PodcastsPriorité santé

Priorité santé

Priorité santé
Dernier épisode

248 épisodes

  • Priorité santé

    Les erreurs et accidents médicaux : 30 000 morts par an en France

    16/04/2026
    Retards de diagnostic, refus d’hospitalisation, indications abusives, insuffisance de moyens, prescriptions erronées... Les causes des erreurs et accidents médicaux sont nombreuses. Les conséquences sont importantes et en France, les chiffres sont édifiants : plus de 30 000 morts par an et plus de 150 000 victimes de séquelles, c’est plus que les chiffres des accidents de la route ! Comment expliquer ces chiffres ? Comment protéger les patients ? Peut-on restaurer la confiance en la médecine ? 
    Les erreurs médicales peuvent prendre différentes formes : fautives ou non, retard de diagnostic ou diagnostic erroné, sortie de l’hôpital prématurée, infection postopératoire… En France, on dénombrerait plus de 30 000 morts par an, en lien avec ces insuffisances ou négligences, toutes ou partie évitables. Des milliers de décès, auxquels il faut ajouter 150 000  patients victimes de séquelles. Ces chiffres sont issus du livre du neurochirurgien et expert judiciaire, le Pr Marc Tadié, Le scandale des accidents médicaux, publié aux Éditions du cherche Midi.  
    Au-delà des responsabilités individuelles des soignants, le système de santé/l’organisation (en fonction du niveau et de la qualité des formations, des moyens et des contraintes financières, des cadences) se retrouve responsable collatéral, directement ou indirectement, de ces erreurs désignées dans le jargon officiel comme des “événements indésirables graves associés à des soins”. 
    S'il existe des recommandations en matière de signalement, il n'existe pas d'obligation de déclaration de ces erreurs ou accidents, avec pour conséquence de limiter les retours d'expérience, alors qu'il serait nécessaire d'intégrer une véritable culture de révision des pratiques néfastes, afin de limiter morbidité et mortalité pour restaurer la confiance. 
    « Les accidents médicaux ne sont pas une fatalité : l’erreur peut être humaine, la résignation, elle, ne l’est pas. ». Pr Marc Tadié 
     
    Avec : 
    Pr Marc Tadié, Expert judiciaire auprès de la Commission nationale des accidents médicaux. Ancien chef de service et professeur de neurochirurgie. Auteur de l’ouvrage Le scandale des accidents médicaux aux éditions Le cherche midi 

    Dr Patrice Stern, président de l’Association nationale des médecins-conseils de recours (ANMCR) (en attente de confirmation)  

    Pr Abou Sy, Psychiatre, Médecin Légiste, Addictologue, Enseignant Chercheur à l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar en exercice au Service de Psychiatrie du Centre Hospitalier National Universitaire de Fann à Dakar, au Sénégal (en attente de confirmation)  

    Reportage de Charlie Dupiot

    Programmation musicale : 
    ► Partynextdoor, Drake, Yebba – Die Trying
    ► Josey - Les juges
  • Priorité santé

    Hypertension artérielle : 1,4 milliard d’adultes touchés

    15/04/2026
    L’hypertension artérielle est une maladie chronique qui se caractérise par une augmentation anormale de la pression dans les artères. Souvent longtemps asymptomatique, elle nécessite un traitement pour éviter les risques cardiovasculaires. Selon l’OMS, en 2024, 1,4 milliard d’adultes étaient concernés par l’hypertension dans le monde, dont 600 millions l’ignoraient.
    Peut-on prévenir l’hypertension artérielle ? Quels sont les traitements existants ? Comment améliorer le dépistage et la prise en charge ? 
    L'hypertension artérielle concernait en 2024, 1,4 milliard de personnes à l'échelle planétaire d'après l'OMS et près de la moitié d'entre elles l'ignorent. La cause de ce déficit de dépistage est simple : l’absence de symptômes, de douleur ou du moindre signal d’alerte. Aujourd’hui, seul un adulte sur cinq bénéficie d’une prise en charge qui permet de maîtriser correctement cette pression artérielle excessive.  
    Cette  maladie chronique non traitée peut avoir des conséquences redoutables à plusieurs titres. Vivre avec une hypertension non traitée, c’est à terme courir le risque de subir un AVC, de développer des atteintes cardiovasculaires potentiellement mortelles, comme un infarctus du myocarde ou une insuffisance cardiaque, ou encore de voir ses reins gravement abîmés. 
    Un certain nombre de facteurs, certains évitables, vont augmenter les risques de développer une hypertension : le vieillissement et  l’hérédité, mais aussi le surpoids, la sédentarité, ainsi que la consommation d’alcool et l’excès de sel. 
    Faire reculer les risques liés à l’hypertension, c’est donc à la fois améliorer son hygiène de vie, changer certaines habitudes, mais aussi faire mesurer régulièrement sa pression artérielle et comprendre comment mieux la contrôler.  
     
    Avec :
    Pr Michel Azizi, cardiologue, professeur de Médecine vasculaire à l'Université Paris Cité. Ancien chef de Service du Centre d'Excellence en Hypertension Artérielle de l’Hôpital Européen Georges Pompidou, APHP, à Paris. Membre correspondant de l’Académie Nationale de Médecine en France. Prix Galien pour ses travaux en recherche clinique en décembre 2025

    Dr Véronique Laubhouet-Koffi, cardiologue au Centre de cardiologie Edlona à Abidjan en Côte d‘Ivoire, Fondatrice de la ligue Ivoirienne contre l’hypertension artérielle. 

    Programmation musicale : 
    ► E.J, Eboloko – Bobo
    ► Kareyce Fotso - Mama Hélène.
  • Priorité santé

    L’effet placebo : quand le cerveau trompe le corps pour son bien

    14/04/2026
    L’effet placebo désigne le mécanisme qui peut se produire dans le cerveau lorsqu’un patient reçoit un traitement sans principe actif et qu’il se sent mieux. Bien que le corps n’ait pas reçu de molécule censée guérir le mal visé, le cerveau peut envoyer un message contraire et libérer des hormones comme des endorphines et du cortisol, agissant sur la douleur et le stress et ce même si le patient est informé de la démarche. Dans quels cadres l’effet placebo est-il utilisé en médecine ?
    Quelles sont ses limites ? Certaines personnes réagissent-elles davantage que d’autres ? 
    En médecine, les traitements sont évalués pour en mesurer l’efficacité, comme les possibles effets indésirables et déterminer la dose. Au cours des différentes phases des essais cliniques, la méthode scientifique implique de comparer le médicament innovant à un placebo.  
    S’intéresser au placebo ou à l’effet placebo en cernant les mécanismes déclenchés par le cerveau pour améliorer l’état du patient permet de comprendre pourquoi et comment un traitement fictif ou dénué de principe actif peut soulager réellement une douleur ou d’atténuer la fatigue. 
    Il est question de psychologie, mais pas seulement, car imagerie médicale à l’appui, il est désormais possible d’observer comment s’opère ce processus d’amélioration neurophysiologique, d’identifier ses effets bénéfiques pour l'organisme sans substance chimiquement curative. Des effets mesurables, y compris lorsque le patient est informé de la nature du traitement, en toute transparence, en écartant la dimension de dissimulation qui peut poser problème sur le plan de l'éthique médicale. 
    Rituel thérapeutique, réponse cérébrale : l’effet placebo va également dépendre de la relation établie avec le soignant comme avec la substance, de soins prodigués : du degré de confiance, ou à l'inverse, une appréhension ou d'une défiance qui peut entraîner la réaction inverse : une dégradation par le biais de l'effet nocebo. 
    Dr Didier Bouhassira, neurologue, spécialiste de la douleur, directeur de recherche à l’Inserm, directeur de l’Unité de recherche de Physiopathologie et pharmacologie clinique de la douleur, à l’Hôpital Ambroise Paré à Boulogne-Billancourt, en région parisienne 

    Nicolas Pinsault, kinésithérapeute et professeur de l'Université Grenoble Alpes. Responsable d'une équipe de recherche au laboratoire TIMC, qui est une unité du CNRS. Co-auteur (avec Richard Monvoisin et Léo Druart) de l’ouvrage Placebo, enquête historique et scientifique sur un mystère médical, aux éditions des Arènes, à paraître le 13 mai

    Pr Roch Houngnihin, maître de conférences (Anthropologie de la santé) à l’Université d'Abomey-Calavi, au Bénin. Coordonnateur du Programme national de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle au ministère de la Santé du Bénin (en attente de confirmation).  

    ► En fin d’émission, Rigel Gandhi, de son vrai nom Mamadou Macky Diallo, humoriste guinéen et lauréat du « Prix RFI Talents du rire » 2025, annonce le lancement du Drépano-Fac Tour, une tournée dans les différentes universités de Conakry.
    Programmation musicale : 
    ► Azana – Your love
    ► Fatoumata Diawara - Djanne.
  • Priorité santé

    La fatigue : quand s’en inquiéter ?

    13/04/2026
    En terme médical et lorsqu’on en parle comme d’un symptôme, la fatigue est appelée asthénie. Si elle est fréquente, elle peut devenir anormale quand elle ne passe pas, malgré le repos. Quand elle s’installe dans le temps, elle peut être révélatrice d’une maladie. Comment reconnaitre une fatigue anormale ? Quand consulter un médecin ?
    Comment distinguer les différentes formes de fatigue, notamment celle qui n’est pas liée à un effort que le repos n’efface pas, et que l’on appelle aussi l’asthénie, qui peut traduire une atteinte, un problème physique ou psychique, autrement dit la fatigue « symptôme » ?
    Lassitude, énergie et motivation en berne, l'asthénie ne se limite pas à la période du réveil ou du coucher, perturbe l’activité quotidienne et n’est pas forcément liée à une détérioration du sommeil, ni à une activité intense, qui imposerait naturellement une période de récupération. 
    Un signal d'alerte
    Cette fatigue constitue, avec la douleur, l’une des plaintes les plus fréquentes au cours des consultations médicales. Fatigue multiforme, que l’on peut considérer comme un signal d’alarme révélateur d’un problème de santé, et ses interprétations se déclinent au pluriel, elles aussi : anémie, mononucléose, inflammation chronique, infection virale ou bactérienne, maladie auto-immune, mais aussi dépression, burn-out…
    L’asthénie représente un critère diagnostic pour de multiples pathologies, et peut nécessiter un bilan biologique, pour identifier la source de ce dysfonctionnement… Parce que, quand la fatigue devient invalidante, il est important de trouver des réponses auprès d’un spécialiste. 
    Avec :
    Pr Claire Le Jeunne, professeur émérite en Médecine interne à l’Hôpital Cochin APHP, à Paris  

    Philippe Zawieja, psychosociologue, directeur des partenariats stratégiques et de la recherche, EKILIBRE Conseil (Paris), et chercheur associé à l'Observatoire sur la santé et le mieux-être au travail de l'Université de Montréal, Québec. Auteur de l’ouvrage La fatigue, aux éditions Que sais-je ?, et coordonnateur du Dictionnaire de la fatigue, aux éditions Droz 

    Dr Ndong Essomba Bitchoka, médecin infectiologue en charge de la coordination de l’Unité de prise en charge des patients VIH/SIDA et tuberculose à l’Hôpital de District de Deïdo, à Douala, au Cameroun. 

    Programmation musicale : 
    ► YUMA - NA LOBA NINI 
    ► Melissa Laveaux - Se pa jodi a
  • Priorité santé

    Questions de femmes : soulager les migraines

    10/04/2026
    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des migraines. Les femmes sont en effet 2 à 3 fois plus touchées que les hommes. La migraine peut être accompagnée d’autres symptômes tels que les nausées ou une intolérance au bruit, à la lumière. Quelles sont les causes des migraines ? Pourquoi les femmes sont-elles plus concernées que les hommes ? Comment éviter l’automédication ?   
    La migraine est une maladie neurologique fréquente, qui concerne plus d’une personne sur 10. Elle peut entraîner la survenue de crises caractéristiques, avec des douleurs pulsatiles marquées sur la moitié de la tête (hémicrânie), des symptômes invalidants, des nausées, qui peuvent conduire à se couper des autres, à renoncer à certaines activités, pour limiter l’exposition à la lumière et au bruit. 
    Distinguer une migraine d'un mal de tête
    Certaines migraines sont précédées de signes caractéristiques – troubles visuels, fourmillements – on parle alors de migraines avec aura. La migraine ne doit pas être confondue avec un banal mal de tête et beaucoup de patients non-diagnostiqués, ont recours à l'automédication, ce qui va favoriser l'installation de formes chroniques de la migraine. 
    Traiter la migraine, c’est d’abord expliquer et bien comprendre les mécanismes et les facteurs déclenchants (stress, manque de sommeil, odeurs, cycle menstruel et activité hormonale pour les femmes...), pour identifier la prise en charge susceptible d’améliorer le quotidien et, si nécessaire, distinguer le traitement de crise aiguë du traitement de fond. 
    Avec :
    Dr Arame Gaye, neurologue, neurophysiologiste au CHNU de Fann de Dakar au Sénégal. 

    La palabre au féminin de Charlie Dupiot.
    Programmation musicale : 
    ► Annie Flore Batchiellilys - Je t'invite
    ► Hendry Massamba - Ngé Ké Changer Kaka.

À propos de Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à [email protected]. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
Site web du podcast
Applications
Réseaux sociaux
v8.8.10| © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 4/16/2026 - 1:29:56 PM