Aller au contenu
PodcastsPriorité santé

Priorité santé

Priorité santé
Dernier épisode

349 épisodes

  • Priorité santé

    Maladies tropicales négligées

    13/10/2026
    Bien qu'elles impactent à l'échelle planétaire près d'un milliard de personnes, la plupart des noms des maladies tropicales négligées sont inconnus du grand public dans les pays développés. Noma, filariose lymphatique, ulcère de Buruli… Il existe 20 maladies tropicales négligées. Ces pathologies infectieuses touchent principalement les populations pauvres et marginalisées des zones tropicales et la recherche, comme l'accès aux traitements, sont peu financés, compte tenu de l'absence de rentabilité en recherche-développement pour les populations, dans ces zones.
    L'OMS a établi un plan à l'échelle 2030, dans le cadre de la lutte contre ces MTN. Il comporte quatre axes : traitement de masse, lutte anti-vectorielle, prise en charge médicale et amélioration de l'hygiène (et de l'accès à l'eau potable).
    À l'occasion de notre deuxième jour de délocalisation à Marseille, toujours dans l'enceinte de l'hôpital d'instruction des armées Laveran, dans la cité phocéenne, toujours dans le cadre des Actualités du Pharo, Priorité santé donne la parole à des médecins et chercheurs francophones, qui exercent dans le domaine des maladies tropicales et infectieuses. 
    Avec un coup de projecteur sur les maladies tropicales négligées 
    Elles sont, d’après les critères de l’OMS, une vingtaine et on les désigne aussi parfois par leurs initiales : MTN. Beaucoup d'infections, de parasitoses, qui concernent un milliard de personnes à l'échelle de la planète, et pourtant demeurent méconnues, voire presque inconnues pour une partie de l'humanité : noma, filariose, helminthiases, onchocercose…
    Négligées, donc, parce qu'elle concerne les populations les plus vulnérables ; beaucoup d'entre elles sont directement associées aux conditions de vie : manque d’hygiène, dénutrition, manque d'accès aux soins.
    Maladies négligées et encore trop souvent, riposte insuffisante : même si des programmes de prophylaxie existent et que des médecins mettent leur savoir-faire au service de ces populations les plus vulnérables. 
    Avec :
    Pr. Laurent Guyot, chef du service de chirurgie maxillo-faciale au Centre hospitalier Universitaire de Marseille. Expérience de plus de dix ans de missions en chirurgie humanitaire et actuellement réalise des missions avec l’association Sourire un jour.

    Michel Boussinesq, directeur de recherche émérite à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), ancien responsable du groupe Maladies tropicales négligées de l'unité mixte internationale TransVIHMI

    Madeleine Inès Danielle Evouna, étudiante en master recherche en faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques de l’université de Douala, titulaire d’un master en biologie clinique option parasitologie et mycologie de la même faculté

    Programmation musicale : 
    Yebba – Yellow Eyes
    Rim-Ka, Fokawa – Pejy Araiky
  • Priorité santé

    Paludisme et autres maladies infectieuses et tropicales

    12/10/2026
    En 2024, l'OMS estimait à 282 millions le nombre de cas de paludisme et à 610 000 le nombre de décès dus au paludisme. L'Afrique subsaharienne est fortement concernée puisque 95% des cas sont enregistrés dans cette région. Les premières victimes sont les enfants de moins de cinq ans qui représentent 75% des cas. Or, la baisse des financements internationaux pour le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme complique grandement la lutte contre cette maladie infectieuse. Il y a quelques mois, la France annonçait baisser de 58% ses contributions, passant ainsi de 1,6 milliard à 660 millions d'euros pour la période 2026-2028.
    À l'occasion des actualités du Pharo, qui ont pour cadre l'hôpital national d'instruction des armées Laveran, situé dans la cité phocéenne, nous donnons la parole à des spécialistes francophones en infectiologie et médecine tropicale. 
    Avec, pour notre première émission délocalisée, un coup de projecteur sur le paludisme : infection parasitaire, dont le vecteur est le moustique, et qui, d'après l'Organisation mondiale de la Santé, a encore fait 610 000 morts en 2024.
    Les enfants constituent la population la plus vulnérable à cette infection dont les complications sont potentiellement mortelles, puisque dans la région africaine de l'OMS, les moins de cinq ans représentent 75% des décès. 
    La riposte contre le paludisme s'appuie sur plusieurs leviers : la prévention par la vaccination et la lutte anti-vectorielle. L'équipement en moustiquaires imprégnées a permis de faire reculer le fardeau du paludisme, mais les récentes décisions occidentales de réduire l'aide financière internationale à la santé ont considérablement freiné cette riposte à l'infection millénaire. 
    D'autres facteurs comme les crises et les conflits, les déplacements de population, le réchauffement climatique et la persistance de foyers de malnutrition aiguë sévère constituent également des freins à l'efficacité des politiques de santé publique, en particulier dans le cadre de la riposte au paludisme. 
    Avec :
    Pr Stéphane Jaureguiberry, infectiologue et chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Bicêtre AP-HP au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne  

    Pr Ayôla Akim Adegnika, professeur de médecine à l’Université de Tuebingen en Allemagne, clinicien et épidémiologiste des maladies infectieuses, directeur du Centre de recherches médicales de Lambarene (CERMEL) au Gabon

    Lise Musset, directrice de recherche en santé publique, responsable du laboratoire de parasitologie de l'Institut Pasteur de la Guyane, centre national de référence du paludisme et centre collaborateur de l'OMS sur cette même thématique

    Programmation musicale : 
    Mawhoo, JAZZWRLD – Bengicela
    Alune Wade, Hindi Zahra – No One Like You
  • Priorité santé

    Psychologie en Afrique

    09/10/2026
    À l'occasion de la sortie du Manuel de formation La Psychologie Clinique en Afrique, projet collectif qui met à contribution 28 psychologues cliniciens, praticiens, chercheurs issus de 8 pays d'Afrique subsaharienne francophone, nous échangeons avec plusieurs de ses autrices, qui décrivent leurs approches, illustrées par des exemples concrets, incluant aussi bien les thérapies comportementales et cognitives que les approches communautaires et holistiques.
    Comment le métier de psychologue s'exerce-t-il dans le cadre hospitalier en Afrique ? Comment décrire l'image des prises en charge en santé mentale dans l'Afrique du XXIè siècle ?
    Face à une angoisse qui empêche de dormir, un choc qui, année après année, ne passe pas, des idées noires ; un mal-être psychique qui s’installe et des comportements que l’on ne s'explique pas... Ces différentes situations peuvent conduire à orienter vers une consultation en santé mentale. Cet échange avec un psychologue (quels que soient la forme ou le cadre que peuvent prendre cette consultation), vise à pour comprendre, être accompagné pour trouver un apaisement. Mais, la démarche n’est pas forcément simple ; oser franchir le pas, faire confiance, trouver un psy tout simplement et pouvoir payer aussi la thérapie. Des obstacles qui contribuent à renforcer le tabou vis-à-vis de la santé mentale et de ses professionnels.  
    La sortie du manuel de formation La Psychologie Clinique en Afrique, publié par les presses universitaires de Dakar, nous donne l'occasion de découvrir ce projet collectif qui met à contribution 28 psychologues cliniciens, praticiens, chercheurs issus de 8 pays d'Afrique subsaharienne francophone. Cet ouvrage, destiné aux étudiants en santé mentale qui, demain, recueilleront la parole et l’expérience de patients en détresse. Ce manuel permet de comprendre le rôle du psychologue, comment s’organise son travail, comment les prises en charge évoluent en présentant des exemples concrets, où il est question de thérapies comportementales et cognitives, d’approches communautaires et holistiques ; le tout centré sur les expériences et ressentis africains, des problématiques spécifiques, d'autres transversales et régionales, pour intégrer un vécu particulier et des conditions potentiellement traumatiques. 
     
    Avec :
    Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au département de psychologie et docteure en psychologie clinique à l’Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal

    Hortense Aka Dago-Akribi, psychologue clinicienne et professeure titulaire au département de psychologie de l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody à Abidjan. Responsable de l'unité des soins d'accompagnement au Centre National d'Oncologie médicale et de Radiothérapie Alassane Ouattara à Abidjan en Côte d’Ivoire 

    Mariam Belem, doctorante en psychologie clinique et psychopathologie à l'université Norbert Zongo de Koudougou au Burkina Faso. 

     
    Programmation musicale : 
    - Davido, Fave – Kante 
    - Sulaf – Sameen.
  • Priorité santé

    Éco-conscients : préserver sa santé mentale, tout en se souciant de la planète

    07/10/2026
    L'éco-conscience désigne la compréhension des conséquences de nos actes sur l'environnement, associée à la volonté de réduire notre impact sur la planète. Elle peut néanmoins provoquer chez certains une angoisse environnementale pouvant être handicapante au quotidien. L'éco-conscience peut-elle avoir un impact sur la santé mentale ? Quelle prise en charge existe ? Quelles sont les différences entre éco-conscience et éco-anxiété ? 
    Comment distinguer l’éco-conscience de l’éco-anxiété, ces émotions négatives qui confinent à l’angoisse et peut-être même à terme, façonnent un mal-être, lié à la dégradation de notre environnement.  
    Face à cette réalité déstabilisante rapportée au quotidien par les médias, certains choisissent le déni : regarder ailleurs, se rassurer voire carrément refuser la réalité scientifique. D’autres accueillent ces risques climatiques avec angoisse, en ressentant une véritable détresse physique et psychique ; une angoisse désignée ces dernières années sous l’expression d’éco-anxiété. Un autre regard se dessine : faire face aux problèmes d’écologie, en changeant d'échelle, sans se laisser submerger par des émotions négatives qui fragilisent. 
    Des psys s’intéressent précisément aux recommandations pour faire face à l’angoisse climatique qui peuvent orienter la réflexion, en identifiant les moyens de ne pas se laisser submerger et plutôt que d’encaisser toujours davantage d’informations alarmantes - sécheresse – incendie – tempête - s’informer et s’engager : pour éviter de sombrer dans la dépression. Ce travail intérieur qui invite à passer à l’action, c'est l'éco-conscience : se recentrer, s’engager, apprendre à gérer, sans tomber dans le découragement. 
    Avec :
    Dr Emmanuel Contamin, pédopsychiatre et spécialiste des troubles post-traumatiques (superviseur EMDR - Europe). Co-auteur de l’ouvrage Petit Guide psy à l'usage des jeunes éco-conscients, aux éditions Odile Jacob.  

    Yaovi Andele, chargé de stratégies et suivis et de mobilisation de ressources de l'ONG-JVE Togo (Jeunes Volontaires pour l'environnement).   

    Reportage de Raphaëlle Constant. 

     
    ►  En fin d'émission, nous faisons le point sur Pasteurdon, opération annuelle d'appel aux dons de l'Institut Pasteur qui débute demain jusqu'au 11 octobre 2026. Interview du Pr Arnaud Fontanet, responsable de l’unité Epidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur et professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers.  
     
    Programmation musicale : 
    - Durand Jones and the indications – Sea gets hotter 
    - Lost Frequencies ft Mari Froes – Paraiso.
  • Priorité santé

    Cancer du sein : pourquoi les patientes sont-elles de plus en plus jeunes?

    06/10/2026
    Chaque année en France, plus de 3 000 femmes de moins de 40 ans apprennent qu'elles sont atteintes d'un cancer du sein. À l'occasion d'Octobre Rose, mois de sensibilisation et de lutte contre le cancer du sein, nous faisons le point sur cette maladie qui touche des femmes de plus en plus jeunes. Comment expliquer cette évolution ? S'agit-il de formes plus sévères de la maladie ? Comment améliorer et adapter la prise en charge à ces nouveaux profils de patientes ? 
    Octobre Rose : une campagne planétaire, qui mobilise 70 pays dans le monde ; un mois pour sensibiliser le grand public au cancer du sein.  
    Des décennies de lutte qui ont été marquées par des avancées dans le cadre de la prise en charge de cette maladie, qui reste le cancer le plus fréquent chez la femme. 
    Octobre Rose, ce sont des défis sportifs : des courses solidaires, des ateliers, et bien sûr, des communications pour informer, expliquer, diffuser les messages de prévention. 
    Consultation, mammographie, autopalpation ! 
    Octobre Rose, c’est aussi l’occasion de donner la parole aux acteurs de cette lutte : aux patientes, aux associations, mais aussi aux soignants qui, dans leur pratique, observent, écoutent et comprennent pour mieux soigner, et pour soulager également. Comprendre par exemple une tendance observée par les oncologues : le rajeunissement des patientes ; davantage de trentenaires par exemple, ou de femmes ayant juste atteint la quarantaine.  
    Un constat étayé par l’étude publiée l’année dernière (2025) dans la revue Breast, consacrée à « l’Augmentation de l'incidence du cancer du sein chez les jeunes femmes au fil du temps ». 
    Nous allons nous intéresser à ces cancers précoces : comprendre les causes de cette augmentation, pour adapter les campagnes de dépistage, car un diagnostic précoce accroît les chances de rémission, de guérison et peut atténuer l’intensité des traitements ! 
    Avec :
    Pr Pascal Pujol, Professeur de Médecine à la Faculté de Médecine de Montpellier et chef du service d’Oncogénétique du CHU de Montpellier 

    Dr Doudou Diouf, oncologue médical à l’Hôpital Militaire de Ouakam Dakar au Sénégal 

    Dr Florence Coussy, gynécologue médicale et oncologue, à l’Institut Curie.

     
    ► En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview d'Antoine Maillard, responsable de la Recherche chez ALIMA qui se trouve actuellement à Bunia.  
     
    Programmation musicale : 
    Saifond ; Djelykaba Bintou – Kali 
    TUL8TE – Narein (jazz edition)
À propos de Priorité santé
Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
Site web du podcast
Applications
Réseaux sociaux
v8.23.5 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 10/13/2026 - 9:33:01 PM