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- Atlético Madrid - Real Madrid : avant-match complet du derby de Madrid
au Metropolitano. Le Real de José Mourinho arrive avec l’objectif de
confirmer son début de saison, mais ce déplacement représente
probablement son premier vrai test de maturité face à un Atlético en
confiance après son large succès 4-0 contre Osasuna.
Le contexte est extrêmement intéressant.
Le Real Madrid reste sur une victoire 3-2 à Elche. Trois points
importants, mais aussi un match qui a révélé plusieurs fragilités.
Madrid menait 2-0, possédait plusieurs occasions pour tuer
définitivement la rencontre, puis a progressivement perdu le contrôle
jusqu’à se faire rejoindre à 2-2 avant d’être sauvé dans le temps
additionnel par Carlos Espí.
Après la rencontre, José Mourinho n’a pas cherché d’excuse. Il a
expliqué que son équipe devait apprendre à terminer les matchs
lorsqu’elle en avait l’occasion. Selon lui, le Real passe parfois trop
rapidement d’une situation confortable à un match complètement ouvert
parce qu’il ne transforme pas suffisamment ses temps forts.
Et c’est précisément ce genre d’erreur qui peut coûter extrêmement cher
contre l’Atlético.
Les hommes de Diego Simeone arrivent avec énormément de confiance. Leur
victoire 4-0 contre Osasuna a montré une équipe capable de frapper de
différentes manières. Jonathan David a ouvert le score, Kang-in Lee a
doublé la mise, Robin Le Normand a ajouté un troisième but puis Álex
Baena a conclu la soirée.
Autrement dit, le Real ne va pas affronter une équipe uniquement
construite pour défendre.
Cet Atlético possède désormais plusieurs profils offensifs capables de
faire mal entre les lignes, dans la profondeur ou dans les transitions.
Et au Metropolitano, l’intensité du derby ajoute toujours une dimension
supplémentaire.
Mourinho connaît parfaitement la valeur de cet adversaire.
Quelques semaines auparavant, l’entraîneur portugais avait lui-même
placé l’Atlético parmi les candidats au titre. Il avait souligné la
stabilité du club, la continuité autour de Diego Simeone et la cohérence
d’un projet construit depuis plusieurs années.
Ce derby devient donc presque un premier examen du Real version
Mourinho.
Madrid possède évidemment plus de talent individuel dans plusieurs
zones.
Kylian Mbappé continue de marquer et reste l’arme offensive principale
du Real. Vinicius doit encore retrouver davantage de régularité dans le
dernier geste. Yan Diomande commence à gagner des minutes et apporte
énormément dans le un contre un. Arda Güler devient de plus en plus
influent dans la création, tandis que Jude Bellingham reste essentiel
pour casser les lignes et attaquer la surface.
Mais contre l’Atlético, les individualités ne suffiront pas.
Le Real devra surtout montrer qu’il sait contrôler les différentes
phases d’un match.
Presser lorsque c’est possible.
Accepter de défendre plus bas lorsque l’Atlético impose son rythme.
Gérer les transitions.
Et surtout éviter de répéter ce qui s’est passé contre Elche.
Parce que si Madrid laisse revenir l’Atlético dans un match après avoir
pris l’avantage, il sera beaucoup plus difficile de trouver un Carlos
Espí à la 91e minute pour réparer les erreurs.
Le secteur défensif sera également particulièrement observé.
Mendy, Militão et Rodrygo poursuivent encore un travail spécifique de
récupération à l’entraînement. Mourinho doit donc continuer à gérer
plusieurs joueurs qui ne sont pas encore totalement disponibles.
Face aux profils de Jonathan David, Álex Baena, Kang-in Lee ou Lookman,
chaque déséquilibre peut devenir immédiatement dangereux.
Ce match sera aussi un test mental.
Le Metropolitano pousse énormément son équipe et le Real devra
probablement traverser plusieurs moments difficiles. C’est justement
dans ce type de rencontre que l’on mesure le degré de maturité d’un
candidat au titre.
Le Real Madrid sait déjà gagner des matchs.
Maintenant, il doit montrer qu’il sait gagner les gros matchs.
Ce derby arrive donc au meilleur moment pour mesurer le projet Mourinho.
Une victoire au Metropolitano confirmerait que Madrid est capable
d’imposer son niveau contre l’un de ses rivaux directs.
Une mauvaise prestation, en revanche, relancerait immédiatement les
questions apparues après Elche : cette équipe est-elle réellement
suffisamment solide pour contrôler les matchs pendant 90 minutes ?
Atlético - Real Madrid, c’est évidemment un derby.
Mais dimanche, ce sera surtout un révélateur.
Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices - Côte d’Ivoire : réaction complète à la première liste d’Hervé Renard
depuis son retour à la tête des Éléphants. Huit nouveaux joueurs,
plusieurs absences importantes, une équipe considérablement rajeunie et
des choix déjà très forts avant les qualifications pour la CAN 2027 : le
deuxième mandat d’Hervé Renard commence par une véritable
redistribution des cartes.
Le sélectionneur français a dévoilé mercredi 16 septembre un groupe de
25 joueurs pour affronter le Ghana le 24 septembre à Bouaké, la Somalie
cinq jours plus tard à Abidjan, puis le Cameroun en match amical le 3
octobre. Et cette première liste donne immédiatement une indication
claire : Hervé Renard n’est pas revenu simplement pour reprendre
l’équipe laissée par Emerse Faé. Il veut ouvrir un nouveau cycle.
Huit joueurs découvrent le groupe.
Kassoum Ouattara et Christ Tapé arrivent en défense. Amadou Koné, Eddy
Doué, Malick Yalcouyé et Patrick Zabi renforcent le milieu. Yann Gboho
et Rayan Fofana obtiennent eux aussi leur première opportunité avec la
sélection A.
C’est probablement au milieu que le changement est le plus
spectaculaire.
Seko Fofana et Jean Michaël Seri ont mis fin à leur carrière
internationale, ce qui oblige la Côte d’Ivoire à reconstruire une partie
de son cœur historique. Hervé Renard conserve évidemment Franck Kessié
et Ibrahim Sangaré, mais il ajoute autour d’eux plusieurs profils
beaucoup plus jeunes : Christ Inao Oulaï, Patrick Zabi, Malick Yalcouyé,
Amadou Koné et Eddy Doué.
La question est passionnante.
Qui va prendre le contrôle du nouveau milieu ivoirien ? Kessié reste le
capitaine et le leader, mais derrière lui la hiérarchie paraît largement
ouverte.
Patrick Zabi, surnommé « Zabi La Magie », représente notamment l’un des
choix qui vont susciter énormément de curiosité. Malick Yalcouyé
découvre également la sélection A alors qu’il évolue désormais en
Premier League avec Brighton. Hervé Renard ne semble donc pas vouloir
attendre plusieurs années avant de responsabiliser cette nouvelle
génération.
En attaque, les choix sont encore plus intéressants.
Yan Diomande est évidemment présent. Après son transfert historique au
Real Madrid et ses premières titularisations convaincantes sous José
Mourinho, l’ailier représente déjà l’un des visages naturels de la
nouvelle génération ivoirienne.
Nicolas Pépé conserve également sa place et devient presque
paradoxalement l’un des joueurs les plus expérimentés du secteur
offensif. Autour d’eux, Hervé Renard a appelé Ange-Yoan Bonny, Bazoumana
Touré, Elye Wahi, Rayan Fofana et Yann Gboho.
Mais une liste se juge également à ses absents.
Amad Diallo, Wilfried Singo et Martial Godo ne sont pas présents, mais
Hervé Renard a précisé qu’ils étaient blessés et qu’ils auraient été
convoqués s’ils avaient été disponibles. Il serait donc trompeur de
présenter leur absence comme un choix sportif du sélectionneur.
En revanche, le cas Sébastien Haller est différent.
L’attaquant n’a pas été convoqué. Hervé Renard a expliqué que certaines
absences relevaient de ses choix et que le début d’un nouveau cycle ne
signifiait pas nécessairement que les joueurs écartés aujourd’hui
étaient définitivement sortis du projet. Oumar Diakité manque également
cette première liste. Selon les informations disponibles, leur forme
récente a pesé davantage que pour les joueurs indisponibles sur
blessure.
C’est peut-être le message le plus important envoyé par Hervé Renard.
Le passé ne garantit plus rien.
La Côte d’Ivoire possède encore des champions d’Afrique, des cadres et
énormément d’expérience. Mais la sélection doit maintenant se préparer à
la CAN 2027 et construire une nouvelle hiérarchie après le Mondial
2026.
Renard connaît parfaitement la pression ivoirienne. Il avait offert à la
Côte d’Ivoire la CAN 2015. Son retour crée donc forcément des attentes
énormes.
Mais au lieu de simplement rappeler les noms qu’il connaît, il commence
par huit nouveaux.
Et le calendrier va immédiatement permettre de les tester.
Le Ghana à Bouaké représente un véritable choc ouest-africain dès la
première journée des qualifications. La Somalie doit permettre aux
Éléphants d’imposer leur jeu. Puis le Cameroun constituera un autre test
majeur, même en amical.
Alors cette première liste est-elle équilibrée ? La jeunesse
arrive-t-elle au bon moment ? Haller doit-il revenir rapidement ? Qui
doit accompagner Kessié au milieu ? Et surtout : Hervé Renard vient-il
déjà de poser les fondations du Sénégal… pardon, de la nouvelle Côte
d’Ivoire qu’il veut emmener à la CAN 2027 ?
Une chose est certaine : son deuxième mandat ne commence pas dans la
continuité.
Il commence par le changement.
Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices - Mohamed Ouahbi a dévoilé sa nouvelle liste du Maroc pour affronter le
Gabon et le Lesotho lors des qualifications pour la CAN 2027, puis le
Ghana en match amical. 29 joueurs, plusieurs nouveaux visages, le retour
de certains cadres mais également une absence extrêmement forte :
Sofyan Amrabat. Cette première liste depuis la Coupe du monde 2026 donne
déjà énormément d’indications sur le Maroc que veut construire Mohamed
Ouahbi.
Le premier élément marquant est la jeunesse.
Trois joueurs découvrent officiellement la sélection A : Abdellah
Ouazane, Soufian El Faouzi et Yassir Zabiri. Ouazane n’a que 17 ans et
représente évidemment l’un des noms les plus intrigants de cette liste.
El Faouzi est récompensé pour ses prestations en Allemagne avec Schalke
04, tandis que Zabiri profite de son excellent début de saison avec le
Racing Santander.
Mais cette liste dépasse largement ces trois premières convocations.
Ayyoub Bouaddi, Neil El Aynaoui, Samir El Mourabet, Oussama Targalline
ou encore Bilal El Khannouss illustrent l’évolution progressive du
milieu marocain. Autour d’Azzedine Ounahi et d’Ismaël Saibari, Ouahbi
dispose désormais de plusieurs profils très jeunes capables de devenir
les cadres du prochain cycle.
Et c’est précisément là que l’absence de Sofyan Amrabat devient
symbolique.
Le milieu marocain n’est pas blessé : il n’a pas été retenu. Mohamed
Ouahbi a assumé cette décision publiquement en expliquant qu’Amrabat
avait énormément apporté aux Lions de l’Atlas mais que son statut
historique ne pouvait pas garantir éternellement sa place. Pour le
sélectionneur, les choix doivent désormais dépendre du niveau actuel, du
temps de jeu en club et d’une véritable logique de méritocratie.
C’est un message extrêmement fort.
Parce qu’Amrabat représente l’une des figures du Maroc historique de la
Coupe du monde 2022. Il incarnait l’intensité, l’agressivité et la
solidité du milieu. Le sortir d’une liste signifie donc que Mohamed
Ouahbi ne souhaite pas simplement gérer les statuts créés lors du cycle
précédent.
Il veut créer sa propre hiérarchie.
Attention cependant à distinguer choix sportifs et blessures.
Ayoub El Kaabi, Chadi Riad, Youssef Belammari et Mohamed Hrimat sont
absents en raison de blessures sérieuses. Leur non-convocation ne
traduit donc pas une sanction ou une volonté de tourner la page.
En défense, les piliers restent bien présents. Achraf Hakimi est
convoqué malgré sa suspension pour les deux rencontres officielles,
notamment afin de rester auprès du groupe. Noussair Mazraoui et Nayef
Aguerd apportent l’expérience, alors qu’Abdelhamid Aït Boudlal, Zakaria
El Ouahdi, Ali Maamar, Redouane Halhal ou Anass Salah-Eddine continuent
d’augmenter la concurrence.
Devant, la situation est tout aussi intéressante.
Brahim Diaz reste évidemment l’un des leaders techniques. Abdessamad
Ezzalzouli effectue son retour, Soufiane Rahimi conserve sa place et
plusieurs jeunes apparaissent : Ouazane, Zabiri, Yassine Gessime et
Tawfik Bentayeb.
Zabiri est probablement l’une des convocations les plus naturelles du
moment. Son début de saison avec le Racing Santander lui a permis de se
faire remarquer immédiatement en Liga, et Ouahbi récompense donc
directement les performances en club.
Il y a également le dossier Younes Ebnoutalib. Éligible avec le Maroc,
l’attaquant a finalement répondu à la convocation de l’Allemagne. Ouahbi
a expliqué avoir discuté avec lui sans lui garantir une place et avoir
respecté son choix : pour le sélectionneur, le Maroc ne doit promettre
un statut à personne.
Encore une fois, le message est cohérent.
Le Maroc est désormais une sélection extrêmement compétitive. Porter le
maillot des Lions de l’Atlas ne doit plus dépendre uniquement du nom, de
l’histoire ou du potentiel d’un joueur.
Il faut gagner sa place.
Cette liste ressemble donc beaucoup moins à une révolution totale qu’à
une transition assumée : Hakimi, Bounou, Mazraoui, Aguerd, Ounahi,
Brahim Diaz ou Rahimi restent là, mais derrière eux une nouvelle
génération commence à pousser très fort. La CAF parle elle-même d’un
mélange entre jeunesse et expérience.
Et pour Mohamed Ouahbi, les réponses devront arriver rapidement.
Le Gabon sera le premier match des qualifications pour la CAN 2027 le 25
septembre à Rabat. Le Maroc affrontera ensuite le Lesotho à
Bloemfontein quatre jours plus tard, avant de recevoir le Ghana à Tanger
en amical le 4 octobre.
Alors cette liste marque-t-elle enfin le véritable début de l’ère Ouahbi
?
Amrabat doit-il revenir ? Ouazane est-il déjà prêt pour les A ? Zabiri
peut-il profiter de l’absence d’El Kaabi ? Et surtout, cette nouvelle
génération est-elle déjà suffisamment forte pour prendre davantage de
responsabilités chez les Lions de l’Atlas ?
Une chose paraît claire : les statuts commencent à disparaître.
Et la concurrence, elle, vient de devenir énorme.
Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices - Patrick Vieira vient de dévoiler sa première liste à la tête du Sénégal.
29 joueurs pour affronter le Mozambique et l’Éthiopie dans les
qualifications à la CAN 2027 puis les Comores en match amical à
Marseille. Une liste avec plusieurs nouveaux visages, quelques absences
importantes et surtout les premières indications sur le Sénégal que
Vieira veut construire.
Le premier nom qui saute évidemment aux yeux est celui qui n’apparaît
pas.
Sadio Mané n’est pas convoqué.
Mais attention : Patrick Vieira a immédiatement précisé que cette
absence était liée à un problème physique et qu’il comptait retrouver
l’attaquant lors du prochain rassemblement.
Il ne faut donc pas raconter une fausse histoire de mise à l’écart.
Mané fait toujours partie du projet.
En revanche, le contexte général montre bien que le Sénégal commence une
transition.
Édouard Mendy a annoncé la fin de sa carrière internationale. Plusieurs
joueurs qui appartenaient encore régulièrement au groupe ne sont pas
présents, comme Pathé Ciss, Ismail Jakobs, Abdoulaye Seck ou Bamba
Dieng.
Et à leur place, Vieira ouvre déjà plusieurs portes.
Malang Sarr connaît enfin sa première convocation avec le Sénégal.
Le défenseur a représenté la France dans les catégories de jeunes, mais
il rejoint désormais les Lions de la Teranga à 27 ans.
C’est un profil intéressant parce que Vieira semble vouloir augmenter
très rapidement la concurrence dans une défense où Kalidou Koulibaly
reste encore le grand patron.
Autour de lui, on retrouve Moussa Niakhaté, Mamadou Sarr, Nobel Mendy,
El Hadji Malick Diouf, Arouna Sanganté mais aussi plusieurs nouveaux
comme Sadibou Sané et Lamine Sy.
Le message est clair : les places vont être chères.
Dans les buts aussi, la transition est réelle.
Avec la retraite internationale d’Édouard Mendy, Yehvann Diouf et Mory
Diaw changent automatiquement de statut. Vieira convoque également
Ngagne Demba Thiam et Mamour Ndiaye.
Une nouvelle hiérarchie doit donc être construite.
Le milieu représente peut-être le secteur où la continuité reste la plus
forte.
Idrissa Gana Gueye est toujours présent. Pape Gueye, Lamine Camara et
Pape Matar Sarr représentent déjà le cœur actuel de cette équipe, tandis
que Rassoul Ndiaye et Bara Sapoko Ndiaye offrent d’autres options.
C’est devant que le Sénégal possède probablement le plus de choix.
Iliman Ndiaye, Ismaïla Sarr, Nicolas Jackson, Assane Diao, Boulaye Dia
et Ibrahim Mbaye sont convoqués.
Mais Vieira lance également Issa Soumaré et Pape Moussa Fall.
Pour un nouveau sélectionneur, cette première liste donne donc une
indication intéressante.
Vieira ne cherche pas à faire table rase.
Koulibaly reste là.
Gana Gueye reste là.
Les cadres offensifs restent là.
Mais il commence immédiatement à élargir le groupe et à préparer la
génération suivante.
Et c’est probablement la méthode la plus logique.
Le Sénégal sort d’une période extrêmement agitée. L’équipe a connu des
tensions importantes avant le changement de sélectionneur et Patrick
Vieira doit maintenant reconstruire de la cohésion sans détruire tout ce
qui fonctionnait auparavant.
Il doit également penser à la CAN 2027.
Les rencontres contre le Mozambique et l’Éthiopie représentent ses
premiers matchs officiels. Il n’a donc pas plusieurs mois pour
expérimenter tranquillement.
Il doit gagner immédiatement tout en préparant l’avenir.
Cette première liste ressemble donc à un compromis.
De l’expérience pour encadrer.
Des jeunes pour pousser.
Des nouveaux pour redistribuer certaines cartes.
Et aucun statut totalement garanti.
La question la plus intéressante concerne probablement ce que Vieira
fera lorsque Sadio Mané reviendra.
Quel rôle lui donnera-t-il ?
Qui deviendra le nouveau gardien numéro un ?
Quel défenseur accompagnera Koulibaly ?
Et parmi tous les nouveaux convoqués, qui peut immédiatement gagner une
place durable ?
Patrick Vieira disait vouloir reconstruire le Sénégal.
Sa première liste montre désormais comment il compte commencer.
Pas en cassant tout.
Mais en augmentant brutalement la concurrence.
Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices - Brentford - Chelsea : débrief complet du derby de l’ouest londonien en
Premier League. Résultat, prestation collective, choix de Xabi Alonso,
performances de Cole Palmer, João Pedro, Morgan Rogers et des cadres des
Blues : on revient sur tout ce que cette rencontre révèle sur le
véritable niveau du Chelsea version 2026-2027.
Chelsea arrivait à Brentford avec une question très simple : les Blues
sont-ils enfin capables de contrôler un match pendant 90 minutes ?
Parce que le début de saison de Chelsea possède quelque chose de
paradoxal.
Offensivement, l’équipe de Xabi Alonso démarre presque toujours très
fort. Lors des quatre premières journées de Premier League, Chelsea a
ouvert le score dans les sept premières minutes à chaque fois : dès la
première minute contre Fulham, à la quatrième face à Brighton, à la
deuxième contre Arsenal puis à la septième minute contre Hull City.
Cela montre une équipe capable de rentrer immédiatement dans ses matchs,
d’imposer son pressing et d’attaquer avec énormément d’intensité.
Mais cela raconte seulement la moitié de l’histoire.
Chelsea ne maîtrise pas encore suffisamment ce qui se passe ensuite.
Les Blues se sont inclinés 2-1 face à Arsenal puis ont concédé un
frustrant 2-2 à Stamford Bridge contre le promu Hull City. Xabi Alonso
avait d’ailleurs reconnu après cette rencontre que son équipe avait
obtenu ce qu’elle méritait et qu’elle devait progresser dans la manière
de contrôler les différentes phases d’un match.
C’est peut-être le véritable chantier de ce Chelsea.
Parce que sur le plan offensif, les solutions existent.
Cole Palmer réalise encore un excellent début de saison. Avant cette
rencontre, il venait de disputer son 100e match de Premier League et
comptait déjà 71 contributions directes à un but sur ses cent premières
apparitions, avec 49 buts et 22 passes décisives.
João Pedro a lui aussi démarré très fort. Le Brésilien avait déjà réussi
à inscrire un but et délivrer une passe décisive dans le même match à
trois reprises cette saison, égalant déjà son meilleur total sur une
campagne entière en Angleterre.
Morgan Rogers prend également de plus en plus de responsabilités dans le
dernier tiers.
Chelsea possède donc suffisamment de qualité pour créer.
Le vrai problème se trouve peut-être davantage dans l’équilibre.
Avant Brentford, les Blues figuraient parmi les équipes ayant cadré le
plus de frappes en Premier League avec 24 tentatives cadrées. Mais
Chelsea avait également concédé 26 tirs cadrés, soit le total le plus
élevé conjointement dans le championnat.
Autrement dit : les matchs de Chelsea sont extrêmement ouverts.
Et c’est dangereux lorsqu’on ambitionne de se rapprocher d’Arsenal et
Manchester City.
Xabi Alonso l’a lui-même rappelé avant Brentford : en Premier League,
chaque baisse de niveau est immédiatement punie. Contrairement à
certains championnats où un grand club peut survivre à vingt minutes
moyennes, Chelsea doit rester concentré et structuré pratiquement tout
le temps.
Face à Brentford, cette exigence était encore plus importante.
Les Bees n’avaient perdu aucun de leurs quatre premiers matchs de
Premier League et avaient enchaîné trois matchs nuls consécutifs.
Brentford possède surtout plusieurs armes qui correspondent exactement
aux faiblesses actuelles de Chelsea : transitions rapides, agressivité,
jeu direct et énormément de danger sur coups de pied arrêtés.
La saison dernière, Chelsea avait d’ailleurs vécu un scénario
particulièrement frustrant au Gtech Community Stadium.
Les Blues étaient revenus après avoir été menés et pensaient avoir
arraché la victoire grâce à Cole Palmer puis Moisés Caicedo. Mais
Brentford avait égalisé dans le temps additionnel pour obtenir un nul
2-2.
Encore un match que Chelsea n’avait pas réussi à fermer.
C’est pour cette raison que ce nouveau Brentford - Chelsea doit être
analysé avec attention.
Pas seulement en regardant le score.
Comment Chelsea a-t-il géré ses temps forts ?
Comment l’équipe a-t-elle réagi après avoir pris l’avantage ou concédé
une occasion ?
Le milieu a-t-il réussi à protéger suffisamment la défense ?
Moisés Caicedo, s’il a pu effectuer son retour, apporte-t-il cette
stabilité qui avait énormément manqué lors des dernières semaines ?
Et surtout : Xabi Alonso trouve-t-il progressivement le bon équilibre
entre le football agressif qu’il veut proposer et la sécurité
indispensable pour gagner régulièrement en Premier League ?
Parce que Chelsea ne manque pas de talent.
La vraie question est désormais de savoir si cette équipe possède
suffisamment de maturité.
Après Arsenal et Hull, Brentford représentait donc un test
particulièrement intéressant.
Une grosse prestation permettrait de repartir avant la trêve
internationale et de rappeler que Chelsea reste capable de se mêler aux
meilleures équipes du championnat.
Une nouvelle contre-performance, en revanche, transformerait deux
résultats décevants en véritable tendance.
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