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  • Congo-Brazzaville: à Bomassa, une barrière électrique tient les éléphants loin des plantations
    Dans cette région les populations riveraines du parc doivent composer avec la présence des éléphants. Les attaques des pachydermes détruisent régulièrement les cultures et menacent les paysans. Pour les protéger, la direction du parc a donc installé une clôture électrique autour des champs, il y a trois ans, et cela fonctionne.   Le site de la base vie du parc de Nouabalé Ndoki à Bomassa, dans la région de la Sangha est à plus de 900 kilomètres au nord de la capitale. Le jour se lève à peine, direction la route d’Elanga, là où se trouve le champ protégé par une clôture électrifiée. Après quelques minutes de marche à travers un petit sentier, plusieurs paysans se trouvent dans cette plantation de quatre hectares. Sous les cris des calaos qui déchirent le silence de la forêt, Jocelyne Kouala, une cultivatrice de 35 ans, tire du sol d’immenses tubercules de manioc. « Dans notre village on ne pouvait rien récolter. Les éléphants ravageaient tous nos jardins potagers. Mais là le projet de la barrière électrique nous a sauvés. On arrive maintenant à produite de quoi manger avec les enfants », raconte-t-elle. Au total 59 familles disposent chacune d’une parcelle à cultiver. La barrière est autonome. Elle produit sa propre énergie grâce à un panneau solaire relié à des batteries. Les caméras installées autour de la plantation montrent que pendant presque trois ans entre 2019 et 2022, 208 éléphants qui ont tenté de pénétrer dans le champ ont été repoussés soit par une charge électrique ou les barbillons qui dominent la barrière. Une cohabitation réussie  C’est en toute quiétude que Thérèse Moukoumbi, la cinquantaine, vient récolter feuilles de manioc, canne à sucre ou encore de la banane. « C’est grâce au courant que nous avons vaincu les pachydermes. Sans lui courant, on n’aurait jamais rien pu faire. Aujourd’hui, les éléphants ne dévastent plus rien. Nous récoltons, mangeons et vendons notre manioc en toute tranquillité », témoigne-t-elle. La protection électrique a été installée par la direction du Parc de Nouabalé Ndoki dirigé par l’ONG américaine WCS, Wildlife conservation society. Cisquet Kiebou-Opépa est responsable de la coexistence homme-faune du parc : « Le but poursuivi dans le cadre de ce programme est d’assurer une coexistence paisible entre la faune et les riverains, tout en assurant la sécurité alimentaire de ces derniers », affirme-t-il. Par le passé, les techniques des essaims d’abeilles ou des tirs de sommation pour éloigner les pachydermes des plantations ont presque toutes échouées : « Certains parlent aujourd’hui d’une solution miracle pour Bomassa, avec le champ électrique », dit M. Kiebou-Opépa. Nouabalé Ndoki est le deuxième parc du Congo avec plus de 4 000 kilomètres carrés. Le projet Elanga est expérimental, mais la direction du parc et les riverains souhaitent désormais le développer. ► À lire aussi : Congo-Brazzaville: des micro-projets pour limiter la chasse dans le parc de Nouabalé Ndoki
    12/2/2022
    2:14
  • Maroc: en attendant la légalisation, le quotidien précaire des petits producteurs de kif [2/2]
    Le Maroc s’apprête à produire et commercialiser du cannabis thérapeutique. Le plus gros pays producteur de chanvre au monde selon l’ONU a choisi d’autoriser en juin 2021, la culture et la transformation du chanvre à des fins médicales cosmétiques et industrielles dans certaines parties du royaume. À Chefchaouen, les petits producteurs vivent depuis des décennies dans l’illégalité. ► À écouter aussi : Maroc: la légalisation du cannabis inquiète les petits producteurs [1/2]
    12/1/2022
    2:21
  • Maroc: la légalisation du cannabis inquiète les petits producteurs [1/2]
    Le Maroc s’apprête à produire et commercialiser du cannabis thérapeutique, un tournant dans l’histoire du plus gros pays producteur au monde, selon l’ONU. Depuis juin 2021, la culture et la transformation du chanvre à des fins médicales, cosmétiques et industrielles sont légalisées dans certaines parties du Royaume. C’est le cas dans la province de Chefchaouen, dans le Rif, au nord du pays, où la nouvelle loi sur la légalisation n'est pas encore arrivée à l'oreille des petits producteurs. C’est le premier épisode de notre reportage dans les montagnes rifaines, une région historique de production de cannabis. La deuxième partie sera consacrée à la vie des petits cultivateurs de cannabis de Chefchaouen. ► À lire aussi: • Le Maroc pourrait légaliser l'usage thérapeutique du cannabis • Le Maroc condamne le trafiquant de drogue Sofiane Hambli à 20 ans de prison
    11/30/2022
    2:15
  • Tchad: après les inondations à Ndjaména, les sinistrés impatients de rentrer chez eux [3/3]
    Les inondations dans la capitale tchadienne à partir de fin septembre ont obligé près de 150 000 personnes à quitter leurs maisons. Ces dernières semaines, les eaux ont commencé à se retirer, mais selon les experts, il est encore trop tôt pour que les sinistrés rentrent chez eux.  De notre correspondant à Ndjaména, Assis devant sa tente au milieu de ses enfants et petits-enfants, Philippe, 60 ans, rabote sur un morceau de bois. Dans le camp de Toukra où il a été relogé suite aux inondations qui l’ont obligé à partir de chez de lui, il ne supporte pas la promiscuité et dit n’attendre que le retrait des eaux pour repartir chez lui, bien que sa concession soit située en zone inondable.  Coumakoye, lui aussi, sait qu’il habite en zone inondable, mais il n’a pas vraiment le choix. « Il faudrait que Dieu nous trouve une solution, parce qu'à notre niveau, nous ne sommes que des êtres humains. Comment on va faire ? », se demande-t-il.  ► À lire aussi : Inondations au Tchad : des conditions de vie difficiles pour les sinistrés « Désormais, le problème, ce n'est plus de combattre l'eau, mais apprendre à vivre avec » Obligés de dormir dans des conditions inconfortables, parfois séparés de leurs familles, la plupart des sinistrés n’attendent que le retrait des eaux pour rentrer chez eux. Mais c’est risqué, le gouvernement ne devrait pas les laisser faire, prévient l’architecte Merlin Totinon. « Pendant deux mois, une crue a envahi toute la zone, explique-t-il. Toutes les ordures qui étaient dans les rues, les latrines sèches qui ont aussi été inondées, ont dû rejeter toutes les matières fécales dans cette eau-là, qui a certainement envahi toutes les cours et toutes les maisons. Donc, même si l'eau se retirait, il y aura une situation sanitaire qu'il faudra d'abord traiter. » Ensuite, il faudra revoir les conditions pour construire à Ndjaména, surtout dans le 9e arrondissement qui est entre deux fleuves, conseille l’expert. « Avec le changement climatique, les crues vont être permanentes, avertit l'architecte. Pour le moment, on dit que c'est cyclique et que ce n'est pas grave. Mais ces crues reviennent tous les deux ans ! Quand un citoyen prend ses économies pour aller construire quelque part, il espère que ce soit un logement durable, il ne veut pas évacuer tous les deux ans et revenir ensuite. Je crois que désormais, le problème, ce n'est pas de combattre l'eau, mais apprendre à vivre avec. » Les ordres des architectes et des ingénieurs doivent être associés à la réflexion, pour mieux faire face à la situation.  ► À lire aussi :Tchad: la difficile scolarisation des enfants victimes des inondations
    11/29/2022
    2:08
  • Tchad: la difficile scolarisation des enfants victimes des inondations [2/3]
    Au Tchad, comment continuer à scolariser les enfants victimes des graves inondations de ces dernières semaines ? Rien que dans la capitale, près de 150 000 personnes ont été obligées de quitter leurs domiciles. Installés dans des camps de fortune, ces sinistrés manquent d’infrastructures sanitaires et scolaires. Mais dans les camps, on s'organise pour que les enfants continuent à aller à l'école. De notre correspondant à Ndjamena, C’est l’heure des classes dans cette école de fortune située en face du camp des sinistrés de Toukra. Dans une grande cour prêtée par un particulier, une dizaine de salles de classes ont été construites. Des enseignants recrutés grâce à l’Unicef et l’ONG Technidev tiennent les classes. Neuzerka Patience est le directeur de l’école : « Malgré les petites difficultés, on évolue bien avec les enfants, le niveau de compréhension est mieux, et les enfants eux-mêmes sont vraiment courageux. Malgré leur nombre, les enseignants se sont donnés à fond pour travailler avec ces enfants et tout se passe bien. » La plus grande partie des enseignants sont eux-mêmes des sinistrés, confirme Neuzerka Patience. C’est le cas de Djerassem Samuel qui a enseigne une classe de CP avec plus de 150 élèves : « Je suis venu ici à Toukra parce que ma maison est en plein dans l'eau. J'ai vu que les enfants sont sans éducation, beaucoup d'écoles sont encore dans l'eau. C'est pour cela que nous avons commencé », dit l'enseignant. ► À lire aussi : Inondations au Tchad: des conditions de vie difficiles pour les sinistrés Aller au-delà de l'ouverture de classe Sur presque tous les sites de sinistrés, de telles initiatives ont vu le jour. Pour le coordonnateur Sakal, Brahim Ousmane ouvrir les classes ne suffit pas : « Il faut vraiment des cantines scolaires et des manuels scolaires. Ils n'ont rien, ils sont venus avec rien. Là où ils sont, ils n'arrivent même pas à manger deux fois par jour », déplore Brahim Ousmane. Sur le site de Toukra, un groupe des jeunes volontaires aide les enseignants débordés à tenir les classes. Armbaye Providence fait partie des U report, les volontaires : « Nous encourageons les parents de leur permettre de venir à l'école chaque matin. Nous aidons aussi les enseignants à bien cadrer les enfants. Je transporte de l'eau pour remplir la jarre pour que les enfants puissent avoir de l'eau potable pour boire », explique la volontaire. Malgré les conditions difficiles, les élèves de cette école n’hésitent pas à entonner « Pour moi, la vie est facile, disait la petite hirondelle... »
    11/28/2022
    2:13

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