PodcastsRevue de presse Afrique

Revue de presse Afrique

Revue de presse Afrique
Dernier épisode

244 épisodes

  • Revue de presse Afrique

    À la Une: l'activiste Kemi Seba reste en prison en Afrique du Sud

    21/04/2026
    De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, Kemi Seba est en prison en Afrique du Sud depuis le 13 avril. Et il devrait être fixé sur son sort à la fin du mois, le 29, le temps que la justice sud-africaine examine sa demande de libération. Kemi Seba est accusé de séjour illégal dans le pays, son visa de deux mois ayant expiré.
    Mais surtout, pointe Le Monde Afrique, « l’activiste, déchu de sa nationalité française et connu pour ses attaques contre l’impérialisme occidental en Afrique, est sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par le Bénin, qui le soupçonne d’avoir soutenu la tentative de coup d’État du 7 décembre dernier. (…) À la tête d’un groupuscule baptisé Urgences panafricanistes, Kemi Seba, rappelle le journal, est un habitué des propos incendiaires à l’égard de la France et de sa politique sur le continent africain. Cela lui a déjà valu d’être expulsé ou refoulé de plusieurs pays du continent, dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou encore la Guinée. »
    Le Bénin demande donc son extradition. Lundi, rapporte La Nouvelle Tribune à Cotonou, « le Procureur Spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme du Bénin, Mario Metonou, a précisé que Kemi Seba était sous le coup de deux mandats d’arrêt. Le premier, en date du 13 juin de l’année dernière, porte sur des faits de blanchiment de capitaux. Le second, en date du 12 décembre, concerne des faits d’apologie de crime ainsi que d’incitation à la haine et à la violence. »
    Détenteur d’un passeport diplomatique nigérien
    Le Journal du Niger rappelle que Kemi Seba bénéficie d’un passeport diplomatique nigérien. « À Niamey, on observe la situation, affirme le site nigérien. Le ministre Bakary Yaou Sangaré, ayant déjà certifié l’authenticité du passeport diplomatique de Kemi Seba, on attend désormais la décision de la justice sud-africaine. En tant qu’ambassadeur itinérant du Niger, Kemi bénéficie d’une protection légale. Finalement, l’audience du 29 avril sera cruciale, pointe encore Le Journal du Niger : elle dira si l’Afrique du Sud traite Kemi Seba comme un simple justiciable en infraction de séjour, ou comme un prisonnier politique dont le sort dépendra des équilibres diplomatiques entre Pretoria, Cotonou et Niamey. »
    Des accointances avec des groupes d’extrême droite ?
    Jeune Afrique, pour sa part, publie une longue enquête sur les « liaisons dangereuses » de Kemi Seba avec des groupes d’extrême droite et la galaxie russe. Une enquête qui « met au jour des liens avec des suprémacistes blancs et des connexions avec des réseaux proches de Moscou. »
    En effet, précise le site panafricain, « Kemi Seba a été interpellé dans un centre commercial du quartier de Brooklyn, à Pretoria, en compagnie de son fils, mais aussi d’un certain François Van der Merwe, un Sud-Africain membre d’un groupuscule suprémaciste blanc. Selon les autorités sud-africaines, Kemi Seba aurait chargé Van der Merwe d’organiser son exfiltration du pays. » Ce Sud-Africain aurait « des liens étroits avec la galaxie russe ultra-religieuse et anti-occidentale », pointe Jeune Afrique. La même mouvance « qui a entretenu des connexions avec Kemi Seba ces dernières années. »
    Barbouzeries ?
    D’après des sources proches de Kemi Seba, citées par Jeune Afrique, l’activiste « aurait été victime d’une “opération de barbouzerie“ montée “par les services de renseignements français et béninois“, et à laquelle auraient participé “des officines notamment basées en Côte d’Ivoire“. Une thèse également avancée par Hery Djehuty, coordinateur de l’ONG Urgences panafricanistes, dans un entretien diffusé hier sur les réseaux sociaux. Récusant tout lien entre Kemi Seba et le groupuscule suprémaciste blanc, il dénonce une “intoxication médiatique“. »
    Mais Jeune Afrique maintient ses informations : « l’exfiltration de Kemi Seba et de son fils était bel et bien préparée depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, en lien avec François van der Merwe. »
    Et le site panafricain de s’interroger : « Kemi Seba a-t-il tourné la page de ses anciennes amitiés d’extrême droite ? A-t-il coupé les ponts avec ses sponsors russes, comme l’affirment certains de ses proches ? Ou bien, au nom de la révolution qu’il défend et de ses intérêts politiques, continue-t-il d’entretenir des alliances contre nature ? La justice sud-africaine devrait contribuer à apporter un peu de lumière sur les zones d’ombre de l’activiste. »
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: l’accord humanitaire entre Kinshasa et l’AFC/M23

    20/04/2026
    « Le gouvernement de la République démocratique du Congo et les représentants de la rébellion de l'AFC/M23 ont conclu hier un protocole d'accord important à l'issue de cinq jours de discussions à Montreux, en Suisse. » C'est ce que rapporte notamment Le Forum des As à Kinshasa. « Ce compromis porte essentiellement sur l'accès humanitaire et la protection judiciaire dans les zones affectées par le conflit dans l'est du pays, précise le site congolais. Cet engagement s'inscrit dans la continuité de l'accord de Doha signé le 15 novembre dernier, visant à instaurer un processus de paix durable. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de garantir une assistance humanitaire vitale aux populations civiles durement touchées par les violences armées. »
    Pour Afrik.com, il s'agit là d'une « avancée notable : soutenu par une médiation internationale, cet engagement marque une avancée dans un conflit toujours fragile : (…) alléger les souffrances des populations civiles prises entre deux feux. (…) L'accord insiste particulièrement sur la préservation des infrastructures indispensables à la survie des populations : les denrées alimentaires, les récoltes, le bétail, mais aussi les réserves d'eau, les hôpitaux et les écoles ne doivent plus être des cibles. Par cet engagement, les belligérants promettent également de sécuriser les travailleurs humanitaires et d'empêcher tout pillage des convois. »
    Surplace ?
    Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC, est plutôt circonspect… « Comme une impression de surplace », s'exclame-t-il. En effet, « ces dispositions ont déjà été discutées à l'automne dernier à Doha et… jamais appliquées. (…) Les négociations de Montreux laissent donc l'amère impression d'être parties d'une feuille blanche, comme si les dispositions qui avaient déjà été validées lors des tours précédents n'avaient jamais été discutées. (…) La désescalade sur le terrain n'est pas pour demain, affirme encore Afrikarabia D'autant que le parrain américain, comptable de l'accord de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, est englué dans le conflit qu'il a lui-même provoqué au Moyen-Orient, et dont il peine à sortir. À Kinshasa et Kigali, on semble moins sûr de la réelle implication américaine dans le conflit congolais. Et sur le terrain, les combats se poursuivent comme si de rien n'était. »
    L'accueil en RDC des migrants expulsés des États-Unis
    Toujours à propos de la RDC : vendredi, 15 ressortissants étrangers expulsés des États-Unis ont atterri à Kinshasa. «  Sept femmes et huit hommes, précise Le Point Afrique, originaires notamment de Colombie, du Pérou et de l'Équateur. Aucun n'est de nationalité congolaise. Leur présence s'inscrit dans un dispositif d'accueil temporaire négocié entre Washington et Kinshasa. Le gouvernement a sollicité l'appui de l'Organisation internationale pour les migrations, chargée d'assurer un accompagnement humanitaire et, si nécessaire, un retour volontaire vers les pays d'origine. Mais de nombreuses zones d'ombre subsistent, relève Le Point Afrique : ni le nombre total de migrants concernés ni les modalités précises de l'accord n'ont été rendus publics. D'autres arrivées seraient déjà prévues. Cette décision suscite des interrogations. Pourquoi accueillir des migrants expulsés, souvent pour des raisons judiciaires, dans un pays confronté à ses propres urgences ? Dans l'opinion congolaise, une question domine : cette coopération migratoire constitue-t-elle une priorité pour la RDC ? »
    « En fait, croit savoir Le Pays au Burkina Faso, derrière les raisons humanitaires manifestées par Kinshasa pour justifier l'accueil de ces migrants sur son sol, se cachent des intérêts pécuniaires (malgré les dénégations de Kinshasa), mais pas que. (…) Le président Tshisekedi cherche à obtenir, en contrepartie, le soutien sécuritaire de Washington. On le sait, depuis qu'ils ont repris du poil de la bête, les rebelles du M23 troublent le sommeil du locataire du Palais de marbre. Et le plus grand souhait de Tshisekedi, c'est de voir les États-Unis anéantir ces rebelles. Parviendra-t-il à ses fins ? On attend de voir. »
    Ruée vers l'or…
    Enfin, à lire dans Le Monde Afrique , ce reportage sur la rue vers l'or à Giro à l'extrémité nord-est de la RDC. « Une ville de planches et de poussière bâtie comme un décor de western, investie par des milliers d'orpailleurs artisanaux séduits par la promesse de gains rapides. »
    Toutefois, les « creuseurs », comme on les appelle, doivent faire face aux compagnies minières internationales, notamment chinoises, qui achètent et exploitent les terres, améliorant les finances, avec la bénédiction de l'État congolais. Et les taxes versées ne sont pas vraiment redistribuées au bénéfice des populations locales…
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: au Cameroun, l'appel à la paix lancé par le Pape Léon XIV

    17/04/2026
    « Bamenda : Léon XIV sur les pas de Jean-Paul II, 41 ans après », titre le Bled parle. Le site d’information camerounais raconte « qu’à sa descente d’avion, le pape Léon XIV a été salué par une foule venue en grand nombre, plusieurs heures avant l’arrivée du successeur de Pierre ». « Au-delà de l’enthousiasme populaire, précise le Bled parle, cette visite revêt un caractère historique. Léon XIV devient le deuxième pape à se rendre à Bamenda, après Jean-Paul de en 1985 ». « Toutefois le contexte a profondément évolué, remarque le site camerounais. La région est aujourd’hui marquée par une insécurité persistante liée au conflit sociopolitique qui a causé la mort de milliers de personnes (…) Le message de Léon XIV s'est voulu résolument tourné vers la paix, comme en témoigne le thème de sa visite : "je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix "».
    « Sur la crise qui sévit dans les régions Nord-Ouest et Sud-Ouest, Léon XIV a fustigé ceux qui provoquent les souffrances », explique de son côté, Actu Cameroun, qui cite les propos du pape : « Les seigneurs de la guerre font semblant de l’ignorer mais il suffit d’un instant pour détruire, alors qu’une vie entière ne suffit pas pour reconstruire ». Actu Cameroun a également rencontré une habitante de Bamenda. « Elle espère (nous dit-on) que cette arrivée du Pape et sa rencontre avec le président Paul Biya et des membres du gouvernement va ouvrir une brèche pour le dialogue entre les séparatistes et les autorités pour une issue pacifique à la crise anglophone qui dure depuis près de dix ans ». 
    Retransmission interrompue
    La presse camerounaise se fait aussi l’écho d’un incident technique qui a marqué les premières heures de la visite du pape. « Un incident survenu mercredi, raconte le Journal du Cameroun, « lors de la retransmission en direct de la visite de Léon XIV au Palais de l’Unité, les spectateurs scotchés sur le réseau CRTV, (la radio-télé camerounaise) ont observé une rupture du signal, lors du discours du souverain pontife. Image figée, pas de son pendant quelque temps, alors que le pape poursuivait son discours ». À la suite de cet incident, poursuit le Journal du Cameroun, Charles Ndongo, le directeur général de la CRTV « a présenté ses excuses aux téléspectateurs, auditeurs et partenaires », évoquant « l’indisponibilité de la fibre optique, et l’instabilité du réseau internet », comme étant à l’origine de la panne. 
    Une version que conteste la CAMTEL. C’est à dire l’opérateur de la fibre optique, au Cameroun, la CAMTEL selon laquelle « aucune faille de réseau n’est à évoquer ». L’opérateur, « attribue ainsi le dysfonctionnement, aux choix technologiques faits par la radio télévision camerounaise, qui a décidé de ne pas choisir le réseau CAMTEL comme source principale de diffusion, à l’aéroport et au palais de l’Unité ». L’opérateur est donc mécontent et le fait savoir, « déplorant l’accusation publique et hâtive dont il a été l’objet ».
    Ombre au tableau
    Un incident que relate également Afrik.com. qui ne désigne pas de coupable mais qui s'interroge : « Incident technique ou couac diplomatique ? La CRTV et CAMTEL se renvoient la balle après l'interruption du discours papal ». Afrik.com pose également cette question : « S’agit-il d’une simple erreur humaine, d’un matériel vétuste ou d’un manque de préparation collective ? En attendant une éventuelle enquête pour établir les responsabilités, poursuit le site d’information panafricain, cet incident restera comme une ombre au tableau de la couverture médiatique de cette visite historique du Pape Léon XIV au Cameroun ».
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: Léon XIV au Cameroun, une visite très politique

    16/04/2026
    Premier discours du souverain pontife hier au Palais présidentiel à Yaoundé et premier pavé dans la mare des autorités camerounaises. Le Pape, relève Actu Cameroun, « a notamment appelé à "briser les chaînes de la corruption", un phénomène qui gangrène la société camerounaise. Un message fort à résonance politique, commente le site camerounais, qui intervient dans un contexte dans un pays où les accusations de corruption sont récurrentes. Plusieurs pontes du régime du président Paul Biya ont été incarcérés pour corruption. (…) Léon XIV a aussi appelé à la paix, à la justice et à un engagement renouvelé pour le bien commun, soulignant que la paix "ne doit pas être réduite à un slogan" ».
    Rappels à l’ordre…
    En effet, pointe Le Monde Afrique, « le discours de Léon XIV était chargé politiquement, ressemblant peu ou prou à une leçon de morale, voire à un rappel à l’ordre ». Outre son plaidoyer contre la corruption, « le message du Pape s’est même fait frontalement politique, relève le journal : "la transparence dans la gestion des ressources publiques et le respect de l’État de droit sont essentiels pour rétablir la confiance", a-t-il énoncé, avant d’enjoindre : "il est temps d’oser faire un examen de conscience et un saut qualitatif courageux" ».
    Et puis, remarque encore Le Monde Afrique, « face aux "profondes souffrances" provoquées "par les violences qui ont frappé certaines régions du nord-ouest, du sud-ouest et de l’extrême nord", le pape n’a cessé d’en appeler à la jeunesse. Cette insistance correspond à une réalité démographique, puisque la moitié de la population a moins de 18 ans, mais sonne, en creux, comme une critique du régime gérontocratique au pouvoir à Yaoundé, où les plus hautes fonctions sont occupées par des octogénaires et des nonagénaires ».
    Pour Le Journal du Cameroun, site d’information plutôt critique envers le pouvoir en place, cette visite papale est « l’occasion de faire craquer le vernis (…), de briser le silence ».
    Car au Cameroun, affirme le site, « contester peut conduire en prison, parfois pour des années. Depuis la présidentielle d’octobre dernier, la répression s’est intensifiée à un niveau inédit. Arrestations massives, détentions arbitraires, recours systématique aux tribunaux militaires pour juger des civils : des organisations de la société civile dénoncent une mécanique bien huilée visant à étouffer toute voix dissidente. (…) Dans ce contexte, pointe Le Journal du Cameroun, la visite du Pape Léon XIV prend une dimension hautement symbolique. Figure d’un catholicisme engagé, le pontife est interpellé comme une autorité morale capable de peser là où les voix locales peinent à se faire entendre ».
    Coup de projecteur sur la région anglophone du Nord-Ouest
    Ce jeudi, le Pape sera à Bamenda, dans cette région du Nord-Ouest endeuillée par près de dix ans de conflit entre armée camerounaise et groupes séparatistes. « Le Vatican a obtenu des leaders séparatistes une trêve de trois jours durant la durée de son séjour », relève Jeune Afrique.
    Commentaire de l’essayiste camerounais Jean-Bruno Tagne dans Le Point Afrique : cette étape est « sans doute le geste le plus fort de cette visite, affirme-t-il. La guerre dans les régions anglophones dure depuis près de dix ans. Elle a fait des milliers de morts, des déplacés par centaines de milliers, des enfants privés d’école. Et pourtant, c’est un conflit largement relégué au second plan. Le fait que le pape se rende à Bamenda peut contribuer à braquer les projecteurs sur cette guerre oubliée. Mais cela restera un symbole, affirme encore Jean-Bruno Tagne. La sortie de crise dépend d’abord d’une volonté politique qui, jusqu’ici, fait défaut du côté des autorités camerounaises ».
    Biya entendra-t-il le message papal ?
    Alors, avant la visite papale, pointe Le Pays à Ouagadougou, « certains acteurs de la société civile, des partis politiques d’opposition et même de l’épiscopat se sont mobilisés pour faire passer des messages. Pour eux, cette venue du Saint-Père est une aubaine pour porter leurs revendications auprès de Paul Biya qui, on le sait, ne se montre pas très réceptif à ce genre de requêtes. Cette démarche est d’autant plus compréhensible qu’en dehors du Pape, les Camerounais ne voient personne d’autre qui puisse avoir de l’ascendant moral sur leur président. Des mémorandum ont ainsi été signés et remis à des archevêques afin qu’ils plaident auprès de l’autorité papale la cause des détenus et exilés politiques ainsi que de toutes les personnes arrêtées dans le cadre de la crise anglophone ».
    Toutefois, s’interroge Le Pays, « Saint-Paul (Paul Biya) entendra-t-il seulement les sermons de Sa Sainteté ? Rien n’est moins sûr. Pour preuve, ces nombreuses visites papales au Cameroun, de Jean-Paul II à Benoît XVI qui ont tous devancé Léon XIV, n’ont rien changé à la politique de Biya ».
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: une présidentielle sans surprise au Bénin

    14/04/2026
    Il s’agit encore d’un résultat provisoire, mais le chiffre est sans appel : le tandem formé par Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata arrive largement en tête du scrutin, avec un peu plus de 94% des voix. Et un peu moins de 6% pour le duo Paul Hounkpè et Rock Judicaël Hounwanou. Wadagni et Talata seront donc les prochains président et vice-président du Bénin.
    Un peu plus de 90% des bulletins ont été dépouillés : la « tendance est donc irréversible », pointe La Nouvelle Tribune à Cotonou.
    D’ailleurs, le candidat de l’opposition, Paul Hounkpè, n’a pas tardé à reconnaître sa défaite et à féliciter Romuald Wadagani, relève pour sa part le site d’information Banouto.
    Un opposant de façade ?
    Ce qui fait dire à WakatSéra à Ouagadougou que cette « réaction extrêmement rapide de Paul Hounkpè » est quelque peu suspecte… Une réaction qui « pourrait bien apporter de l’eau au moulin de ses détracteurs et même d’observateurs avertis de la politique béninoise qui le caricaturaient comme un simple accompagnant du dauphin du président sortant, Patrice Talon. L’opposant modéré aura donc joué sa partition jusqu’au bout en acceptant d’éviter au Bénin, le schéma pas du tout crédible du candidat unique à cette présidentielle ».
    Et WakatSéra de s’interroger : « où sont donc passés Les Démocrates de la démocratie béninoise ? Les Démocrates, le véritable parti d’opposition qui pouvait perturber les plans du pouvoir, a été écartelé et écarté du jeu politique, depuis bien longtemps et de bout en bout ». 
    L’opposition absente…
    En effet, précise Afrik.com, « cette présidentielle 2026 s’est déroulée dans un contexte politique singulier. Le Président Patrice Talon, arrivé au terme de ses deux mandats constitutionnels, devait passer la main après dix années au pouvoir marquées par une forte croissance économique mais aussi par des critiques sur le recul des libertés publiques ». Et « le principal parti d’opposition, Les Démocrates, était (donc) absent du scrutin, faute d’avoir obtenu suffisamment de parrainages d’élus, une situation qui avait alimenté les débats sur l’ouverture démocratique du système politique béninois. Paul Hounkpè lui-même avait obtenu les parrainages nécessaires grâce à des élus proches de la majorité, ce qui avait contribué à une campagne relativement calme et peu conflictuelle ».
    Du pain sur la planche
    Alors, Romuald Wadagni va désormais se mettre au travail…  « Ce libéral au profil de golden boy, (qui a accompagné Patrice Talon au poste de ministre de l’Économie depuis 10 ans), sera très attendu dans le domaine social, pointe Le Monde Afrique. Si la réussite économique de Patrice Talon – et donc en partie la sienne – est globalement reconnue, nombre de Béninois des couches populaires, loin du centre-ville clinquant de Cotonou, regrettent de ne pas voir les retombées de la croissance et de devoir se démener au quotidien face à la cherté de la vie. Parmi ses promesses de campagne figurent, entre autres, une généralisation du système de protection sociale et une meilleure distribution des aides. Autre défi majeur, relève encore Le Monde Afrique : endiguer la menace des groupes djihadistes sahéliens qui mènent des incursions régulières et meurtrières dans le nord du pays depuis les Burkina Faso et Niger voisins. Une lutte d’autant plus délicate que le Bénin entretient des relations exécrables avec les juntes au pouvoir dans ces deux pays ».
    La visite du Pape en Algérie marquée par un double-attentat
    À la Une également, « la visite du pape en Algérie bousculée par un attentat », s’exclame Jeune Afrique. Et même un double attentat kamikaze qui a eu lieu hier dans le centre-ville de Blida, à 50 km au sud d’Alger. « Les deux déflagrations sont survenues quasiment au moment où Léon XIV prononçait son discours à la Grande mosquée d’Alger. C’est le premier attentat de ce genre sur le territoire algérien depuis 2012 », pointe le site panafricain.
    « Dans les heures qui ont suivi, les autorités algériennes ont imposé un black-out total de l’information sur cet événement », relève Le Monde Afrique. Pas un mot dans la presse algérienne. 
    Commentaire du journal : ce double-attentat « est venu percuter, par un contre-exemple sanglant, l’appel à la réconciliation et à l’apaisement que le souverain pontife est venu partager avec le peuple algérien ». D’après une source diplomatique française, poursuit Le Monde Afrique, le lien est « absolument certain entre la survenance de ces actes et l’actuelle visite du pape en Algérie. Les terroristes ont voulu punir l’Algérie d’avoir accueilli le chef des mécréants. C’est aussi un message adressé au président Tebboune, qui a l’impudence d’accueillir le pape en terre d’Islam ».

À propos de Revue de presse Afrique

Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
Site web du podcast
Applications
Réseaux sociaux
v8.8.11| © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 4/21/2026 - 8:16:18 PM