar par lequel transitent 60 % des échanges du pays ». Une source assure au Figaro que ce risque « a poussé la junte à agir ».     Choguel Maïga, la cible du Figaro Le Figaro publie aussi un long portrait du Premier ministre Choguel Maïga. Un portrait au vitriol. Ce journal s’en prend en effet à Choguel Maïga qui n’a pas, à en croire ce quotidien, « forcément l’avenir devant lui ». La junte semble ne lui faire qu’une confiance limitée, se souvenant qu’il y a peu il dénonçait «un gouvernement militaire », et assurait que« le M5 ne se rendrait pas complice de l’installation d’un régime militaire ». « Choguel ne fait pas partie des vrais décisionnaires qui sont tous des militaires de la junte. Il est tenu à l’écart », affirme une bonne source dans Le Figaro. Lorsque Bendjo perce sous Bédié En Côte d’Ivoire, le président Bédié complète son dispositif de redynamisation du PDCI, l’ancien parti unique, qu’il dirige. Il vient ainsi de procéder à une promotion qui ne va pas passer inaperçue, celle de Noël Akossy Bendjo. Comme le clame en Une le quotidien Le Nouveau Réveil, Noël Akossy Bendjo, vice-président du PDCI et ex-maire de la commune du Plateau à Abidjan, a été nommé conseiller spécial chargé de la réconciliation et de la cohésion sociale du pdt du PDCI RDA Henri Konan Bédié. Alors ? Alors Le Nouveau Réveil, ce matin, ne tarit pas d’éloges à l’endroit de Noël Akossy Bendjo, que ce journal proche du PDCI présente comme « ouvert, accessible, courageux, le verbe franc et courtois (…) avec (notamment) les deux pieds dans la tradition Atchan ». Cet « influent membre du Secrétariat exécutif » du parti apparaît sous la plume du Nouveau Réveil comme « le nœud qui relie la génération ancienne et la nouvelle génération » en vue d’une « réconciliation nationale inclusive souhaitée depuis le 11 juillet 2021, lors la visite du président Laurent Gbagbo à Daoukro, chez le président Henri Konan Bédié ». A noter enfin que la nomination de Bendjo est également à la Une de ces autres quotidiens proches du PDCI que sont Dernière heure, Le Bélier et L’Héritage. On le voit, il semblerait que ça bouge à la tête du parti créé par « le Père de la nation ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny…
    10/22/2021
    4:00
  • Revue de presse Afrique - À la Une: la RDC au bord de la crise politique
    « La nomination de Denis Kadima, comme président de la Commission électorale, qui vient d’être entérinée par l’Assemblée nationale, suscite la controverse », relève Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC. « Une grande partie de la classe politique congolaise l’accuse d’être trop proche du président Tshisekedi, qui brigue un second mandat en 2023. Le problème, pointe Afrikarabia, c’est que Félix Tshisekedi n’avait que de mauvaises solutions devant lui face au tollé soulevé par la candidature Kadima. En la validant, il ouvre une crise ouverte avec le FCC de Joseph Kabila, Lamuka de Martin Fayulu et Adolphe Muzito, mais également avec certains de ses alliés de l’Union sacrée : Ensemble de Moïse Katumbi et le MLC de Jean-Pierre Bemba. Mais surtout, Félix Tshisekedi risque de se mettre à dos la très puissante Eglise catholique et les protestants, qui ont tous deux récusé Denis Kadima. A l’inverse, si le chef de l’Etat ordonne à sa majorité de repousser le nom de Kadima, Félix Tshisekedi se brouillerait alors avec les six (autres) confessions qui ont voté pour cet expert électoral, internationalement reconnu. » Période troublée… Cette désignation de Denis Kadima à la tête de la CENI « ouvre donc une période institutionnelle troublée à un peu plus de deux ans d’une présidentielle très incertaine et attendue, constate encore Afrikarabia. La 'dépolitisation' de la CENI est maintenant devenue une des principales revendications de l’opposition à Félix Tshisekedi. La crise politique prend également une nouvelle tournure pour les alliés de Félix Tshisekedi au sein de l’Union sacrée. Avec au premier plan, le parti Ensemble de Moïse Katumbi. L’ancien gouverneur du Katanga, qui vise la présidentielle de 2023, avait fortement contesté la désignation de Denis Kadima. » En fait, résume Le Congo Libéré, avec cette désignation, « Tshisekedi se met à dos la quasi-totalité des forces vives du pays. (…) En entérinant hier le choix de Denis Kadima à la tête de la CENI au terme d’un processus entaché de multiples irrégularités, l’Assemblée nationale, contrôlée par des proches du président congolais, n’a fait que rejouer le scénario de 2015 quand Joseph Kabila avait porté à la tête de l’institution Corneille Naanga. La suite est connue, rappelle Le Congo Libéré. Des élections truquées qui ont permis, au terme d’un -'deal', à M. Tshisekedi, arrivé loin derrière Martin Fayulu, de revêtir l’écharpe présidentielle. La présidentielle de 2023 sera-t-elle du même acabit ? Avec la désignation de Kadima, la RDC en prend peu à peu le chemin. C’est la conscience de cette énième catastrophe électorale annoncée qui a fait réagir hier, dans un rare concert d’unanimité, une grande majorité des responsables du pays, dans la classe politique comme au sein de la société civile. » Manifs ? En effet, relève le site congolais, Le Forum des As, « ça sent la veillée d’armes dans tous les états-majors. Martin Fayulu en appelle à un 'front patriotique' pour des actions contre (ce qu’il appelle) la 'dictature fatshiste'. (…) S’il ne cache plus sa déception face à une plateforme dont il est encore membre, Moïse Katumbi est très attendu sur le 'que faire ?'. Fort de ses troupes à l’Assemblée nationale, de sa notoriété dans le pays réel et de ses entrées dans l’univers des décideurs de la marche du monde, le Chairman est à la croisée des chemins. »  Et « il n’est pas exclu, relève encore Le Forum des As, que Kinshasa revive des processions de marcheurs-prieurs. (…) Et férus d’actions de rue, les activistes des mouvements citoyens, non solubles dans l’alchimie politique au pouvoir, ne se feraient pas prier pour grossir les rangs des manifestants. »   Limpidité ! Alors, conclut Le Pays au Burkina, « la responsabilité du président Tshisekedi est grande devant l’histoire. Avant de confirmer Denis Kadima au poste de président de la CENI, il devrait mesurer toutes les conséquences d’une telle décision, au risque de réunir les conditions d’une crise post-électorale qui ne ferait honneur ni à la RDC, ni à lui-même. A moins qu’à ses yeux, l’essentiel soit la garantie de sa réélection à la tête de l’Etat (…). Mais le tout n’est pas de mettre un faire-valoir à la tête de la CENI, pour s’assurer de sa loyauté à toute épreuve. Le mieux, estime Le Pays, serait plutôt de se frayer le chemin d’une victoire électorale aussi limpide qu’éclatante pour se prémunir contre les lendemains incertains d’un triomphe contestable et contesté. »
    10/21/2021
    4:26
  • Revue de presse Afrique - À la Une: le Mali veut négocier avec des groupes jihadistes
    « Au Mali, la lutte contre le terrorisme va connaître un nouveau paradigme ; pointe le site d’information Maliweb. Sans faire d’annonce officielle, les autorités de la transition ont donné quitus au Haut Conseil Islamique pour négocier avec les chefs terroristes. (…) L’option de négocier avec les groupes armés terroristes, bien qu’approuvée par l’écrasante majorité des maliens, avait été classée dans les tiroirs par le régime d’IBK en raison de l’opposition de l’allié français. Aujourd’hui, Bamako, en froid avec Paris, a décidé de passer à la vitesse supérieure en décidant de mettre en œuvre cette recommandation. » Alors, poursuit Maliweb, « ces négociations, si l’on en croit certains proches du Haut conseil islamique, seront menées avec les chefs du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, avec Al-Qaïda au Maghreb islamique et tous les potentiels chefs djihadistes. (…) Le Haut conseil islamique devrait, dans les prochains jours, mettre en place un comité pour mener à bon port cette mission. » Et un nom circule, celui de l’imam Mahmoud Dicko. En raison, précise Maliweb, « des affinités qu’il entretient avec Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa. Le premier et l’imam Dicko se connaissent bien pour avoir été formés en Arabie Saoudite et viennent tous deux du nord. Tandis que le second, Amadou Kouffa, et l’ancien président du HCI parlent peulh et semblent se connaître. Autant de similarités et de rapprochements qui font que l’Imam Dicko serait l’interlocuteur idéal avec les chefs terroristes. » « Les américains ont bien discuté avec les talibans… » Interrogé par Jeune Afrique avant-hier, Le Premier ministre malien, Choguel Maïga, a quasiment confirmé l’imminence de ces pourparlers : « cela fait des années que le peuple malien appelle à des discussions avec ces groupes. Cela ne veut pas dire que nous allons arrêter la lutte contre le terrorisme. Il ne faut pas tout confondre et faire de faux procès. En Afghanistan, les Américains ont bien fini par discuter avec les talibans, pourquoi ne pas faire la même chose ici ? » A la question de JA, « des négociations sont-elles en cours en ce moment ? », Choguel Maïga répond : « ce ne sont pas le genre de choses dont on rend compte dans la presse. Mais vous avez pu l’observer : des otages ont été libérés, à l’image de la Colombienne, sœur Gloria Cecilia Narvaez, le 10 octobre dernier. Le travail continue pour que les autres otages connaissent le même sort. » Les islamistes en position de force… Pour Le Pays au Burkina, « ce dialogue envisagé avec les fondamentalistes religieux pourrait être une initiative louable… pour peu qu’elle ne soit pas un jeu de dupes et que cela permette de mettre fin à la barbarie et aux tueries aveugles de populations innocentes qui ont déjà payé un lourd tribut à cette guerre sans visage. Seulement, tempère le quotidien ouagalais, il y a de quoi s’interroger réellement sur les résultats qu’une telle initiative pourrait produire sur le terrain. Car, il est bien connu que les islamistes, qui prônent le rigorisme, ne renonceront pas à leurs exigences. Et dans le cas d’espèce d’un Etat laïc comme le Mali, on est curieux de savoir ce qui sera mis sur la table des négociations et surtout comment sera traitée la délicate question de l’application de la charia qui semble être, pour les fondamentalistes, un point non négociable. En outre, poursuit Le Pays, la logique voudrait qu’on ne négocie que si l’on est en position de faiblesse. Ce qui ne semble pas être le cas de Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa au Mali, bien au contraire. Et rien ne dit, à l’étape actuelle des choses, si ces derniers sont demandeurs d’une telle offre de dialogue ou même s’ils en seront preneurs. » Nouvelle gifle pour la France Enfin, et la France dans tout cela ? WakatSéra, toujours au Burkina, parle « de nouveau coup de poignard à Macron » : « cette carte des négociations sortie du béret magique du colonel Assimi Goïta ressemble fort à une nouvelle cartouche du pouvoir intérimaire malien dans son bras-de-fer avec Paris, pointe le site burkinabé. En plus des bruits persistants qui rapprochent de Bamako la société russe Wagner, cette négociation avec les djihadistes, à laquelle Emmanuel Macron s’est toujours dit opposé, sonne comme un avertissement sans frais pour l’Elysée. »
    10/20/2021
    4:02
  • Revue de presse Afrique - À la Une: Ouagadougou, capitale du 7ème art
    « C’est parti, depuis samedi, s’exclame L’Observateur Paalga, pour la 27e édition du FESPACO, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. Thème retenu : 'Cinéma d’Afrique et de la diaspora : nouveaux regards, nouveaux défis'. (…) Enfin ! Pourrait-on s’écrier, lance le quotidien ouagalais, avec nombre de professionnels du 7e art, de l’audiovisuel ainsi qu’avec les cinéphiles, pour qui le report de la tenue du FESPACO pour cause de Covid-19 sonnait comme un deuil. (…) L’ouverture de cette 27e édition a donc été placée sous le signe de la résistance et de la résilience contre le Covid et contre le terrorisme, une situation interprétée à travers un spectacle signé de main de maître par le chorégraphe burkinabè, Serge Aimé Coulibaly, et qui tourne autour de la bravoure de la princesse Yennenga. La cérémonie qui a alterné spectacle et discours officiels a donné à voir des danses, des acrobaties, et à apprécier de mélodieuses chansons proposées par des vedettes du terroir. » 17 films en compétition Alors le programme… « Sur 1.132 films inscrits, 239 ont été sélectionnés et 17 retenus dans la catégorie long-métrage de fiction, pour concourir à l’Etalon d’or de Yennenga, la récompense suprême, pointe le quotidien Le Pays. Le Burkina Faso y est représenté par Boubacar Diallo avec son film, Les trois lascars. Dans cette catégorie, 15 autres pays sont en lice dans la course au Saint graal. Ce sont l’Angola, le Sénégal, le Cameroun, le Nigeria, la Tanzanie, la Somalie, la Côte d’Ivoire, le Tchad, le Rwanda, le Maroc, l’Egypte, la Tunisie, la Namibie, le Lesotho et Haïti. » Alors, s’interroge Le Pays, « qui succédera à The Mercy of the Jungle, du Rwandais Joël Karekezi, lauréat 2019 du dernier FESPACO ? » Quels favoris ? Justement, les favoris, dévoile Le Point Afrique : « le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, avec Lingui, les liens sacrés, déjà présenté à Cannes cette année. Le cinéaste franco-ivoirien Philippe Lacôte sera présent également avec son deuxième long-métrage La Nuit des rois. Une plongée dans la prison surpeuplée de la Maca (la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan). Autre film à surveiller de près, The White Line de la Namibienne, Desiree Kahikopo. (…) Plus rarement présente au cinéma, la Somalie sera représentée cette année au Fespaco avec La Femme du fossoyeur, d’Ahmed Khada (…) Le Sénégal, pays à l’honneur de cette 27e édition du Fespaco, n’est pas en reste. Le Père de Nafi, premier film réalisé par Mamadou Dia, a été salué par la critique. Le cinéaste sénégalais y raconte la vie d’un petit village du nord du pays, où deux frères s’opposent à propos du mariage de leurs enfants, l’islamisme rampant dans ces sociétés servant de trame de fond. » Et puis la production burkinabé donc, Les trois lascars qui traite de la question de l’infidélité : « C’est une satire, explique à WakatSéra, le réalisateur Boubacar Diallo, un portrait de notre société qui dépeint un peu nos us et coutumes avec humour et cherche de petits liens traditionnels pour montrer comment on dénoue les crises par l’humour et qui nous sommes surtout dans ces moments très agités, très préoccupants de crise de Covid-19, de crise sécuritaire. On a tous besoin d’une bouffée d’oxygène. » Le public au rendez-vous ? Et puis on revient au quotidien Le Pays, avec la question de « la participation du public burkinabè dont on peut se demander s’il aura véritablement le cœur à la fête. Car, faut-il le rappeler, si le report de date a permis de sauver l’événement, cette édition se tient en pleine rentrée scolaire qui reste encore, pour de nombreux Burkinabè, un véritable casse-tête financier. Si l’on ajoute à cela le fait que du 16 au 23 du mois, ils sont nombreux les fonctionnaires et autres travailleurs du privé à ne pas être passés à la caisse, on se demande quelle saveur aura ce FESPACO 2021. »
    10/19/2021
    3:57
  • Revue de presse Afrique - À la Une : Gbagbo, revenir pour mieux partir…
    L’ex-président ivoirien, 76 ans, revient en politique avec un nouveau parti mais annonce dans le même temps « préparer [son] retrait » pour partir, dit-il, « tranquillement dans [son] village, sans regret ». En effet, pointe le site ivoirien Yeclo, « Laurent Gbagbo a officiellement lancé hier dimanche sa nouvelle formation politique, le PPA-CI, le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire », dont il a été élu président par acclamation. « Le logo du nouveau parti, les doigts de deux mains entrelacées dans une carte de l’Afrique, a été officialisé, symbolisant la visée panafricaine de la nouvelle formation. "Mon ambition aujourd’hui, c’est de partir, a donc déclaré Laurent Gbagbo. Pas de partir pour vous abandonner. Je serai toujours un militant du parti. Je serai un militant de base". » En effet, pointe L’Infodrome, autre site ivoirien, « le PPA-CI est le fruit d’une longue réflexion et de travail assidu, qui consacrera le retrait du Laurent Gbagbo de la scène politique comme acteur de premier rang. Son organigramme, tel que voulu par Laurent Gbagbo, lui permettra de se retirer progressivement de la tête du parti. » Passer la main ? WakatSéra au Burkina va dans le même sens : « le PPA-CI pourra-t-il être le sésame qui permettra à l’ancien patron du FPI de lorgner de nouveau vers le palais présidentiel en 2025 ? Rien n’est moins sûr ! », répond le site d’information burkinabé. « Laurent Gbagbo, même s’il a décrété qu’il ferait la politique jusqu’à sa mort, sait bien qu’il lui manquera, bientôt, la force physique pour descendre dans l’arène avec de jeunes loups qui sont conscients que le temps est arrivé pour eux de prendre leur destin, et par ricochet celui de la Côte d’Ivoire, en main. Et comme les deux autres dinosaures de la politique ivoirienne, Alassane Ouattara (79 ans) et Henri Konan Bédié (87 ans), Laurent Gbagbo (76 ans), songe certainement à passer la main. » Ou bien prêt à en découdre ? Non, estime pour sa part Aujourd’hui, toujours à Ouaga : Laurent Gbagbo est prêt à en découdre pour 2025… « Gbagbo avoue que la politique c’est son kérosène, son carburant, et que seule la grande Faucheuse pourra mettre fin à ce qui est presque inscrit dans son ADN. Tous ceux qui estiment que Gbagbo guigne 2025 ont donc trouvé vrai, insiste Aujourd’hui, car il a beau tenté être subliminal, ou faire de l’évitement en évoquant la délicate question de la relève, des bouts de phrases tels que "y a des gens plus vieux que moi qui font la politique… j’ai déjà dirigé un parti, j’ai déjà dirigé un Etat, je n’ai plus rien à démontrer, mais j’ai décidé que je partirai, mais pas brusquement", de tels verbatim Gbagboïstes trahissent une farouche volonté d’être candidat en 2025 (…). Même si Gbagbo s’est contenu, on a senti l’animal politique qui veut sa revanche, qui n’a pas digéré les 10 ans à la prison de La Haye, un Gbagbo, prêt à en découdre pour retrouver le fauteuil présidentiel. Sinon il aurait pu confier le PPA-CI à un plus jeune dès hier, dans l’optique de 2025 ! La retraite politique ? Laurent Gbagbo ne connait pas !, s’exclame Aujourd’hui. Et aussi apparemment le passage de témoin ! L’âge du capitaine ? Gbagbo s’en moque peut-être, mais dans 4 ans il aura 80 ans. » Objectif 2025 ? En tout cas, avec ou sans lui, l’objectif du PPA-CI, c’est la présidentielle… C’est ce que pointe Jeune Afrique : « Laurent Gbagbo, qui avait fondé le FPI dans la clandestinité en 1982, avait annoncé il y a quelques semaines sa décision de mettre fin au bras de fer juridique qui l’opposait à son ancien Premier ministre, Pascal Affi N’Guessan, pour le contrôle du FPI en lançant sa propre formation. "La création de ce nouveau parti nous permet de contourner les obstacles et de fonctionner à nouveau librement", se réjouit Pierre-Quintus Gnonblesson, membre du secrétariat général du FPI depuis 1989 qui espère, dit-il, "rattraper le temps perdu". Tous ont en tête un objectif : la présidentielle de 2025, relève donc Jeune Afrique. Au premier rang de ce congrès préparé depuis des semaines, toute la garde rapprochée de Laurent Gbagbo : Assoa Adou, le secrétaire général de la branche pro-Gbagbo du FPI, Georges-Armand Ouégnin, le président de la plateforme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté, Hubert Oulaye, le président du groupe parlementaire EDS à l’Assemblée nationale, Sébastien Dano Djédjé, ex-ministre de la Réconciliation nationale et ou encore l’ancien exilé Justin Koné Katinan. »
    10/18/2021
    4:18

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