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  • Le monde est-il entré dans une phase de politique de démolition?

    15/2/2026
    Quatre ans après l’invasion de l’Ukraine, la guerre s’installe dans le temps long. Frappes massives contre les infrastructures énergétiques, négociations intermittentes sous médiation américaine, Europe en quête d’une voix stratégique… et une Russie qui semble convaincue de pouvoir gagner par l’usure.
    Ces derniers jours encore, les bombardements se poursuivent tandis que les Européens tentent d’imposer leurs conditions à une éventuelle paix — preuve que le centre de gravité diplomatique reste incertain.
    En parallèle, la guerre redessine l’ordre international : recomposition des alliances, montée en puissance de l’économie de guerre, coopération militaire durable entre Kiev et ses partenaires européens… et un affrontement stratégique qui dépasse largement les frontières ukrainiennes.
    Cette guerre est-elle devenue irréversible ? L’Europe est-elle prête à vivre dans un monde durablement conflictuel ? Et que nous dit cette confrontation du nouvel ordre mondial qui se dessine ? Le rapport de lancement de la Conférence de sécurité de Munich, dont l’édition 2026 vient de se tenir, dressait le diagnostic que le monde est entré dans une phase de politique de démolition. Et que le pays le plus en vue à suivre cette stratégie est sans doute les États-Unis.
    Invité : 
    Pierre Lévy, ambassadeur de France en Russie, de janvier 2020 à août 2024, après avoir été directeur du Centre d’Analyse et de Prévision, et directeur de l’UE au Quai d’Orsay, également ambassadeur de France en République Tchèque et en Pologne. « Au cœur de la Russie en Guerre », éditions Tallandier.
  • Qui contrôle qui ?

    14/2/2026
    Depuis un an qu’il est à la Maison Blanche, Donald Trump occupe la scène médiatique mondiale quotidiennement, voire plusieurs fois par jour. Un effet de saturation qui, peut-être, nous fait rater des transformations très profondes ailleurs.
    Particulièrement maltraitée, l’Europe n’en finit pas de subir les foucades du président des États-Unis qui lui fait comprendre qu’une ère nouvelle s’est ouverte, celle d’une reconfiguration idéologique transatlantique. Ainsi, se pose le problème fondamental pour les Européens d’assurer leur propre sécurité, ce qui est un vieux débat mais n’en constitue pas moins un schisme transatlantique.
    Les rapports de force mondiaux se modifient en profondeur. La rivalité de puissance est bien là entre les États-Unis et la Chine. Au-delà, l’élément de transformation géopolitique majeur est le numérique et cette fuite en avant technologique qu’impose au monde la Silicon Valley.
    Invité : Thomas Gomart, historien, directeur de l’Institut Français des Relations Internationales. « Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux », éditions Tallandier.
  • 2026 : le désarmement en péril?

    08/2/2026
    Ce jeudi 5 février 2026 marquait l’expiration du Traité New Start, Traité de réduction des armes stratégiques, signé en 2010 par l’Américain Barack Obama et le Russe Dimitri Medvedev. Il fixait des plafonds précis d’ogives nucléaires stratégiques déployées, de vecteurs stratégiques et de lanceurs. Il était le dernier traité de contrôle des armes nucléaires encore en vigueur entre les deux pays.
    En l’absence désormais de toute contrainte, le risque d’une course aux armements nucléaires augmente, notamment dans un contexte où la Chine développe rapidement son arsenal nucléaire.
    L’absence de limites juridiques à quelques semaines de la conférence de révision du TNP prévue du 25 avril au 20 mai à New York pourrait affaiblir la crédibilité du régime international de non prolifération et creuser le fossé entre les pays dotés et non dotés d’armes nucléaires. L’annexion de la Crimée en 2014 avait déjà été le signal déclencheur de la remise en cause de la plupart des traités conclus entre 1985 et 1995. La question du désarmement est posée alors que les relations internationales connaissent une profonde dégradation et que la guerre s’impose comme une réalité brutale, quotidienne, observable en Ukraine, à Gaza, en mer Rouge. Une guerre de haute intensité, longue, industrielle et meurtrière. Une guerre qui ne ressemble pas exactement à celle pour laquelle les armées occidentales s’étaient préparées depuis trente ans. Qui mêle technologies de pointe et systèmes rudimentaires, intelligence artificielle et tranchées, drones à bas coût et matériels ultrasophistiqués. Pour cette édition en partenariat avec la Revue Internationale et Stratégique et son numéro intitulé « Armements et arsenalisations. Moyens et mots de la guerre ».
    Invités :
    Emmanuelle Maître, maître de recherche à la Fondations pour la Recherche Stratégique, spécialiste des questions nucléaires
    Louise Souverbie, chercheuse à l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques
    Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l’IRIS, spécialiste des questions de défense.
  • Venezuela : transition démocratique ou nouveau cycle de dépendance?

    07/2/2026
    Un mois après une opération américaine aussi spectaculaire que controversée, le Venezuela reste suspendu à un vertige politique inédit. Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, au terme d’une opération militaire meurtrière violant toutes les normes du droit international, Nicolas Maduro et son épouse étaient exfiltrés de Caracas avant d’être transférés à New York où ils sont aujourd’hui détenus et jugés pour narcoterrorisme.
    Une opération dénoncée comme un « kidnapping » par l’intéressé lui-même et par ses soutiens qui y voient une volonté de l’administration Trump de tenter de décapiter le « chavisme », de s’emparer du pétrole et autres richesses de la République bolivarienne et aussi d’intimider l’ensemble de l’Amérique latine en lui montrant à quoi elle s’expose si elle ne se soumet pas. À Caracas, Delcy Rodriguez, propulsée présidente par intérim, tente de maintenir l’équilibre entre la rue chaviste, une opposition fragmentée et un partenaire américain désormais omniprésent. Elle promet une amnistie politique, libère des détenus et ouvre le secteur pétrolier, symbole d’un tournant majeur pour un pays qui possède les plus grandes réserves du monde. Le Venezuela demeure profondément divisé : certains saluent la chute d’un régime autoritaire, d’autres dénoncent une violation flagrante de la souveraineté nationale. L’intervention américaine ouvre-t-elle une transition démocratique… ou un nouveau cycle de dépendance ?
    Invités :
    Kevin Parthenay, professeur des Universités en Science politique et co-président de l'Observatoire Politique de l'Amérique Latine et des Caraïbes de Sciences Po
    Fabrice Andreani, chargé de cours en Science politique à l'Université Lyon 2, spécialiste du Venezuela et du mouvement chaviste à l'international
    Luis Alejandro Avila Gomez, docteur en Géopolitique, consultant et chercheur associé à l'Institut français de Géopolitique Université Paris 8.
  • Guerre des récits: qui a encore le droit de dire le monde?

    01/2/2026
    On parle souvent d’un monde multipolaire, de rivalités de puissances, de retour de la guerre. Mais derrière les chars, les sanctions ou les routes commerciales, il y a autre chose. Cette autre chose, ce sont des récits. Des récits sur l’histoire, sur les valeurs, sur ce qui est juste ou légitime. Aujourd’hui, les grandes puissances ne s’opposent pas seulement par la force, mais par des visions du monde concurrentes.
    Quelles contestations, ces récits expriment-ils au-delà des catégorisations simplistes qui opposent le « Sud global » à l’ « Occident » ? Comment ces discours ont-ils évolué ? Nous sommes entrés dans un monde où il n’existe plus de grand récit dominant, mais plusieurs visions concurrentes de l’histoire, du progrès et de la justice. Comprendre ces récits, c’est se donner les moyens de comprendre pourquoi le monde se fracture et pourquoi il devient si difficile de se mettre d’accord sur le sens même des mots : paix, droit, liberté, souveraineté. Sommes-nous entrés dans une guerre des récits civilisationnels ?
    Invitées :
    Delphine Alles, professeure des Universités en Sciences politique, vice-présidente de l’INALCO et directrice scientifique du programme DÉCRIPT. « La part des dieux : religion et relations internationales », CNRS éditions et à paraitre début mars 2026, avec Bertrand Badie et Stéphane Paquin : « Les mots du nouveau monde », CNRS éditions
    Louise Beaumais, post-doctorante du programme DÉCRIPT, associée au Laboratoire CESSMA, Centre d’Études en Sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques. Louise Beaumais qui a co-dirigé avec le collectif du projet DataWar « Quantifying international conflicts. Data on war or Data for War », éd. Springer.
    Émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformation du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale.

À propos de Géopolitique

Géopolitique parcourt les grandes régions du monde auxquelles sont associés des enjeux majeurs. Marie-France Chatin invite au débat chercheurs et experts, afin que soient expliqués et mis en lumière les différents mécanismes qui régissent les rapports entre les sociétés et leur environnement. Les invités de Géopolitique confrontent leurs regards sur un sujet d’actualité internationale. Une émission présentée par Marie-France Chatin. Réalisation et technique : Mathias Golshani. Avec la collaboration de Cécile Lavolot. *** Diffusions le samedi et le dimanche à 17h10 TU vers toutes cibles.
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