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  • L’Eurovision encore et toujours instrument de soft power?

    03/05/2026
    C'est un événement musical que certains considèrent avec condescendance, voire mépris, comme le summum du kitsch et du clinquant. Et pourtant, le 16 mai prochain, Vienne, la capitale autrichienne, accueillera la 70e édition de l'Eurovision. Un concours de chansons fédérateur créé en 1956 par l'Union européenne de radio-télévision, retransmis en direct par une trentaine de pays dans le monde et suivi par quelque 160 millions de téléspectateurs. Mais l'Eurovision n'est pas qu'un simple divertissement, il est aussi devenu au fil des ans un enjeu géopolitique et un laboratoire des tensions contemporaines.
    Pourquoi l'Eurovision reste-t-il un instrument de soft power pour beaucoup d'États qui y participent ? Pourquoi un spectacle qui se voulait fédérateur est-il aujourd'hui le théâtre de rivalités identitaires ou linguistiques, d'exclusions ou de maintiens diplomatiques ? Que reste-t-il de la vocation initiale du concours : l'aspiration à la paix européenne ? L'Eurovision n'est-il aujourd'hui qu'une vitrine de la pop culture mondialisée ou demeure-t-il un espace de partage qui peut encore tirer son épingle du jeu face à la concurrence des plateformes globales ? Pourquoi les chercheurs en font-ils un objet d'étude ? On en débat avec nos invités : 
    Florent Parmentier, docteur en géopolitique, spécialiste des dynamiques européennes et enseignant à Sciences Po
    Cyrille Bret, docteur en philosophie, chercheur associé à l’Institut Jacques Delors, enseignant à Sciences Po
    Tous deux ont publié Géopolitique de l’Eurovision, la bande-son de la construction européenne, aux éditions Bréal.
  • Mali: la junte pourra-t-elle se maintenir au pouvoir?

    02/05/2026
    Il y a une semaine au Mali, une série d’attaques simultanées contre des positions stratégiques de l’armée dans plusieurs villes, y compris la capitale Bamako, a fait vaciller la junte au pouvoir. Le numéro 2 du régime, le ministre de la Défense Sadio Camara, a été tué à Kati tandis que la ville symbole de Kidal, dans le nord, tombait aux mains des rebelles. Un camouflet pour la junte et pour les paramilitaires russes contraints de battre en retraite.
    Des attaques menées conjointement par le Jnim (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, affilié à al-Qaïda) et par le FLA, le Front de libération de l’Azawad, cette vaste zone du nord du Mali dont les séparatistes touaregs réclament l’indépendance depuis des décennies.
    Mardi 28 février, après trois jours de silence, le chef de la junte, Assimi Goïta, a appelé à un sursaut national et déclaré la situation sous contrôle mais les rebelles continuent de progresser : ils se sont emparés hier du camp militaire stratégique de Tessalit dans le nord.
    Que cherchent le Jnim et le FLA ? Ont-ils les mêmes objectifs ou sont-ils des alliés de circonstance ? La junte, qui ne contrôle qu’à peine 30% du territoire, pourra-t-elle se maintenir au pouvoir après avoir échoué, avec ses partenaires russes, à restaurer la paix et l’autorité de l'État dans tout le pays ? En cas d’effondrement du régime militaire, faut-il craindre un effet domino au Sahel ? Quel rôle joue l’Algérie en coulisse ?
    Avec :
    Bakary Samb, directeur du Timbuktu Institute et fondateur de l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux

    Francis Kpatindé, ancien journaliste, spécialiste de l’Afrique, enseignant à Sciences Po

    Oumar Berté, politologue, avocat associé au barreau de Paris et chercheur associé au centre d’études juridiques de l’Université de Rouen Normandie
  • Guerre au Moyen-Orient: la Chine en sort-elle gagnante?

    26/04/2026
    Le 4 avril 2025, la Une du magazine britannique The Economist a été très remarquée . On y voyait en gros plan un Donald Trump vociférant sous l’œil d’un Xi Jinping au sourire impénétrable pour illustrer cette petite phrase : « N’arrêtez jamais votre ennemi quand il est en train de commettre une erreur... »
    Depuis le début de la guerre lancée contre l’Iran par Israël et les États-Unis, le 28 février 2026, la Chine observe avec beaucoup de retenue les tensions autour du détroit d’Ormuz, et le piège dans lequel Donald Trump s’est enferré. À l’inverse d’un président américain qui change d’avis en permanence, insulte ses alliés, promet d’anéantir la civilisation iranienne, et déclenche une crise énergétique qui affecte toute la planète, le président chinois renforce son image de dirigeant responsable,  réaffirme ses liens avec l’Iran sans lui apporter officiellement d’aide militaire directe, dénonce un monde régi par la loi de la jungle et reçoit avec les honneurs à Pékin aussi bien le Premier ministre espagnol Pédro Sanchez, virulent critique de Donald Trump, que le prince héritier d’Abou Dhabi, alors que les Émirats arabes unis essuient des attaques iraniennes après chaque frappe américaine…
    Alors quels bénéfices économiques, stratégiques et politiques, la Chine espère-t-elle tirer de la situation chaotique dans le golfe ? Peut-on dire que la Chine sort gagnante de cette guerre menée contre l’Iran ?
     
    Avec 
    - Emmanuel Véron, géographe, spécialiste de la Chine contemporaine, chercheur associé au centre de géopolitique de HEC
    - Didier Chaudet, géopolitologue spécialiste de l’Iran, de l’Afghanistan, du Pakistan et de la politique chinoise au Moyen-Orient et en Asie du Sud, co-fondateur de l'Observatoire de la Nouvelle Eurasie.
    À écouter aussiChine: la patience selon Xi Jinping
  • Les drones ont-ils révolutionné la guerre?

    25/04/2026
    Ils sont devenus depuis 2022 l’emblème de la guerre en Ukraine en permettant à Kiev de contrer la supériorité de l’armée russe. Faciles à produire, d’un rapport coût/efficacité imbattable, ils occupent désormais une place de choix dans l’arsenal militaire de bon nombre de pays, de l’Europe au Moyen-Orient, de l’Afrique à l’Asie... Ils sont également très prisés d’acteurs non étatiques, notamment des groupes jihadistes au Sahel.
    Drones de surveillance ou de reconnaissance, drones navals, drones tueurs ou kamikazes, leurs noms sont presque devenus familiers tant ils sont cités dans les reportages de guerre : du drone iranien Shahed au turc Bayraktar, en passant par l’américain Reaper.
    Alors les drones ont-ils révolutionné la guerre moderne ? Et quel type de guerre ? Peuvent-ils vraiment redessiner les équilibres régionaux ou leur prête-t-on un trop grand rôle ? Qu’appelle-t-on la diplomatie du drone ? Quel avenir pour ces drones militaires de plus en plus performants ? Et comment s’en protéger ?
    Deux invités :
    - Étienne Marcuz, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (la FRS), analyste sur les questions de dissuasion et d’armement stratégique
    - Guillaume Lasconjarias, historien militaire et professeur associé à Sorbonne Université. 
    À lire aussiIran: les images artificielles de drones Shahed au cœur de la propagande en ligne
  • Tour d'horizon international

    19/04/2026
    Il y a une semaine, des élections législatives se tenaient en Hongrie. Elles ont vu Viktor Orban fortement et franchement désavoué. Un choix des électeurs hongrois qui dépasse largement les portes de la Hongrie. Un pouvoir illibéral a été défait et avec lui un discours eurosceptique dissimulé derrière un patriotisme qui interroge.
    La défaite est aussi celle de Donald Trump et de son idéologie MAGA qui ont tenté d’interférer dans l’élection. Les ingérences russes et américaines dans le scrutin ont été mises en échec. Et au-delà dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, l’affirmation de la Russie comme une menace durable pour l’Europe et un engagement américain incertain sur le Vieux Continent, les interrogations autour de l’avenir du lien transatlantique se multiplient, ravivant les incertitudes européennes quant à leur architecture de sécurité.
    Invité :
    Thierry de Montbrial, membre de l’Académie des sciences morales et politiques. Fondateur et président de l’Institut français des relations internationales. Également fondateur et président de la World Policy Conference.

À propos de Géopolitique

Géopolitique parcourt les grandes régions du monde auxquelles sont associés des enjeux majeurs. Marie-France Chatin invite au débat chercheurs et experts, afin que soient expliqués et mis en lumière les différents mécanismes qui régissent les rapports entre les sociétés et leur environnement. Les invités de Géopolitique confrontent leurs regards sur un sujet d’actualité internationale. Une émission présentée par Marie-France Chatin. Réalisation et technique : Mathias Golshani. Avec la collaboration de Cécile Lavolot. *** Diffusions le samedi et le dimanche à 17h10 TU vers toutes cibles.
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Generated: 5/3/2026 - 10:57:17 AM