PodcastsGéopolitique

Géopolitique

Géopolitique
Dernier épisode

121 épisodes

  • Guerre au Moyen-Orient: la Chine en sort-elle gagnante?

    26/04/2026
    Le 4 avril 2025, la Une du magazine britannique The Economist a été très remarquée . On y voyait en gros plan un Donald Trump vociférant sous l’œil d’un Xi Jinping au sourire impénétrable pour illustrer cette petite phrase : « N’arrêtez jamais votre ennemi quand il est en train de commettre une erreur... »
    Depuis le début de la guerre lancée contre l’Iran par Israël et les États-Unis, le 28 février 2026, la Chine observe avec beaucoup de retenue les tensions autour du détroit d’Ormuz, et le piège dans lequel Donald Trump s’est enferré. À l’inverse d’un président américain qui change d’avis en permanence, insulte ses alliés, promet d’anéantir la civilisation iranienne, et déclenche une crise énergétique qui affecte toute la planète, le président chinois renforce son image de dirigeant responsable,  réaffirme ses liens avec l’Iran sans lui apporter officiellement d’aide militaire directe, dénonce un monde régi par la loi de la jungle et reçoit avec les honneurs à Pékin aussi bien le Premier ministre espagnol Pédro Sanchez, virulent critique de Donald Trump, que le prince héritier d’Abou Dhabi, alors que les Émirats arabes unis essuient des attaques iraniennes après chaque frappe américaine…
    Alors quels bénéfices économiques, stratégiques et politiques, la Chine espère-t-elle tirer de la situation chaotique dans le golfe ? Peut-on dire que la Chine sort gagnante de cette guerre menée contre l’Iran ?
     
    Avec 
    - Emmanuel Véron, géographe, spécialiste de la Chine contemporaine, chercheur associé au centre de géopolitique de HEC
    - Didier Chaudet, géopolitologue spécialiste de l’Iran, de l’Afghanistan, du Pakistan et de la politique chinoise au Moyen-Orient et en Asie du Sud, co-fondateur de l'Observatoire de la Nouvelle Eurasie.
    À écouter aussiChine: la patience selon Xi Jinping
  • Les drones ont-ils révolutionné la guerre?

    25/04/2026
    Ils sont devenus depuis 2022 l’emblème de la guerre en Ukraine en permettant à Kiev de contrer la supériorité de l’armée russe. Faciles à produire, d’un rapport coût/efficacité imbattable, ils occupent désormais une place de choix dans l’arsenal militaire de bon nombre de pays, de l’Europe au Moyen-Orient, de l’Afrique à l’Asie... Ils sont également très prisés d’acteurs non étatiques, notamment des groupes jihadistes au Sahel.
    Drones de surveillance ou de reconnaissance, drones navals, drones tueurs ou kamikazes, leurs noms sont presque devenus familiers tant ils sont cités dans les reportages de guerre : du drone iranien Shahed au turc Bayraktar, en passant par l’américain Reaper.
    Alors les drones ont-ils révolutionné la guerre moderne ? Et quel type de guerre ? Peuvent-ils vraiment redessiner les équilibres régionaux ou leur prête-t-on un trop grand rôle ? Qu’appelle-t-on la diplomatie du drone ? Quel avenir pour ces drones militaires de plus en plus performants ? Et comment s’en protéger ?
    Deux invités :
    - Étienne Marcuz, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (la FRS), analyste sur les questions de dissuasion et d’armement stratégique
    - Guillaume Lasconjarias, historien militaire et professeur associé à Sorbonne Université. 
    À lire aussiIran: les images artificielles de drones Shahed au cœur de la propagande en ligne
  • Tour d'horizon international

    19/04/2026
    Il y a une semaine, des élections législatives se tenaient en Hongrie. Elles ont vu Viktor Orban fortement et franchement désavoué. Un choix des électeurs hongrois qui dépasse largement les portes de la Hongrie. Un pouvoir illibéral a été défait et avec lui un discours eurosceptique dissimulé derrière un patriotisme qui interroge.
    La défaite est aussi celle de Donald Trump et de son idéologie MAGA qui ont tenté d’interférer dans l’élection. Les ingérences russes et américaines dans le scrutin ont été mises en échec. Et au-delà dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, l’affirmation de la Russie comme une menace durable pour l’Europe et un engagement américain incertain sur le Vieux Continent, les interrogations autour de l’avenir du lien transatlantique se multiplient, ravivant les incertitudes européennes quant à leur architecture de sécurité.
    Invité :
    Thierry de Montbrial, membre de l’Académie des sciences morales et politiques. Fondateur et président de l’Institut français des relations internationales. Également fondateur et président de la World Policy Conference.
  • Les paradigmes de civilisation à la lumière du Moyen-Orient

    18/04/2026
    Depuis la fin de la guerre froide, une idée s’est imposée pour expliquer les tensions du monde : celle d’un affrontement entre civilisations. Une idée popularisée par l’Américain Samuel Huntington, selon laquelle les conflits ne seraient plus idéologiques ou territoriaux, mais culturels, religieux, presque identitaires.
    Le regard sur le Moyen-Orient est particulièrement intéressant tant on y assiste à l’effritement progressif des grands pôles de civilisation arabo-musulmane contemporains incarnés par l’Irak, la Syrie, et potentiellement l’Égypte. Effritement que d’aucuns décrivent comme l’une des tragédies géopolitiques majeures du XXIè siècle. Là où naquirent jadis les premières cités-États, le droit codifié et les empires fondateurs, nous assistons aujourd’hui à une fragmentation sans précédent qui remet en question la pérennité de ces berceaux de l’humanité. Aux côtés de l’effritement, il y a aussi l’embrasement. Depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 et la riposte israélienne, le feu ne s’arrête plus au Moyen-Orient. Destruction presque totale de Gaza. Maintenant le Sud Liban, conjointement à l’attaque israélo-américaine sur l’Iran. Une situation particulièrement suivie par la Turquie qui célébrait en 2023 son 100ème anniversaire et dont le narratif civilisationnel est particulièrement développé. Les paradigmes de civilisation sont en hausse dans le monde entier et la compétition accrue pour l’exercice hégémonique du pouvoir. Nostalgie de l’empire. Critique de la modernité.
    Émission en partenariat avec l’INALCO, l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale. 
    Invités : 
    Sophia Mahroug, maîtresse de conférences à l’Université Sorbonne Abu Dhabi, spécialiste de l’Iran contemporain et des Gardiens de la révolution 
    Lætitia Bucaille, professeure de Sociologie politique à l’INALCO, chercheuse au Centre d’études sur les mondes africains, américains et asiatiques et membre senior de l’Institut universitaire de France. Son dernier ouvrage « Gaza, quel avenir ? » dans la collection Essais chez Stock
    Jan-Markus Vömel, historien. Spécialiste de la Turquie moderne et plus particulièrement de l’islamisme turc. Chercheur postdoctoral sur le Proche et Moyen-Orient du programme de recherche DECRIPT de l’INALCO.
  • Face aux rapports de forces politiques, quelle justice pénale internationale ?

    12/04/2026
    Longtemps, la raison d’État a prévalu sur la justice, les règlements diplomatiques des guerres prenant le pas sur l’exigence d’éthique de réparation des victimes. Longtemps aussi, on a choisi l’amnistie en croyant qu’elle mènerait à l’amnésie, et avec elle à l’effacement des souffrances.
    Il a fallu la Seconde Guerre mondiale et ses atrocités pour que se mettent progressivement en place les composantes d’une justice internationale avec le procès de Nuremberg, les Tribunaux spéciaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, et la création de la Cour pénale internationale.
    Récent donc, l’édifice est également fragile face aux coups de boutoir des régimes autoritaires mais aussi des démocraties en proie à la montée des nationalismes et populismes. Notre système mondial est aujourd’hui en proie à la destabilisation et au retour en force de l’impunité au mépris de tout droit international.
    Jean-Paul Chagnollaud est notre invité. Professeur émérite des Universités et président d’honneur de l’IREMMO, il publie « Oublier ou punir ? Justice pénale internationale et politique », aux éditions le Cavalier Bleu.

À propos de Géopolitique

Géopolitique parcourt les grandes régions du monde auxquelles sont associés des enjeux majeurs. Marie-France Chatin invite au débat chercheurs et experts, afin que soient expliqués et mis en lumière les différents mécanismes qui régissent les rapports entre les sociétés et leur environnement. Les invités de Géopolitique confrontent leurs regards sur un sujet d’actualité internationale. Une émission présentée par Marie-France Chatin. Réalisation et technique : Mathias Golshani. Avec la collaboration de Cécile Lavolot. *** Diffusions le samedi et le dimanche à 17h10 TU vers toutes cibles.
Site web du podcast
Applications
Réseaux sociaux
v8.8.12| © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 4/26/2026 - 5:38:41 AM