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Religions du monde

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Dernier épisode

68 épisodes

  • Pessah et Pâques sous tension

    05/04/2026
    Cette année, les fêtes de Pâques catholique et Pessah, la Pâque juive, tombent la même semaine. Qu’on soit en France, loin des conflits, ou dans un pays du Proche-Orient au plus près de la guerre, comment célébrer ces fêtes importantes pour les croyants alors que le fracas des armes rend la paix impossible à atteindre ?
    Vous entendrez dans cette émission de nombreux témoignages, Laurent Berros, le Grand rabbin de Sarcelles (« Pessah, c’est revenir à l’essentiel et essayer de voir la lumière qui est autour de nous »), ainsi que des fidèles de la synagogue ; des fidèles chrétiens maronites à la cathédrale Notre-Dame du Liban Paris (« Il ne nous reste plus que la prière »), mais aussi un long entretien avec Mgr Maroun Ghafari, curé de la paroisse d’Aalma el Chaab au sud Liban (« En tant que chrétiens du sud, nous passons en ce moment par le tunnel de la mort, nous portons actuellement notre croix, nous espérons la fin de cette terrible guerre ») et le témoignage sur la longueur du curé de Gaza, le père Gabriel Romanelli (« Je vis dans l’un des pires endroits du monde et pourtant je ne peux pas rester silencieux »).
     
    Entretien avec le père Gabriel Romanelli, curé de la paroisse catholique de la Sainte-Famille à Gaza, qui témoigne du quotidien de Gaza dans le livre Les ruines et la Lumière (Éd. du Rocher, avril 2026) avec le journaliste au Figaro, ancien correspondant à Jérusalem, Guillaume de Dieuleveult.
    Entretien avec Mgr Maroun Ghafari, chorévêque maronite et curé d’Aalma el Chaab, village chrétien près de la frontière sud qui a été forcé à évacuer par l’armée israélienne le 10 mars 2026.
    Reportage à Paris lors de la célébration des Rameaux à la cathédrale Notre-Dame du Liban 
    Reportage à Sarcelles, au nord de Paris, auprès de fidèles de la Grande synagogue et de Laurent Berros, Grand rabbin de Sarcelles et du Val-d’Oise
    Témoignages recueillis par Clémentine Méténier « Une histoire juive, 2000 ans de liens entre Rhône et Alpes » au musée dauphinois.
  • L’islam après l’exil, une histoire religieuse de l’immigration

    29/03/2026
    L’islam après l’exil : une histoire religieuse de l’immigration, c’est le titre du dernier ouvrage de Hamza Esmili, socio-anthropologue du religieux, qui s’est plongé pendant plusieurs années au cœur des banlieues de Paris, notamment Clichy-sous-Bois où, en octobre 2005, deux jeunes, Zyed et Bouna, sont morts électrocutés après une poursuite de la police, un événement dramatique qui avait déclenché des émeutes dans plusieurs villes de France. 
    Hamza Esmili a enquêté auprès des jeunes générations nées en France pour comprendre comment depuis les années 1980, elles se sont réapproprié la religion musulmane, héritée de leurs parents ou de leurs grands-parents venus du Maghreb. Loin des clichés, et de façon dépassionnée, Hamza Esmili nous offre une plongée dans ces cités reléguées à la marge, où la piété individuelle l’emporte sur le collectif.
     
    Invité :
    Hamza Esmili, socio-anthropologue du religieux, maître-assistant à l’Université de Lausanne en Suisse, auteur de La cité des musulmans – une piété indésirable (éditions Amsterdam, 2025) ; L’islam après l’exil – une histoire religieuse de l’immigration (éditions du Seuil, 2026).
  • Isabelle Le Bourgeois, religieuse ignatienne, psychanalyste, à l’écoute de l’autre

    22/03/2026
    « On doit sortir de ce silence qui nous est imposé, à nous, les femmes ». Écouter l’autre, ses rêves mais surtout ses blessures, ses souffrances, ses appels à l’aide, c’est le quotidien d’Isabelle Le Bourgeois, religieuse et psychanalyste, qui a longtemps été aumônier de prison. Ancienne femme d’affaires, engagée en religion depuis 1981 à l’âge de 36 ans, Isabelle Le Bourgeois nous reçoit dans sa congrégation des Sœurs Auxiliatrices à Paris.
    Depuis plusieurs années, Isabelle Le Bourgeois a publié de nombreux ouvrages centrés sur l’écoute de l’autre, une écoute des personnes « dans les marginalités de l’humanité », au cœur de son métier de psychanalyste, mais aussi de son rôle en tant qu’aumônier de prison pendant 14 ans à Fleury-Mérogis en banlieue de Paris où elle a accompagné des détenus dont certains ont commis des crimes très graves (viols, crimes de sang). « Je suis passionnée par l’humain » nous dit Isabelle Le Bourgeois, qui pose cette question : « Pourquoi sommes-nous capables d’un bien infini et d’une horreur absolue ? »
    Écouter les bourreaux dans des lieux de privation de liberté, comme Ryan en prison, cité dans son dernier livre « J’aurais tant voulu… » (Éd. Albin Michel, 2026), qui « aurait tant voulu être un type bien ».
    Écouter les victimes, notamment celles qui ont subi des agressions sexuelles ou des abus spirituels, des phénomènes d’emprise dans l’Église catholique contre lesquels elle s’insurge de façon virulente en tant que femme, religieuse, investie dans l’Église catholique. Des abus qu’elle évoque en profondeur dans tous ses ouvrages dont « Vivre avec l’irréparé » (Éd. Albin Michel, 2024), qui fait référence à ces traces des souffrances et blessures intérieures. « La source ne s’est pas tarie, qu’est-ce qui fait que ces abus continuent ? » demande-t-elle.
    Et sur la répartition des rôles au sein de l’Église catholique entre les hommes et les femmes, Isabelle Le Bourgeois insiste : « on doit sortir de ce silence qui nous est imposé, à nous, les femmes ».
    Malgré tout, Isabelle Le Bourgeois conclue toujours ses livres sur l’espérance, cet interstice qui fait tenir l’humain même dans les moments les plus sombres.
     
    Invitée :
    Isabelle Le Bourgeois, religieuse auxiliatrice et psychanalyste, ancien aumônier de prison, autrice de « J’aurais tant voulu… » (Éd. Albin Michel, 2026) ; « Vivre avec l’irréparé » (Éd. Albin Michel, 2024) ; « Le Dieu des abîmes » (Éd. Albin Michel, 2020) ; « Espérer encore » (Éd. Desclée de Brouwer, 2006).
    Reportage en Irlande sur « Saint Brigitte » / Clémence Pénard.
  • Néochamanisme: l’engouement dans les sociétés occidentales

    15/03/2026
    À quoi se réfère le néochamanisme ? Ce qu’on appelle aussi les nouvelles spiritualités suscite un engouement particulier dans les sociétés occidentales depuis les années 1960 - 1980, avec une offre qui a explosé ces dernières années notamment après le Covid. (Rediffusion)
    Certains se réfèrent à des «pratiques spirituelles à visée thérapeutique» en utilisant des croyances de populations autochtones (chamanisme de Mongolie ou amérindien), pour répondre à un besoin de spiritualité, de sacré, de purification, pour réenchanter son existence, dans des sociétés de plus en plus sécularisées.
    Entretiens :
    Denise Lombardi, anthropologue, chargée de conférences à l’EPHE-PSL (École Pratique des Hautes Études), docteure associée au Laboratoire GSRL (Groupe Sociétés Religions et Laïcités), autrice de «Le néo-chamanisme. Une religion qui monte ?» (Éd. Cerf 2023) – Denis Lombardi dirige un séminaire sur le néochamanisme en tant que pratique thérapeutique et spirituelle dans l’Occident contemporain
    Laetitia Merli, anthropologue (docteure de l’EHESS - École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris), a mené des recherches de terrain pendant de longues années auprès de chamans mongols et sibériens, réalisatrice de documentaires, auteure et thérapeute transpersonnel
    Eric Marchal propose un accompagnement thérapeutique et psychologique, pratique le chamanisme contemporain avec des stages et des initiations depuis plus de 20 ans.
  • Victoria Kamondji, pasteure sierra-léonaise en France: transmettre et construire des ponts

    08/03/2026
    Nous célébrons ce 8 mars la journée internationale pour les droits des femmes. Religions du Monde reçoit Victoria Kamondji, Sierra-Léonaise, naturalisée française, femme pasteure évangélique, présidente de la Communauté des Églises d’expression africaines et professeure d’anglais à l’Université de Bourgogne, un parcours riche et passionnant.
    Née en Sierra Leone d’un père anglican et d’une mère catholique (qu’elle a perdue à l’âge de 5 ans), Victoria Kamondji – née Johnston - a baigné dans l’œcuménisme (unité des chrétiens) et a fini par choisir l’église méthodiste (protestante) pour sa confirmation. Elle a grandi dans l’est de la Sierra Leone près de la Guinée, dans une zone diamantifère où travaillait son père, cadre dans une entreprise minière, et vivait dans une zone ultrasécurisée entourée d’expatriés anglais, éloignée de la culture africaine.
    Après le lycée, Victoria Kamondji se lance dans des études de littérature africaine francophone à Freetown, la capitale, une façon pour elle de partir à la découverte de sa propre identité en tant qu’Africaine. Puis à la faveur d’une bourse d’études proposée par la France, elle s’installe à Lille en 1987 dans le nord du pays pour faire sa thèse en littérature.
    La terrible guerre qui éclate en Sierra Leone entre 1991 jusqu’en 2002 qui a fait entre 50 000 et 200 000 morts et des milliers de blessés, d’amputés, notamment dans la zone diamantifère qui attire toutes les convoitises, où elle a grandi, l’empêche de retourner dans son pays et éparpille sa famille.
    C’est en France où elle s’établit dorénavant qu’elle est séduite par l’église évangélique, et qu’elle entreprend des études de théologie à la Faculté évangélique de Vaux-sur-Seine. Elle devient pasteure, comme son mari, Emmanuel Kamondji, originaire de la République Démocratique du Congo, dans l’église Assemblée évangélique nouvelle alliance à Villeneuve d’Ascq (près de Lille).
    Son travail est remarqué par la Fédération Protestante de France qui la nomme vice-présidente de 2007 à 2013, devenant ainsi la première femme africaine évangélique à ce poste. Une de ses missions a consisté à s’impliquer au sein de la commission des églises auprès des migrants en Europe dont elle sera la présidente pendant deux mandats.
    Depuis 2022, Victoria Kamondji est présidente de la CEAF - Communauté des églises d’expression africaine et francophone - , un réseau d’églises chrétiennes qui essaime en Europe et, en particulier, en France à la faveur des migrations et des diasporas.
    En mai 2025, Victoria Kamondji qui est naturalisée française, a été élevée au rang de chevalier de l'Ordre national du mérite pour son travail en tant que pasteure évangélique, et présidente de la CEAF, elle qui construit des ponts entre les communautés et pour qui le plus important est la formation et la transmission. 
    Le portrait de Victoria Kamondji à écouter ici, dans Religions du Monde.

À propos de Religions du monde

Religions du monde traite de l’actualité des religions et croyances autour du monde, de sujets de société, la recherche spirituelle, la religion sur Internet, les pratiques religieuses... Des portraits nourrissent également cette émission présentée par Véronique Gaymard, diffusée le dimanche à 10h10 TU. Réalisation : Ludivine Amado.
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Generated: 4/5/2026 - 5:04:50 PM