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  • Priorité santé

    Cadmium, PFAS, microplastiques : quels risques pour la santé?

    03/06/2026
    Il y a quelques semaines, le cadmium, métal lourd et toxique, faisait les grands titres en France. Si le Cadmium est naturellement présent dans les sols, certains usages industriels et agricoles (engrais phosphatés) accroissent sa concentration.
     
    Jusque-là, les Français ne le connaissaient pas forcément, ils ont découvert qu’ils y étaient fortement exposés, par le biais de leur alimentation. En effet, pain, pâtes, pommes de terre ou encore chocolat ; ces produits de consommation de tous les jours sont contaminés par ce métal lourd cancérogène. Mais le cadmium n’est pas le seul à polluer nos aliments et avoir un impact potentiel sur notre santé. PFAS, microplastiques, pesticides...Quels sont les risques d’une exposition prolongée à tous ces polluants alimentaires ? Peut-on encore y échapper ?  
    Au quotidien, nous sommes exposés à de multiples polluants. Cela va de l’air que nous respirons, dans la rue comme dans nos chambres, et concerne aussi notre nourriture contaminée par des produits chimiques, une agression invisible à l’œil nu, qui est documentée. De nombreuses études scientifiques récentes établissent un lien entre des risques accrus de maladies – notamment de cancers, mais aussi de diabète et d’atteintes cardiovasculaires – et la qualité de ce que nous mangeons. En cause, des risques associés à la consommation d’aliments ultra transformés et à la présence dans nos assiettes de produits chimiques variés (certains additifs, les résidus de pesticides employés par l’agriculture ou encore des métaux ou particules qui se retrouvent, en bout de chaîne, au bout de nos fourchettes comme dans l’eau que nous buvons. 
    Cadmium, PFAS, micro plastiques; les scientifiques et les médecins travaillent depuis des années à ces risques associés à l’alimentation. Leurs conclusions pointent aussi certains modes de production, les méthodes comme les intrants employés… 
    Les autorités sanitaires sont alertées sur certains de ces risques, expertises à l’appui, avec à la clé, des réglementations plus ou moins contraignantes. Des scientifiques portent également des projets novateurs pour démontrer la faisabilité de transformations qui vont dans le sens d'une agriculture à la fois respectueuse des métiers, des territoires et de la santé publique. Au nombre de ces acteurs, un médecin militant, le Dr Pierre Souvet cardiologue et président de l'Association Santé Environnement France.
    Avec :
    Dr Pierre Souvet, cardiologue, président de l’association Santé Environnement France

    Pr Amadou Diop, président du Comité National du Codex du Sénégal. 

    Reportage de Charlie Dupiot. 

     
    Programmation musicale : 
    ► Rebecca Montt – Yo soy eterna
    ► Marcus Gad, Tamal – Fruit and flower.
  • Priorité santé

    Épidémie d’Ebola en RDC : briser la chaîne de transmission

    02/06/2026
    La 17éme épidémie de maladie à virus Ebola a été déclarée en RDC le 15 mai. Cette flambée d'abord identifiée dans la province du Nord-Est, l’Ituri, frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud, est causée par le virus de souche Bundibugyo, contre laquelle, à l’heure actuelle, on ne dispose d’aucun vaccin. 
    Face à la situation, l’évolution rapide du bilan en termes de cas recensés, comme de décès, le N°1 de l'Organisation Mondiale de la Santé, Tedros Ghebreyesus estime que « l'Est de la RDC est confronté à un choc catastrophique entre maladie et conflit, l'épidémie d'Ebola dans la province de l'Ituri prenant de vitesse la riposte ». Où en est l’épidémie actuelle ? De quelle façon la nature de la souche présente complique-t-elle la riposte ? La sensibilisation des populations est-elle efficace et les moyens déployés à la hauteur du défi sanitaire ? 
     
    La 17ème flambée de maladie à virus Ebola en République Démocratique du Congo a été officiellement déclarée le 15 mai 2026 par Kinshasa. La plupart des cas et décès, suspects et confirmés, sont localisés dans la province de l’Ituri, dans le nord-est du pays. Et à ce jour, trois autres régions congolaises sont tous touchées, tout comme de l'autre côté de la frontière, en Ouganda.  
    À plusieurs titres, l’épidémie actuelle complique la riposte : retard dans l’alerte, configuration de la zone-épicentre de la flambée, insécurité, insuffisances sanitaires, zone enclavée et à la fois frontalière, activité minière et camps de déplacés impliquant une forte densité et des déplacements de population. Et puis, une toile de fond, un autre défi constaté lors de ces émergences : la peur et les croyances ancestrales comme la désinformation moderne, le lien à retisser entre médecine et usages traditionnels. 
    C’est donc la 17ème fois que la population congolaise est confrontée à la maladie à virus Ebola. Mais, aujourd’hui, la souche en cause, Bundibungyo, vient encore compliquer la tâche des soignants et des scientifiques. Une souche plus rare, contre laquelle aucun vaccin n’a jusqu’à présent fait ses preuves, et si les derniers protocoles de prise en charge viennent d’être rendus publics par l’OMS, la progression du nombre de cas est impressionnante. Ce qui fait dire au patron de l’OMS que la situation est extrêmement grave, du fait des convergences catastrophiques entre épidémie et conflit. 
     
    Avec :
    Pr Christophe Rapp, infectiologue à l’Hôpital Américain de Paris à Neuilly, en région parisienne. Président de la Société Française de médecine des voyages  

    Dr Marie Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l’épidémie à l’Organisation mondiale de la santé

    Patient Ligodi, journaliste de RFI, spécialiste de la région des Grands Lacs. 

    Programmation musicale : 
    ► Victoria Monet - On my mama                       
    ► Voyou, Tuerie – Hula hoop.
  • Priorité santé

    Arrêter de fumer : les conseils d’une addictologue

    01/06/2026
    À l’occasion de la journée mondiale sans tabac qui se tient tous les 31 mai, nous faisons un point sur cette dépendance qui fait plus de 7 millions de morts chaque année, dans le monde. Quelles sont les conséquences immédiates sur la santé de la consommation de tabac ? Les substituts nicotiniques sont-ils efficaces ? Y a-t-il un bon moment pour renoncer à la cigarette et comment éviter les rechutes ? Quels sont les bienfaits de l’arrêt du tabac sur l’organisme ?
    Nos habitudes alimentaires, le stress, notre tendance à ne pas suffisamment bouger (cette fameuse « hygiène de vie »), constituent l’un des piliers pour notre bien-être physique et mental. Parmi ces habitudes, certaines sont beaucoup plus compliquées à arrêter que d’autres et pour cause, elles sont par nature addictives.
    On parle d’une pratique ou d’un produit, qui rend accro et présente des risques majeurs pour la santé : le lien évident établi avec le tabac, la cigarette. Et la journée mondiale sans tabac du 31 mai, nous donne l’occasion de reparler non seulement des risques, mais surtout des moyens d’arrêter d’en consommer. 
    Une tendance encourageante
    La consommation de tabac a continué de reculer en France l’an dernier (2025). Une baisse de la vente des cigarettes industrielles et roulées qui avoisine les 9% ! Même si un adulte sur cinq fumait encore en 2024… L’un des aspects de cette tendance au recul est encourageante : c’est celui de la consommation de tabac, chez les plus jeunes, des progrès évalués par l’OFDT, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives. Avec un chiffre que l’on peut peut-être mettre en parallèle, celui, sur la même période, de l’augmentation des ventes de traitement d’aide au sevrage du tabac : +7 %, en particulier sous forme orale !  
    D’après le baromètre de Santé Publique France, la moitié des fumeurs quotidiens en France déclare avoir envie d’arrêter de fumer, d’où l’importance d’écouter les spécialistes, pour passer du désir aux actes ! 
    Avec :
    Dr Alice Deschenau, psychiatre, cheffe de service d’addictologie de l’Hôpital Paul-Guiraud de Villejuif (Val-de-Marne) et présidente de la Société francophone de tabacologie

    Dr Laure Mengueme, psychiatre à l'Hôpital Jamot de Yaoundé, au Cameroun.  

    Programmation musicale : 
    ► Victoria Monét, Lucky Daye – Smoke
    ► Os Garotin, MALIA – Deixa eu te encontrar.
  • Priorité santé

    Questions de femmes : je n’ai pas pu avoir d’enfants

    29/05/2026
    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, avec nos invités, nous parlons de l’infertilité et de ses conséquences sur la santé mentale des femmes. Quelles peuvent être les différentes causes d’infertilité ? Comment faire face à son annonce ? Qu'est-ce qu'implique psychologiquement de renoncer à un projet de maternité ? 
    Être femme et malgré son désir d’enfant, ne pas concevoir et/ou accueillir un bébé : le deuil de la maternité est un sujet douloureux et même traumatisant pour les premières concernées. C’est également un tabou.   
    Union tardive, opération chirurgicale, malformation, maladie responsable d’infertilité féminine, complication d’une infection, mais également, infertilité masculine... Au-delà des multiples causes, ce projet inabouti peut avoir un fort retentissement sur la vie psychique, la vie sociale et familiale de celles qui souhaitaient être mères, sans jamais le devenir. 
    Accompagnement psychologique
    Les conséquences de ce désir empêché par un parcours de vie ou par une cause médicale sont multiples : souffrance, regrets, sentiment d’injustice et poids du regard des autres peuvent avoir un retentissement majeur en termes de santé mentale, surtout dans des cultures ou la construction féminine est depuis toujours liée aux figures maternelles.
    Un accompagnement psychologique peut donc se révéler nécessaire, à côté de la prise en charge par un spécialiste de la santé reproductive, pour faire face, le cas échéant, au repli sur soi, à la dépression et à la perte de confiance que peut entraîner cette situation, tout comme retentissement sur la vie affective et de couple. 
    Avec :
    Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la clinique Bellevue à Dakar, au Sénégal. Auteur de l’ouvrage Si l’on parlait de gynécologie et d’obstétrique, aux éditions Lakalita 

    Carelle Vanessa Koumba, psychologue clinicienne et enseignante-chercheuse assistante à l’Université Omar Bongo à Libreville, au Gabon. 

    La palabre au féminin de Charlie Dupiot.

    À écouter aussiInfertilité : une personne sur six touchée dans le monde
     
    Programmation musicale : 
    ► Tracy Chapman - You're the one
    ► Cysoul, Lady Ponce - Kidnappé.
  • Priorité santé

    La sclérose en plaques : quand le système immunitaire attaque le cerveau et la moelle épinière

    28/05/2026
    À l’occasion de la Journée mondiale de la sclérose en plaques (SEP) qui se tient le 30 mai, nous faisons le point sur cette maladie auto-immune. Selon l’OMS, plus de 1,8 million de personnes sont atteintes de SEP dans le monde. Survenant lorsque le système immunitaire attaque le cerveau et la moelle épinière, cette affection est plus fréquente chez les jeunes adultes et chez les femmes. Quels sont les différents symptômes ? Comment la maladie évolue-t-elle dans le temps ?
    Quelles prises en charge existent ? Quels sont les espoirs portés par les chercheurs ? 
     
    La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui peut avoir un lourd retentissement sur la mobilité. Une maladie évolutive, mais dont la prise en charge permet de freiner certaines lésions, de réduire l’intensité des poussées inflammatoires responsables de la dégradation progressive du système nerveux central.  
    Amélioration de la prise en charge
    La sclérose en plaques reste aujourd’hui sans traitement curatif, mais, année après année, sa prise en charge et les progrès de la recherche ont permis de mieux en contrôler les symptômes pour espacer la fréquence des crises. Ces crises typiques peuvent simultanément induire plusieurs symptômes et atteindre la force musculaire, la vision, l’équilibre, la sensibilité tactile ou encore provoquer des troubles urinaires. Ces problèmes peuvent être présents conjointement ou non et d'intensité variable chez les patients. 
    140 000 personnes concernées en France
    Affection aux multiples symptômes, dont l’impact est potentiellement important sur la qualité de vie, la sclérose en plaques concerne aujourd’hui près de 140 000 personnes en France, ce qui en fait la première cause de handicap sévère non traumatique du jeune adulte. Si les traitements récents peuvent améliorer la qualité de vie de nombreux patients, ceux-ci restent encore inaccessibles pour des raisons financières ou d'approvisionnement, dans de nombreuses régions du monde, notamment en Afrique subsaharienne. 
    Avec :
    Dr Caroline Papeix, neurologue, cheffe de service de neurologie à l’Hôpital fondation Adolphe de Rothschild et Professeur des universités à l’université Paris Cité (UPC) 

    Pr Constance Yapo, neurologue neuropédiatre au CHU de Cocody à Abidjan et maître de conférences agrégée à l’UFR sciences médicales d’Abidjan en Côte d’Ivoire 

    Irène Leclerc, patiente-partenaire et déléguée régionale du Puy-de-Dôme de la Fondation France Sclérose en Plaques.

    Programmation musicale : 
    ► TUL8TE - Heseeny                                             
    ► Cheikh Ibra Fam -  Amoul solo
À propos de Priorité santé
Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à [email protected]. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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