PodcastsReligions du monde

Religions du monde

Religions du monde
Dernier épisode

62 épisodes

  • Cisjordanie, ramadan et carême : musulmans et chrétiens face aux tensions

    22/02/2026
    En cette année 2026, le début du ramadan a coïncidé avec le début du carême. Les musulmans qui pratiquent le jeûne se retrouvent en famille ou avec des proches, les chrétiens partagent aussi des moments de recueillement.
    Mais en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, les quelque 3 millions de Palestiniens, musulmans et chrétiens, sont de plus en plus entravés dans leurs mouvements et dans leur pratique religieuse. La circulation des personnes est rendue de plus en plus difficile par de nombreuses restrictions et barrages mis en place par l’armée israélienne et des opérations d’occupation de terres par des colons violents se multiplient, notamment depuis les attaques sanglantes du Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien, et la riposte dévastatrice de l’armée israélienne à Gaza.
    Face à ces situations, musulmans et chrétiens s’organisent en solidarité.
    Entretien avec Bashar Fawadleh, le curé de Taybeh (dernier village chrétien de Cisjordanie) et avec Suhail Daïbes, directeur de l’École latine de Beit Jala, lors de leur venue en France fin janvier 2026, avec l’association « Une fleur pour la Palestine »
    Entretien avec Bashar Fawadleh le 18 février 2026, date de début du carême et du ramadan
    Reportage en Cisjordanie « un ramadan sous occupation » / Alice Froussard
    Entretien avec le Cheikh Ekrima Sa'id Sabri, l'imam de la mosquée al Aqsa à Jérusalem / Alice Froussard.
  • «Le nouveau pouvoir évangélique» : un protestantisme militant à la conquête du monde ?

    15/02/2026
    Qui sont les évangéliques, qu’on estime aujourd’hui à environ 700 millions dans le monde (sur environ 2,6 milliards de chrétiens), et dont le nombre a connu un essor fulgurant à partir des années 1950 ? Comment les différents courants évangéliques nés à partir du XVIè siècle se sont-ils propagés à travers le monde pour devenir visibles et influents ? Pourquoi attirent-ils de nouveaux fidèles ? Comment leurs idées morales influencent la politique ?
    Faut-il craindre ce protestantisme de conversion, ceux qu’on appelle les « born-again » (nés de nouveau), qui s’attachent à une lecture littérale de la Bible ? Peut-on parler de « nouveau pouvoir évangélique » ?
    Autant de questions auxquelles l’historien et spécialiste du protestantisme Sébastien Fath tente de répondre dans son ouvrage très complet de 500 pages intitulé « Le nouveau pouvoir évangélique », paru aux éditions Grasset en janvier 2026.
     
    Invité en studio :
    Sébastien Fath, historien, spécialiste du protestantisme, en particulier des évangéliques, membre du Groupe Sociétés Religions Laïcités (Laboratoire de recherches du CNRS et de l’École Pratique des Hautes Études), auteur de nombreux articles et ouvrages dont « Dieu bénisse l’Amérique – la religion de la Maison Blanche » (2004, Éd. Seuil) ; « Du ghetto au réseau – Le protestantisme évangélique en France (1800 – 2005) » (2018, Éd. Labor et Fides) ; « Gospel & francophonie – une alliance sans frontières » (2016, Éd. Empreinte) ;  « Le nouveau pouvoir évangélique » (2026, éditions Grasset).
    Entretien :
    Jean-Raymond Stauffacher, secrétaire général de la Fédération protestante de France.
  • Sarah Mullally, une femme à la tête de l’Église anglicane

    08/02/2026
    Sarah Mullally a pris ses fonctions d’archevêque de Canterbury, le 28 janvier 2026. C’est la première femme à devenir la cheffe spirituelle de l’Église d’Angleterre, siège de la Communion anglicane.
    Une Église anglicane d’une grande diversité, qui compte aujourd’hui 43 « Provinces », en communion les unes avec les autres et avec le siège de Canterbury, une sorte d’Église-mère que dirige désormais Sarah Mullally qui va résider au Palais de Lambeth, la résidence officielle de l’archevêque de Canterbury. Une Église-mère qui n’est pas hiérarchique comme le pape pour l’Église catholique, mais qui représente une autorité morale et spirituelle.
    La Communion anglicane très diverse regroupe désormais entre 85 et 100 millions de fidèles dans 165 pays, elle s'est développée aux États-Unis, en Afrique et en Asie avec l’expansion de l’Empire britannique et a essaimé dans plusieurs autres pays comme le Brésil.
    Aujourd’hui, 80% des Anglicans se situent en Afrique subsaharienne. Et la nomination de Sarah Mullally, le 3 octobre 2025 (qui a pris ses fonctions le 28 janvier), femme mariée, comme primat d’Angleterre, même si elle n’a pas d’autorité directe sur les 43 Provinces, a suscité des remous parmi les plus conservateurs du continent africain, qui ont manifesté leur désapprobation, en prenant leurs distances avec la nouvelle archevêque de Canterbury.
    Les questions qui cristallisent toutes les crispations « sont celles qui se réfèrent à la sexualité, le mariage pour tous, les bénédictions d’unions de personnes de même sexe », souligne Rémy Bethmont, professeur d’Histoire et Civilisation britanniques à l’Université Paris 8, spécialiste du paysage religieux britannique contemporain, en particulier de l’anglicanisme.
    Mais c’est aussi un réflexe contre le colonialisme dans certaines provinces anglicanes d’Afrique qui veulent faire leur propre théologie sans suivre celle des pays du Nord, fait remarquer Jack McDonald, chanoine de l’Église d’Angleterre, chef du culte anglican en Belgique, et professeur à la Faculté protestante de Bruxelles ainsi qu’à l’Université catholique de Leuven, qui travaille en particulier sur l’Afrique subsaharienne. 
     
    Invité en studio :
    Rémy Bethmont, professeur d’Histoire et Civilisation britanniques à l’Université Paris 8, spécialiste du paysage religieux britannique contemporain, en particulier de l’anglicanisme.
    Entretien :
    Jack McDonald, chanoine de l’Église d’Angleterre, chef du culte anglican en Belgique, et professeur à la faculté protestante de Bruxelles ainsi qu’à l’Université catholique de Leuven, qui travaille sur l’Afrique subsaharienne.
    Reportages et correspondances (reprises) : Marie Billon, Sarah Tétaud, Lucie Mouillaud.
  • Liban: l'Institut d'Études Islamo-Chrétiennes de l’USJ, lieu de rencontre et de dialogue

    01/02/2026
    Au Liban, pays multiconfessionnel qui a subi la guerre entre 1975 et 1990 et le poids de la domination syrienne, l’Institut d’Études Islamo-Chrétiennes de l’USJ (Université Saint-Joseph de Beyrouth) fait figure d’un véritable laboratoire et d’une petite passerelle qui résiste tant bien que mal à l’instrumentalisation politique du religieux.
    Créé en 1977, en pleine guerre civile, à l’initiative de six amis, trois chrétiens et trois musulmans, cet institut avait pour but de faire connaître au plus grand nombre le christianisme et l’islam, avec l’idée que « plus on se connaît, moins on se fait la guerre ». Une passerelle indispensable aujourd'hui alors que les tensions se multiplient non seulement au Liban avec les frappes israéliennes malgré le cessez-le-feu en novembre 2024 avec le Hezbollah, mais aussi dans de nombreuses régions du monde.
    L’Institut a été rattaché à la Faculté des Sciences Religieuses de l’USJ, l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, en 2000. Aujourd’hui, il est dirigé (depuis 2022) par l’anthropologue et théologienne Roula Talhouk et propose un cursus de Master en deux ans. 
    Un institut ouvert à tous, chrétiens, musulmans, agnostiques, non-croyants, du Liban et de l’étranger, pour comprendre qui est l’autre, basé sur un enseignement rigoureux en arabe et en français des sciences religieuses et des sciences sociales, et comprendre le fait religieux en vue de cultiver la paix, notamment au Liban, entre les différents groupes confessionnels.
     
    Intervenantes :
    Roula Talhouk, anthropologue et théologienne, directrice de l’Institut d’Études Islamo-Chrétiennes à l’USJ, l’Université Saint-Joseph de Beyrouth au Liban
    Loubna Haïdar, docteur en Anthropologie religieuse et enseignante à l’Institut d’Études Islamo-Chrétiennes de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth
    Rita Ayoub, docteur en Sciences religieuses, spécialiste en dialogue islamo-chrétien et en Communication Non Violente, enseignante à l’Institut d’Études Islamo-Chrétiennes de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth
    Nada Rashwani, étudiante en Master de relations islamo-chrétiennes à l’Institut d’Études Islamo-Chrétiennes de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth.
  • Jordanie: les chrétiens célèbrent l’Épiphanie au bord du Jourdain

    25/01/2026
    Pour les célébrations de l’Épiphanie en janvier 2026, nous nous sommes rendus sur la rive orientale du Jourdain, côté jordanien, à Al Maghtas, Béthanie au-delà du Jourdain, non loin du lieu où Jean Le Baptiste aurait baptisé Jésus, un site classé depuis 2015 au Patrimoine Mondial de l’Unesco.
    Al Maghtas, qui signifie « baptême » ou « immersion », constitue l'un des cinq sites de pèlerinages chrétiens en Jordanie. Un lieu situé à 9 km au nord de la mer Morte, qui se trouve au point le plus bas sur terre, à moins 435 mètres, mais « au plus près du ciel » selon les chrétiens. Ici, les traces de l’Ancien et du Nouveau Testament sont visibles, parmi les vestiges découverts après la signature du Traité de paix entre le Royaume hachémite de Jordanie et Israël en 1994 et le déminage opéré le long du Jourdain.
    Ce que les chrétiens appellent la « Terre Sainte » n’est donc pas seulement situé à l’ouest du Jourdain en Cisjordanie ou en Israël, mais aussi dans sa partie orientale, en Jordanie, nous disent les patriarches des Églises chrétiennes. 
    En ce vendredi 9 janvier 2026, les catholiques de toute la Jordanie se sont donné rendez-vous pour célébrer l’Épiphanie, la manifestation de Jésus aux Rois Mages, aux peuples du monde entier, et de l’Esprit Saint sous la forme d’une colombe. Une fête célébrée par tous les chrétiens. Les Grecs orthodoxes, majoritaires parmi la minorité chrétienne en Jordanie, l’ont fêtée la semaine suivante.
    Dans ce pays de quelque 12 millions d’habitants à plus de 90% musulmans, les chrétiens représentent environ 3 à 6% de la population. Un pays qui revendique une paix et une stabilité rares dans cette région secouée par les guerres et les crises, de Gaza à la Cisjordanie et Israël située juste en face du site de Béthanie au-delà du Jourdain, à la Syrie au nord.
    Ce jour-là, plus de 4 000 fidèles catholiques s’étaient rassemblés dans l’Église latine du Baptême du Seigneur pour célébrer aussi, comme tous les ans, la commémoration du baptême de Jésus Christ le 11 janvier. Reportage.
    En janvier 2024, un an et demi après les attaques du 7 octobre par le Hamas en Israël, nous étions en reportage auprès des Grecs orthodoxes de Jordanie qui célébraient l’Épiphanie au bord du Jourdain avec la présence exceptionnelle de Théophile III, le patriarche orthodoxe de Jérusalem et de toute la Palestine, alors que les populations de Gaza subissaient les bombardements par l’armée israélienne.
    Reportage en Jordanie, avec le concours du Jordan Tourism Board et de l’ambassade de Jordanie en France. Remerciements au guide conférencier francophone Shaher Abo Zaitoon.

À propos de Religions du monde

Religions du monde traite de l’actualité des religions et croyances autour du monde, de sujets de société, la recherche spirituelle, la religion sur Internet, les pratiques religieuses... Des portraits nourrissent également cette émission présentée par Véronique Gaymard, diffusée le dimanche à 10h10 TU. 
Site web du podcast
Applications
Réseaux sociaux
v8.7.0 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 2/27/2026 - 12:21:31 AM