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Revue de presse des hebdomadaires français

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  • Revue de presse des hebdomadaires français

    À la Une: la face cachée de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal

    12/04/2026
    L'écrivain de 81 ans « a été détenu pendant un an en Algérie », rappelle Le Parisien Dimanche. Il a été libéré en novembre dernier (après une forte mobilisation, diplomatique notamment), et a annoncé hier qu’il entendait « attaquer en justice » le président algérien. Pour cela, dit-il, « il va saisir la justice internationale ». Boualem Sansal dont l’attitude suscite bien des interrogations depuis quelques semaines. Depuis, notamment, qu’il a quitté sa maison d’édition historique Gallimard, pour rejoindre Grasset, « propriété du groupe Hachette, contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré », précise Le Parisien Dimanche. Ce que le Nouvel Obs, de son côté, appelle un « transfert sous influence ». Sous-entendu, sous l’influence d’Arnaud Benedetti, le fondateur de son comité de soutien. « Un homme de droite », nous dit le Nouvel Obs, « habitué des plateaux télé, notamment CNews et Europe 1, les antennes de la Galaxie Bolloré… ». 
    Et c’est à la Une d’une autre propriété de Vincent Bolloré, Le Journal du Dimanche, que s’affiche aujourd’hui Boualem Sansal, en compagnie de Philippe de Villiers, figure ultra-conservatrice, également habitué de CNews. Une photo accompagnée de ce texte : « L’académicien franco-algérien et le fondateur du Puy du Fou, préoccupés par la disparition programmée du peuple français, appellent refranciser la nation en puisant dans son socle historique, philosophique et culturel pour qu’elle retrouve son éclat d’antan ». Dans le Nouvel Obs, l’un des proches de Boualem Sansal se désole que « cet écrivain qui s’est toujours revendiqué "au-dessus des partis politiques" soit devenu "la mascotte de l’extrême droite" ». 
    Course contre la mort
    Éclipsée par le conflit au Moyen-Orient, la guerre n’en continue pas moins en Ukraine, où les journalistes sont particulièrement exposés. Exposés comme le sont bien sûr tous les civils, « le long de la ligne de front, raconte l’Express, des milliers de drones, souvent produits pour quelques centaines de dollars, attaquent tout ce qui bouge, y compris les journalistes ». Plusieurs d’entre eux l’ont payé de leur vie. Leur sécurité est donc un enjeu vital.
    C’est ainsi que la correspondante de L’Express à Kiev, Clara Marchaud, a suivi un stage organisé par une ONG ukrainienne « pour aider les reporters à affronter les attaques aériennes incessantes de la Russie ». « La première journée, explique-t-elle, porte sur les gestes de secours : stopper une hémorragie massive en moins de trois minutes, évacuer un blessé sur des centaines de mètres dans la forêt, en portant un gilet pare-balles de 15 kilos sur le dos ».
    Le deuxième jour du stage est consacré aux drones. Un instructeur détaille leurs particularités techniques et explique : « on vit avec l’idée que quelque chose peut nous tomber dessus à tout moment .» Dans ce qu’on appelle la « kill zone », c’est-à-dire « la ligne de front longue de 20 à 25 kilomètres », explique la journaliste de l’Express, « dès qu’un drone se fait entendre, il ne reste qu’une dizaine de secondes pour réagir. Se figer pour scruter le ciel est l’erreur fatale à ne pas commettre… Il faut se précipiter vers un abri solide, ou à défaut un fossé. Courir en zigzag, changer de direction tous les sept à dix mètres ». Une véritable course contre la mort… 
    « Improbable image pieuse »
    Le pape Léon XIV est attendu demain, lundi, en Algérie. Et c'est d’ailleurs, souligne La Tribune Dimanche, « le premier voyage d’un pape en Algérie ». L’occasion pour L’Express de mesurer l’aura de Léon XIV et de dessiner les contours de sa relation avec… Donald Trump.  « Tous deux sont américains, mais c’est là leur seul point commun », explique L’Express. Il faut dire que, côté religion, un fossé sépare les deux hommes.  L’hebdomadaire rappelle qu’au début de la guerre contre l’Iran, Trump s’est fait « filmer dans le bureau Ovale, entouré de pasteurs évangéliques priant pour lui donner la force de diriger la nation et pour la protection des troupes américaines. « Une improbable image pieuse », nous dit L’Express, à laquelle le pape a répondu à sa façon lors de la messe des Rameaux, citant le prophète Isaïe : « Même si vous faites beaucoup de prières, je n’écouterai pas. Vos mains sont pleines de sang ». 
    Interdiction restée lettre morte
    Enfin, retour sur une décision qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois : l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans en Australie. L’Australie qui n’était pas peu fière, il y a quatre mois, de mettre en place cette interdiction, mais qui doit reconnaître aujourd’hui que « ça ne fonctionne pas », comme nous l’explique Courrier International. En effet, la Commission australienne pour la sécurité en ligne, a découvert que « plus des deux tiers des adolescents étaient toujours sur les plateformes concernées par l’interdiction (Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube) ». Tout simplement, semble-t-il, parce que « les plateformes concernées n’ont pas demandé aux adolescents de se soumettre à une vérification d’âge ». Alors que d’autres « autorisent les utilisateurs à essayer plusieurs fois les contrôles de vérification de l’âge, jusqu’à ce qu’ils passent outre ». Il était peut-être un peu naïf d'espérer mettre au pas, aussi vite, les géants de la Tech...
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    À la Une: le racisme en France s’invite dans le débat politique et médiatique

    05/04/2026
    Une manifestation contre le racisme avait lieu ce samedi à Saint-Denis, au nord de Paris. Saint-Denis, dont le nouveau maire la France Insoumise Bally Bagayoko, a récemment été victime de propos racistes, tenus notamment sur la chaîne de télé CNews... La Tribune Dimanche le rappelle en quelques mots : « le psychologue Jean Doridot, interrogé sur le début de mandat de l’édile, a jugé bon de rappeler que l’être humain "faisait partie de la famille des grands singes" qui comme "dans toute tribu se cherche un chef" ».  
    Propos tenus donc sur CNews, propriété de Vincent Bolloré, le milliardaire qui possède également le Journal du Dimanche. Rien d’étonnant donc à ce que le JDD s’indigne aujourd’hui de ce qu’il appelle « la grande fabrique du mensonge » et « l’hystérisation du débat ». Le JDD s’emploie à défendre CNews qui serait « prise d’assaut » « par des responsables politiques », « pour appeler à la "fermeté" contre la chaîne d’information, voire à sa censure pure et simple ».
    Le Journal du Dimanche, s’abstient de citer les propos racistes tenus sur CNews, et juge que la chaîne « a une utilité précieuse » : celle de « simplifier le débat ». Elle serait même, accuse le journal, « une cible commode », « qui permet de canaliser les critiques et d’éviter le reste », « de détourner les regards de dossiers autrement plus embarrassants ». Bref, pas question de faire un « mea culpa », on en est loin…
    Machine à cash
    Le Point s’attaque cette semaine à ce dossier imposant : la fortune du président américain. « Donald Trump : le grand braquage », titre en Une l’hebdomadaire, ou « comment le président américain utilise son mandat pour s’enrichir ». « Les États-Unis seraient-ils en train de devenir une kleptocratie, un État basé sur les conflits d’intérêts si ce n’est la corruption ? » interroge le Point qui cite les politologues Alexander Cooley et Daniel Nexon, selon lesquels « Trump a instrumentalisé la politique étrangère des États-Unis pour accroître sa fortune personnelle, asseoir son prestige et favoriser un cercle restreint de proches, d’amis et d’affidés. La diplomatie américaine est désormais largement subordonnée aux intérêts privés du président et de ses obligés ».  
    Dans ce contexte, les conflits d’intérêt ne manquent pas et les cadeaux sont les bienvenus. Comme « ce Boeing 747 réaménagé offert par le Qatar au président », qui vaudrait « entre 150 et 180 millions de dollars » et « qu’il pourra conserver après son départ de la Maison-Blanche, selon les termes de l’accord ». Le Point cite également les nombreux projets immobiliers de Trump, « dans la péninsule arabique, au Vietnam ou en Roumanie. Depuis sa réélection, ils se sont multipliés ». Bref, pour l’hebdomadaire, pas de doute : « la Maison-Blanche est devenue la machine à cash du clan Trump ».
    Un modèle pour les populistes
    En Europe, l’attention se porte sur la Hongrie, avant les élections législatives de dimanche prochain. « L’élection qui va changer l’Europe », s’exclame l’Express, plein d’espoir, l’espoir de voir le Premier ministre Viktor Orban vaincu dans les urnes. « Saboteur en chef de l’Union européenne, (nous dit l’hebdomadaire) il pourrait, pour la première fois depuis seize ans, essuyer une défaite électorale. Une chute que Donald Trump et Vladimir Poutine font tout pour éviter » ajoute le Point, selon lequel « la chute du maître de la Hongrie provoquerait un séisme bien au-delà des frontières de ce pays de 10 millions d’habitants. En vingt ans de règne, dont seize consécutifs, Viktor Orban a inventé un oxymore ; la "démocratie illibérale" un modèle pour les populistes du monde entier ».
    Un modèle que les États-Unis soutiennent sans ambiguïté : le vice-président JD Vance est attendu à Budapest « autour du 7 avril ». « Ce vote, estime le politologue Péter Kreko, enverra un message crucial aux démocraties du monde entier. Si Orban échoue, cela portera un coup à la montée de l’autoritarisme populiste. Sa victoire, sonnerait au contraire comme celle du modèle adoubé par Trump et Poutine ».
    Résister à Trump
    Donald Trump qui est décidément partout.  « Trop, c’est trop », s’indigne le Nouvel Obs. C’est le titre d’un éditorial signé du journaliste Pierre Haski, qui s'interroge : « À chaque saillie injurieuse, à chaque discours qui sème le doute sur sa santé mentale et sa capacité à conduire la première puissance mondiale, je me pose la question : « Pourquoi nos pays ne disent-ils pas plus haut et fort que nous ne l’acceptons pas ? » « Notre prudence verbale, ajoute-t-il, « finit par nous rendre sinon complices, au moins victimes consentantes d’un apprenti despote ».
    Pierre Haski prend pour exemple « la guerre menée par les Etats-Unis aux côté d'Israël contre l'Iran » . « Le président américain n'a ni consulté ni même informé ses alliés supposés de l'OTAN avant de déclencher les hostilités ». Pierre Haski s'inquiète aussi d'un « complexe » que les Européens nourriraient à l'égard des États-Unis. « Il est temps de s'en débarrasser pour grandir », dit-il, et « de s'émanciper quand "le boss" déraille, avant qu'il ne nous entraîne dans sa chute ».
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    À la Une: la France tournée vers l’élection présidentielle de 2027

    29/03/2026
    Des municipales de 2026 à l’élection présidentielle de 2027, il n’y a qu’un pas, que franchissent allègrement, les responsables politiques et les médias. Hebdomadaires et journaux du dimanche tirent les leçons des municipales dont le 2ème tour avait lieu dimanche dernier, pour mieux anticiper la présidentielle de 2027. Et ce n’est pas une mince affaire, aucune tendance n’ayant marqué sa supériorité lors des municipales, et les candidats potentiels étant légion. Les grandes manœuvres ont donc commencé (ou recommencé).
    La Tribune Dimanche publie ce matin un « appel à l’union de 90 ministres et parlementaires pour un candidat unique de la droite et du centre en 2027 », dénonçant « le risque d’un second tour de l’élection présidentielle opposant Jean-Luc Mélenchon au candidat du Rassemblement National », autrement dit, « un aller simple vers le populisme, la démagogie et le communautarisme », estiment les signataires, parmi lesquels ne figure aucun poids lourd de la droite et du centre.
    Un poids lourd, comme l’ancien Premier ministre et déjà candidat à la présidentielle Édouard Philippe, par exemple. « Édouard Philippe, maintenant ou jamais », titre le Point, « après sa réélection au Havre, le candidat à la présidentielle veut prendre de vitesse ses concurrents », assure l’hebdomadaire, qui précise que « l’ancien juppéiste a pris des positions fortes sur une ligne de droite refusant toute alliance avec les extrêmes ».
    « Il ne faut rien exclure »
    L’alliance de la droite et du centre, c’est aussi ce que prône Gérald Darmanin, interrogé par le Parisien Dimanche. « Je pense, explique l’actuel ministre de la Justice, et potentiel candidat à l’élection présidentielle, qu’il faut un seul candidat de la droite et du centre, dans lequel une part des électeurs de la gauche républicaine, qui refuse les compromissions avec la France Insoumise, pourrait se retrouver ». « Le problème », lui oppose le Parisien Dimanche, « c’est que ni Édouard Philippe ni Gabriel Attal, (lui aussi ancien Premier ministre et potentiel candidat) ne veulent de primaire ». Ce à quoi Gérald Darmanin répond : « Je pense que la primaire est la meilleure chose, sauf si l’un d’entre nous s’impose naturellement. Aujourd’hui, celui qui semble être en dynamique en termes de sondage, c’est Édouard », assure Gérald Darmanin, qui toutefois n’exclut pas de se présenter lui-même, dit-il, « il ne faut rien exclure ». 
    Infréquentable
    Marianne de son côté, juge d’un œil sévère, les manœuvres des uns et des autres, en vue de l’élection présidentielle.  « C’est la ruée des médiocres », accuse l’hebdomadaire, qui s’indigne : « L’ensemble de la classe politique s’est tourné vers la présidentielle de 2027. Une obsession qui a de quoi désespérer, tant elle ignore les causes profondes de la désaffection des Français envers la chose publique ». Marianne n’en livre pas moins sa propre analyse : « la configuration bien particulière du pays, nous dit-on, entre le haut niveau du Rassemblement national, et l’extrême fragmentation du reste des forces, fait naître un fol espoir chez bon nombre d’ambitions : se qualifier pour le second tour avec un score assez bas, en profitant de l’éparpillement du vote, et jouer ensuite la carte du barrage républicain contre Marine le Pen ou Jordan Bardella ». 
    Marianne qui soupèse également les chances de la gauche à la présidentielle, au vu des municipales... L'hebdomadaire est catégorique : « La gauche sort en piteux état de ces municipales, après un second tour qui a révélé à quel point les alliances avec LFI, la France insoumise, et le Parti socialiste rebutaient nombre d’électeurs ».  « La France insoumise » accuse l’hebdomadaire, « qui en multipliant les invectives violentes à l’endroit des socialistes, en adoptant une ligne ouvertement communautariste, en commettant des dérapages antisémites (…) se rend infréquentable ».
    L'hommage à Lionel Jospin
    La France Insoumise qui, de fait, concentre les critiques. Le Nouvel Obs rappelle « qu’au soir du second tour, Olivier Faure, le Premier secrétaire du Parti Socialiste, a de nouveau ciblé Mélenchon, un "boulet" », a-t-il dit. Il n’en demeure pas moins que la gauche a remporté certaines villes, grâce à une alliance avec la France insoumise. La gauche qui, comme la droite, compte de nombreux candidats potentiels.
    Mais ce n'est peut-être pas là le plus important pour le Nouvel Obs, qui consacre sa Une et plus de 15 pages, à Lionel Jospin, l’ancien Premier ministre socialiste, mort dimanche dernier, et qui si l’on en croit l’hebdomadaire, « aurait certainement salué la capacité des électeurs de gauche à se mobiliser lors de ces municipales », lui qui fut éliminé au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, devancé par le candidat du Front National, Jean-Marie Le Pen.
    Lionel Jospin reste toutefois un modèle aux yeux du Nouvel Obs, qui rend hommage à « l’homme des 35 heures, de la couverture maladie universelle ou encore du PACS ». L'hebdomadaire formule un espoir : que « la gauche réformiste », « non mélenchoniste », « se montre digne de l’héritage de Lionel Jospin ».
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    À la Une: l’ombre de Gaza plane sur le Liban

    22/03/2026
    Le sort des Libanais, attaqués par Israël en réponse aux tirs du Hezbollah, préoccupe la presse hebdomadaire. C’est « la guerre de trop » pour Le Point, ou encore « une guerre qui n’est pas la leur », comme le titre Le Nouvel Obs, qui ajoute : « À Beyrouth, comme dans les villages pris en étau dans le sud du pays, on commence à redouter que Tsahal "fasse comme à Gaza" ». Il faut dire que le ministre israélien d’extrême droite Bezalel Smotrich en a brandi la menace : « Très bientôt, Dahiyeh (banlieue sud de Beyrouth et bastion du Hezbollah, ndlr) ressemblera à Khan Younès », ville de Gaza rasée par l’armée israélienne.
    Le Nouvel Obs a rencontré le docteur Abu-Sittah, qui travaille à l’hôpital de Nabatieh, à une cinquantaine de kilomètres de Beyrouth. « À ses yeux, nous dit le Nouvel Obs, ce qui se passe au Liban s’inscrit dans la continuité de ce qu’il a observé à Gaza : « Il y a un schéma qui se répète. Les deux territoires sont pris au piège entre la mer, Israël d’un côté, et un régime hostile de l’autre ». « Sans compter, ajoute encore le docteur Abu-Sittah, que le massacre commis en Palestine a contribué à normaliser un niveau de brutalité extraordinaire. Tout ce qu’Israël fait au Liban paraîtra presque acceptable en comparaison de Gaza ». 
    Engrenage destructeur
    L’hebdomadaire Le Point s’est lui aussi rendu au Liban. Plus précisément à Dahiyeh, cette banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, qu’Israël dit vouloir anéantir. Le Point précise d'ailleurs : « La menace de faire de Beyrouth un nouveau Gaza figurait noir sur blanc sur des tracts de propagande largués par avion le 13 mars, appelant la population libanaise à collaborer avec les services israéliens, pour mettre fin au piège tendu par le Hezbollah ». « Depuis que l’organisation chiite a repris les hostilités, le 2 mars, en soutien à son parrain iranien, poursuit l’hebdomadaire, l’angoisse d’un engrenage destructeur s’est emparée de Beyrouth ».
    Le Point a rencontré Walid Joumblatt, présenté comme « l’expérimenté chef de la communauté druze, longtemps à la tête du Parti socialiste progressiste » qui déclare : « Je ne vois aucune lueur d’espoir. Toute la population libanaise est prise en otage. Les chiites sont otages de cette faction irano-libanaise qu’est le Hezbollah ». Faisant allusion aux centaines de milliers de Libanais déplacés par cette nouvelle guerre, Walid Joumblatt ajoute : « Les distributions de tentes rappellent l’exode des Palestiniens en 1948 : cela devait durer deux semaines, cela fait soixante-dix-huit ans. »
    Croisade
    Le Nouvel Obs s’intéresse à celui qu’il appelle « le guerrier de Trump ». Autrement dit, Pete Hegseth, « ancien animateur de Fox News devenu le visage de l’offensive contre l’Iran », explique l’hebdomadaire, qui le décrit ainsi : « Machiste, belliqueux et inconséquent, le secrétaire américain à la Défense, auto-rebaptisé ministre de la Guerre, a entrepris de transformer l’armée des États-Unis pour en faire une machine à tuer ». L’hebdomadaire n’y va pas de main morte, mais il faut dire que Pete Hegseth, ancien militaire lui-même, aligne les déclarations guerrières sans sourciller.
    « Nous ne sommes plus des défenseurs, clame-t-il. Nous sommes des guerriers entraînés à tuer l’ennemi et à briser sa volonté. Fini les règles d’engagement correctes, place à une létalité maximale ». « Le patron de l’armée », poursuit le Nouvel Obs, estime « que les objectifs de démocratisation en Irak et en Afghanistan ont détourné les militaires de leur objectif : tuer l’ennemi ». Il s'agit « d'une croisade idéologique et religieuse », précise encore l’hebdomadaire. Outre « ses tatouages représentant notamment la croix de Jérusalem et la devise latine Deus Vult (Dieu veut) », « Pete Hegseth dirige régulièrement des séances de prières avant les frappes ». Donald Trump n’y trouve rien à redire et salue « un grand chef militaire, une source d’inspiration incroyable pour nos forces armées ».
    «Voilà, quoi...»
    Courrier International nous fait découvrir un article du Financial Times. Un article qui explique comment « parler parisien », écrit donc par un journaliste britannique, Simon Kuper, et ça ne manque pas d’humour. Le journaliste s’amuse ainsi de nos expressions « bouche-trous » comme « "voilà quoi", pour finir une phrase quand on n’a plus rien à dire. Ou "du coup", formule de remplissage qui veut dire "ainsi" ou "par conséquent". »
    Bien sûr, Simon Kupper a aussi remarqué que notre belle langue française ne manquait pas d’anglicismes : « burn-out, brainstorming, ou encore team et corporate ». Il remarque également que « le français emprunte depuis longtemps à l’arabe et aux langues africaines, et prend pour exemple le mot "baraka" », utilisé de longue date.  
    Il y a aussi bien sûr le verlan, le « renversement des syllabes ». « La plupart des Parisiens, hormis les vieux bourgeois, utilisent le verlan, en particulier dans les situations décontractées, remarque enfin Simon Kupper. "Femme" devient "meuf" et "un truc de fou", "un truc de ouf" ». 
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    À la Une: quelle perspective pour la nouvelle guerre du Golfe?

    15/03/2026

À propos de Revue de presse des hebdomadaires français

Les opinions, les points de vue et les avis souvent divergents des éditorialistes et des commentateurs sur l'actualité française et internationale dans les hebdomadaires français. Une revue de presse présentée chaque dimanche par Catherine Potet.
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