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  • Musiques du monde - #Session Live Natalia M King et Elliott Murphy, 2 Américains à Issy
    Nous recevons l’artiste américaine Natalia M King pour la sortie de son nouvel album Woman Mind Of My Own et Elliott Murphy, le plus Français des Américains, en duo dans cet album sur le titre Pink Houses de John Mellencamp. Ils sont nos invités dans la #SessionLive ainsi que 2 journalistes qui ont accepté de les présenter : Francis Dordor et Laurent Bachet.   Portrait de Natalia M King par Francis Dordor. Née à New York à la fin des années 60, Natalia Maria King a grandi à Brooklyn, au sein d’une famille monoparentale. Sa mère, d’origine dominicaine, travaille comme femme de service dans une cantine scolaire. Dans les années 70 et 80, New York est un formidable creuset et les oreilles de Natalia sont sollicitées par un large éventail de musique : rock, disco, soul, salsa, rap. Mais pour autant, peut-on parler d’influences, s’agissant d’une artiste qui va longtemps s’ingénier à effacer toute appartenance, chercher à rompre avec tout ce qui lui a précédé, pour inventer son propre langage, son propre son, trouver sa propre vérité. Sa vie est ainsi faite de nombreuses ruptures. La première intervient à l’Université de Rochester où elle se consacre à la pensée du philosophe John de Salisbury, un humaniste du Moyen-Âge à qui l’on doit cette citation : "Nous sommes des nains, assis sur des épaules de géants". Si étudier la philo la sort de son milieu d’origine, lui permet d’en savoir un peu plus sur elle-même et sur sa place dans ce monde, elle n’entend pas rester assise longtemps, fut-ce sur les épaules d’un géant. Dans une tradition qui doit autant à Arthur Rimbaud qu’aux auteurs beatniks, elle prend alors la route, traverse les États-Unis d’Est en Ouest, à bord de bus, cumulant en chemin les boulots alimentaires, elle fait la plonge dans les restaurants, livre des pizzas, vidange des moteurs et profite de ses moments perdus pour remplir un carnet de bribes de poésie, prémices de ses chansons. Après avoir trimé à bord d’un chalutier au large de l’Alaska, elle prend la direction de la Californie où elle devient chauffeur de taxi à Long Beach. C’est en Californie qu’elle découvre vraiment la musique, Jimi Hendrix, Janis Joplin, les Doors, ce qui lui fera dire "Je ne crois pas au conflit entre générations". On la retrouve en 1998 à Paris, ville qui avait été un refuge pour de nombreux artistes noirs américains dont Miles Davis et Archie Shepp, qui n’étaient plus tenus de prendre l’entrée de service pour accéder à une salle. À partir de là, elle brûle les étapes, et des couloirs de métro où elle chante s’accompagnant à la guitare pour quelques pièces, se retrouve en 1ère partie de Diana Krall sur la scène de l’Olympia. Son 1er album album Milagro en 2001 est sans équivalent pour l’époque. Ayant conservé l’esprit du rock le plus sauvage, tout en s’affranchissant de la forme, son free rock ne doit rien à personne, sinon à elle-même et à son caractère indomptable. Suivront 2 autres œuvres aussi radicales "Furyandsound" et "Flesh Is Speaking". Trop radicales peut-être. Toujours est-il que lasse de creuser le même sillon alternatif, elle décide de retourner aux États-Unis et enchaîne à nouveau les jobs alimentaires. Il faut croire que seules les véritables étoiles méritent de réapparaître après éclipse, car de retour en France après quelques années, Natalia reviendra à la musique avec Soulblazz et Bluezzin T’il Dawn. Et celle qui ne croit pas au conflit entre générations, se glisse naturellement dans les pas de 2 immenses chanteuses, Nina Simone et Billie Holiday.   Cette nouvelle rupture annonce son dernier recueil Woman Mind Of My Own qui est à la fois un hommage à quelques grands noms du blues et de la soul comme Robert Johnson ou Aretha Franklin, mais aussi une célébration de ce qu’elle est au plus profond d’elle-même, une femme libre qui revendique sa sexualité, une artiste qui a vécu le blues avant de le chanter.   Puis nous recevons Elliott Murphy, portrait signé Laurent Bachet.   Alors question : est-ce Elliott Murphy qui a choisi la France, ou est-ce la France qui a choisi Elliott Murphy ? En tout cas, il habite à Paris depuis 32 ans et personne ne s’en plaint, bien au contraire. La 1ère fois qu’il a joué ici, c’était au Palace en 1979, où il a obtenu 6 rappels. Il s’est dit : "Tiens ici, on m’aime bien". Enfin il se l’est dit en anglais de New York, car à l’époque, il ne parlait pas encore parfaitement le français. Bien sûr, il est déjà apprécié des grandes plumes de la presse spécialisée et d’une cohorte de fans dévoués qui, depuis la parution de son 1er album en 73, adore l’univers poétique et urbain de ce rockeur cultivé, dandy passionné et élégant. Aux États-Unis, Elliott Murphy est donc un artiste culte qui lui-même admire Elvis Presley, les Rolling Stones, Bob Dylan, Muddy Waters, Otis Redding et son ami Lou Reed. Avec cette culture et ce savoir-faire, même si vous êtes un excellent showman, il n’est pas toujours évident de s’imposer, surtout si on vous compare à d’autres artistes qui émergent au même moment que vous comme David Bowie ou Bruce Springsteen, un autre de ses amis, car oui Elliott a beaucoup d’amis.   Alors il tente le voyage, l’aventure, l’exil peut-être. L’été 89, il atterrit à Paris avec sa guitare, son harmonica et s’installe à la Bastille. Ce jour-là, les jets de la Patrouille de France paradent dans le ciel, laissant de grandes traînées multicolores, sans compter les 2 immenses défilés sur les Champs-Elysées. Dans les rues on chante, on danse, on fait la fête. Très naturellement, Elliott Murphy prend tout cela comme des signes de bienvenue à son égard. Or, nous étions le 14 juillet 1989 et la France célébrait en grande pompe le bicentenaire de la Révolution Française. Immédiatement adopté par la population locale, Eliott Murphy a trouvé ici son refuge et depuis il rayonne dans toute l’Europe avec une moyenne d’une centaine de concerts par an. Il sait écrire des chansons qui deviennent des classiques, il sait se tenir sur une scène, et il sait s’entourer de musiciens fidèles et talentueux comme Melissa Cox et Olivier Durand ici présents. En revanche, Elliott Murphy ne sait pas donner de mauvais concerts. Entre folk, blues et rock, il propose des voyages intenses qui ne ressemblent à aucun autre. Et comme ce troubadour est plutôt du genre hyperactif, entre 2 concerts et 2 albums, il écrit des articles, des beaux romans et il lui arrive même de faire l’acteur dans des films. Car Elliott Murphy a aussi un sacré look : couvre-chef stylé en toute saison, foulard de corsaire, boots pointus façon Beatles, le tout mettant en valeur une silhouette ô combien affûtée.   Car depuis qu’il habite près des théâtres à l’italienne sur les grands boulevards à Paris, il a aussi acquis un truc un peu particulier et assez français : le panache ! La classe américaine, il l’avait déjà.   Morceaux interprétés à RFI lors de la #SessionLive - Woman Mind Of My Own (Natalia M King) - A Touch Of Kindness (Elliott Murphy) - Forget Yourself (Natalia M King) - On Elvis Presley's Birthday (Elliott Murphy) Et le duo sur Pink Houses (Natalia & Elliott) de John Mellencamp.     Musiciens - Elliott Murphy, guitare, voix - Olivier Durand, guitare, choeur - Melissa Cox, violon. - Natalia M King, voix, guitare - Ludovic Bruni, guitare.   Son : Mathias Taylor et Benoît Letirant Réalisation : Steven Helsly.
    11/27/2021
    48:30
  • Musiques du monde - Du jazz créole à la chanson electronica: Cynthia Abraham et Ottilie [B]
    Notre 1ère invitée Cynthia Abraham se livre à l’exercice de la #SessionLive pour la sortie de son 2ème album Unisson (Abraham Trio). Bercée de musique depuis sa naissance, Cynthia a étudié le piano et la flûte traversière. Très jeune, sa passion pour le chant et les arts de la scène l’ont emportée vers le jazz. Après une solide formation académique, elle parachève son apprentissage par un Diplôme d’Études Musicales, et obtient le diplôme du Centre des Musiques Didier Lockwood en cursus professionnel. Parallèlement, Cynthia se forge une expérience scénique aussi riche que variée au CREA (Centre d’Éveil Artistique) : comédie musicale, opéra, chanson française, jazz, sous la direction de Didier Grojsman. ​Au fil des années, Cynthia commence à composer et s’investit dans différents groupes. Elle élargit son répertoire vers la soul, le gospel, la chanson puis s'intéresse aux musiques latines, brésiliennes, caribéennes... De fructueuses rencontres lui permettent de jongler avec ces différents styles et d'expérimenter toujours de nouvelles formations, de nouvelles scènes.  Ses influences vont des grands noms du jazz (Bobby Mc Ferrin, Dianne Reeves, Gretchen Parlato) aux ténors de la funk comme Stevie Wonder, en passant par des groupes vocaux incontournables (Manhattan Transfer, Take 6). Les voix soul de Jill Scott, Eryka Badu et D’Angelo lui ont montré le chemin. Plus récemment ses racines paternelles viennent nourrir ses compositions avec des artistes comme Kassav, Jean-Michel Rotin, Jean-Claude Nemro.   ​En 2015, Cynthia sort son premier album Petites voix avec ses compositions, en Quintet. Suite à cela, elle crée son projet solo, "Seule en Scène" et poursuit sa résidence "Carte blanche" au Baiser salé pour la 5ème année consécutive. Parallèlement, cette jeune chanteuse musicienne acquiert une grande expérience au côté d'artistes très différents tels que "Gospel pour 100 voix", Emmanuel Djob, le "Moov Live Show" à Radio France, Doc Gyneco, ou encore Matt Pokora. Elle collabore avec des artistes qu'elle affectionne particulièrement ; Pierre de Bethmann, Munir Hossn, Arnaud Dolmen, elle est choriste pour Chantae Cann, enregistre le disque de Karl Jannuska, Mario Canonge, et intègre le groupe du contrebassiste Christophe Wallemme en 2017.   En 2018, elle remporte le 1er prix de l'Unisa International Jazz Voice Competition en Afrique du Sud. Un voyage qui marquera son parcours d'artiste.  Aujourd’hui, guidée par l’idée que la voix est un instrument à part entière, la jeune chanteuse à peine trentenaire cherche à mettre sa voix au service de la musique d'autres artistes, vivre l'expérience nourrissante de la "sidewoman". Elle mène également de front ces projets personnels, à commencer par son projet "Seule en Scène", mais aussi son groupe familial Abraham Réunion. Ils sortent leur 1er album du même nom en 2020, avec sa fratrie de musiciens. Elle est également la soprano du groupe vocal SELKIES qui sort son premier EP La koulèr la paix en 2017 et son 1er album Incantation en 2020. Au printemps 2021, elle sort deux singles Laisser aller et Regarder danser issus de son prochain album Solo UNISSON qui voit le jour le 15 octobre 2021.     Morceaux interprétés à RFI par Cyntia Abraham en solo (percussions, voix) : - En Rond Live RFI - Misyé Mendé Feat. Sonny Troupé (extrait de l’album Unisson) - Regarder Danser voir le clip    Son : Mathias Taylor et Benoît Letirant.   Puis nous recevons Ottilie [B] pour la sortie de <3 (Du vivant dans nos cordes).     Ottilie [B] initie, produit et participe à différents projets alliant le chant, l’écriture, la composition, la Musique Assistée par Ordinateur (MAO), le théâtre, la danse et la performance. Sa recherche musicale, artistique et pédagogique se situe dans l’expérience, la présence, la curiosité et le plaisir du partage, dans un lien resserré au spectateur. Elle s’interroge dans ses créations sur le moyen d’actualiser les traditions orales et d’incarner les formes et les sons numériques pour (re)mettre les outils technologiques au service de l’humain, de la pluralité musicale, du poétique, de l’intime. L’échange et la collaboration sont moteurs de sa démarche et la poussent à voyager et s’inspirer des rencontres humaines, artistiques et géographiques. Sa filiation prend sa source sur trois continents : Europe, Asie, Afrique. En 2012, elle intègre la coopérative IN/EX à Marseille et devient directrice artistique de son projet chanson-electro-vocal : Ottilie [B]. Son premier opus chanson-électro Histoires d’O2 (Label : Internexterne – Du Vivant dans nos cordes / Distribution : L’autre Distribution) est élu Coup de Cœur de l’Académie Charles Cros. Il sera suivi d’un live réalise par Nicolas Repac, Ottilie[B] fait alors grandir son projet et continue à rêver la chanson, en version 2.0. Sa deuxième création :Passage: a été retenue dans le cadre des Talents ADAMI (Festival Off Avignon 2017). L’album a aussi été élu Coup de Coeur de l’Académie Charles Cros. Elle a reçu le 1er prix professionnel et le 1er prix public du concours "Jeunes Talents 2018" – Festival Jacques Brel de Vesoul. Avec ce live, elle a parcouru les scènes avec plus de 80 dates de concert en solo et en trio. En 2020, Ottilie [B] crée Coeur <3, impulsé par ses questionnements sur l’origine et la fonction de la musique, le langage et le lien entre les chants premiers et les techniques de traitement du son actuelles. Elle enregistre son troisième album Coeur <3 (Label: Du Vivant! / Distribution : L’autre Distribution). Initialement prévue en avril 2021, la sortie du disque est décalée au 20 août 2021. Depuis plusieurs années, Ottilie [B] développe des ateliers de médiation en direction de publics "empêchés" (milieu pénitentiaire, ehpad, hôpitaux, foyers d’accueil, maisons d’enfant à caractère social…) et intervient pour accompagner des créations (scolaire, pratiques amateur, présence en scène). Donner à son geste artistique une dimension sociale devient pour elle un engagement réel et une contribution nécessaire à sa pratique, à un son art (… de vivre). Femme artiste et productrice, elle fonde Du Vivant Dans Nos Cordes, compagnie / structure de production dédiée au spectacle vivant et à l’action artistique dans le territoire des Hautes-Alpes, où elle vit depuis 15 ans.   Titres joués extraits de l’album <3 - Définitif feat. Oriane Lacaille voir le clip - <3 voir le clip  - Chemin du Silence.
    11/27/2021
    48:30
  • Musiques du monde - #Session Live de Brieg Guerveno pour la sortie de l’album "Vel Ma Vin"
    À l’occasion de la sortie de Vel Ma Vin, nous recevons Brieg Guerveno. Métamorphose. Il aura fallu quatre albums à Brieg Guerveno pour se libérer de la fureur rock de son passé. Quatre disques nécessaires en forme de chrysalide pour enfin lui permettre de se révéler totalement. Avec Vel Ma Vin, Brieg offre un nouveau visage plus folk que jamais, plus dépouillé et surtout plus profond.  Les ballades sombres aux subtils arrangements de cordes forment un ensemble attachant digne des tortueux chemins introspectifs d’un Ulver apaisé, d’un Sigur Ros crépusculaire, ramenant à la vie les harmonies vocales des premiers albums 90’s d’Anathema. Chanté entièrement en breton (comme chacun de ses disques), Vel Ma Vin promet des concerts intimistes entre chien et loup, touchant du doigt la lumière qui pointe au travers des compositions brumeuses de cet album moderne empli d’une sensibilité touchante. Sortie chez Yotanka.   Pour ce nouvel LP de 8 titres, Brieg Guerveno a choisi un format court dans la tradition des disques folk qu’il affectionne. Souhaitant réduire au minimum les arrangements, il a limité ses compositions à l’emploi de guitares, d’un violoncelle, d’un piano et de claviers (orgue, mellotron). Ce nouvel album est nourri de ses influences folk et des musiques ambiantes. C’est une musique onirique, un rêve éveillé quelque part entre le pays de Brocéliande où il vit et les nuits polaires de Tromsø. Il a confié la production du disque à son ami musicien Joachim Blanchet qui l’accompagne en groupe depuis 2012. L’album a été enregistré et mixé au Ty an Park à Trebrivan avec Bahia el Bacha au violoncelle, et Stéphane Kerihuel à la guitare électrique qui ont collaboré aux arrangements. Voir le clip Ar Spilhenn      Titres interprétés par Brieg Guerveno - Petra Zo Bet ? (Que s’est-il passé ?) Live RFI - Tramavo (tant qu’il y aura) extrait de l’album Vel ma Vin  - Em Digenvez (dans mon isolement) Live RFI   Playlist Brieg Guerveno - Glen Hansard Fool’s Game voir le clip  - Petter Carlsen Pull The Brakes voir le clip  - Ben Howard Oats In The Water voir le clip  - Anohni I Don’t Love You Anymore voir le clip.   Brieg Guerveno aux Transmusicales de Rennes en 2020.
    11/20/2021
    48:30
  • Musiques du monde - #Session Live Papiers d’Arménies & interview de Salomé Leclerc (Québec)
    Première invitée : l’artiste québécoise Salomé Leclerc pour la sortie de son 4è album Mille Ouvrages Mon cœur (Audiogram / Yotanka).   Salomé Leclerc laisse une marque caractéristique depuis désormais une décennie. Musicienne autodidacte, elle approche ses chansons de façon manuelle, artisanale, comme sur une table de travail, découpant aux ciseaux et reliant au scotch ses parcelles d’idées par les filons du hasard - des essais et des erreurs jusqu’aux heureux accidents. Elle développe un florilège de folk alternatif, perméable, aux tensions claires-obscures et aux allants rock, que les détours et les imprévus bonifient. De sa voix à la fois agile, chaude et mystérieuse, Salomé Leclerc raconte la mélancolie, le temps et l’horizon, en laissant de plus en plus de place à la lumière et la vulnérabilité. Issue d’un lieu de terres et de forêts qui la traverse encore, la jeune Salomé qui jouait de la batterie dans la maison familiale devient en grandissant autrice-compositrice et décide de se consacrer entièrement à la musique. Elle signe avec Audiogram au Québec et Tôt ou tard en Europe. Enregistré à Paris avec la musicienne Emily Loizeau à la réalisation, Sous les arbres paraît en 2011 - un sensible et somptueux premier album qui lui vaut notamment une nomination comme Révélation de l’année à l’ADISQ. Des tournées des deux côtés de l’Atlantique l’établissent déjà comme une nouvelle figure de la chanson contemporaine. Trois ans plus tard, elle revient avec 27 fois l’aurore qu’elle prend davantage en mains en le co-réalisant avec Philippe Brault. Empreint d’ambiances plutôt que de tableaux, ce deuxième album éclate davantage sa signature, augmentant de charges de guitares électriques et d’arrangements électroniques la fibre voilée qui lui est déjà propre. Les tournées se poursuivent, notamment en première partie de Vianney en France, et, arrimant son succès critique, elle reçoit entre autres les prix Félix-Leclerc et Rapsat-Lelièvre. Pour Les choses extérieures en 2018, elle entreprend d’assumer presque tous les rôles afin que ses chansons soient siennes encore davantage, signant la réalisation, les arrangements, et jouant de tous les instruments à l’exception des violons. Au milieu du studio où tous les micros ouverts en tout temps permettent de capter les précieux moments inattendus, elle complète un troisième album qui la représente à l’heure et l’endroit : venant de traverser trois ans de recherche en solo, à la fois épuisée et intégrale. Et, toujours plus, le jour s’immisce et les sentiments se révèlent. La suite se présente déjà - une intense période d’écriture lui permet de laisser reposer des chansons pendant 6 mois et d’y revenir pour en retrouver l’essence. Comme un accès à sa personne plus que jamais, ce quatrième album continuera de développer le singulier filon à la fois brut et arrangé d’une artiste établie qui apprend à se découvrir et se dévoiler à travers sa musique - une femme qui sait à la fois travailler sa solitude et exacerber sa présence en explosant doucement. Mille ouvrages mon cœur est sorti à l’automne 2021.   Titres joués extraits de Mille Ouvrages Mon Cœur, de Salomé Leclerc - Tes Yeux à Barcelone  - Où On s’est Trouvé - La Vie Parfois voir le clip.    Puis la #Session Live reçoit le groupe Papiers d’Arménies en formule trio qui présente l’album Guénats Pashas (Meredith Rd) Guénats, c’est le mot que tous les Arméniens connaissent pour trinquer et célébrer la vie. Et s’il y a une chose qu’ils aiment par-dessus tout, c’est se retrouver autour d’une table et célébrer l’amitié, la joie, et la bonne cuisine. Et quand vient le moment de sortir les instruments, les regards s’illuminent et les cœurs se mettent à danser. Inspiré des airs traditionnels d’Arménie, de Géorgie et de Grèce, Papiers d’Arménies invite au voyage. D'Erevan à Los Angeles, du blues de Constantinople au rébétiko du Pirée, de la chaude et douce Tiflis à l’épicerie Hay Ararat d’Alfortville surgit une Arménie plurielle, nourrie des histoires de chacun, portée par les voix troublantes et enivrantes de Dan et Macha Gharibian. Une musique profonde, aux saveurs épicées qui procure ce merveilleux sentiment d’être bien vivant.   Titres interprétés à Rfi au Grand studio - Noubar Live RFI (Traditionnel Arménien) Tes yeux en amande sont joueurs, tes sourcils tels une lune de trois jours, tu as la grâce du cyprès. Qui voit Noubar ne l’oublie jamais. - Tiflis, extrait de l’album Guénats Pashas (Traditionnel de Géorgie) Une nuit de septembre 2006 où nous voyagions en Arménie pour une série de concerts, notre tournée nous a menés à Vanadzor, troisième plus grande ville du pays. Logés dans une petite auberge de jeunesse sur les hauteurs de la ville, l’automne annonçait déjà l’hiver rude et enneigé de cette région du Lorri. Cette nuit-là, la vodka a coulé à flots, et la musique résonne encore. Dans la toute petite cuisine où depuis la veille, les femmes s’affairaient à préparer, cuisiner, nettoyer, ranger, elles n’avaient profité ni de la musique, ni de la fête. Vers les cinq heures du matin, Dan & Aret ont pénétré la minuscule pièce avec leurs instruments et se sont mis à jouer pour elles, le groupe les a rejoints. Nous avons chanté et joué jusqu’au petit matin. Cette nuit-là, nous avons fait notre concert le plus mémorable dans le plus petit endroit du monde. - Gulo Live RFI voir le clip  (Chanson populaire arménienne, Arr. Macha Gharibian) Je me suis brûlé à son amour, depuis elle vient hanter mes nuits et fait pleurer mes jours. - Guenats Pashas Live RFI (Musique Macha Gharibian)   Musiciens Dan Gharibian, guitare, voix Macha Gharibian, piano, voix Artyom Minasyan, doudouk, clarinette, shevi, zurna, pekou, choeur.   LINE UP complet GERARD CARCIAN - GERARD CARCIAN, Kamantcha, Choeurs - ARET DERDERYAN, Accordéon, Voix - DAN GHARIBIAN, Guitare, Voix - MACHA GHARIBIAN, Piano, Voix - ARTYOM MINASYAN, Doudouk, Clarinette, Shevi, Zurna, Pekou, Chœurs.
    11/20/2021
    48:30
  • Musiques du monde - Happy End avec Albin de la Simone #Session Live
    Sur une idée d'Albin de la Simone, qui inaugure la série, tôt Ou tard lance Les Instrumentôt ou tard, collection d’albums sans paroles où les artistes du label mettent en sourdine leurs voix pour explorer d’autres voies. À l’heure où tout est bavard, place à la musique ! On l’avait presque oublié, depuis bientôt vingt ans qu’il enchante nos humeurs et dépose des mots délicats sur nos zones sensibles, mais Albin de la Simone est un musicien. Pas des moindres, pas un simple auteur qui aurait choisi la musique par défaut, mais un garçon flexible et inventif qui aura illuminé de ses claviers, sur scène comme en studio, des artistes majeurs du paysage français. De Alain Souchon à Vanessa Paradis, de Alain Chamfort à Keren Ann, son nom dans les crédits est toujours une promesse de musicalité remarquable, quand il n’endosse pas le rôle de réalisateur (pour Jeanne Cherhal, Pierre Lapointe, Carla Bruni, Miossec ou Pomme) avec le soin rare de ceux qui taillent sur mesure et détaillent en orfèvres le son des autres. "Depuis que je fais des interviews, on me parle essentiellement de mes textes, presque jamais de musique", observe-t-il pourtant à propos de ses propres albums et des concerts qui le mettent en lumière depuis 2003. L’envie d’un disque entièrement instrumental n’est pas née pour autant d’une piqûre d’orgueil ou d’une frustration mal placée, elle s’est imposée au bout de la trop longue trêve subie par Albin comme par tous les musiciens, empêchés pendant plus d’un an de jouer sur scène et de s’inspirer du mouvement de la vie pour écrire.   Les mots ne venant plus, provisoirement, comme s’ils étaient coincés dans le sablier du temps perdu, Albin a choisi de ne pas attendre que l’inspiration des textes lui revienne pour entrer en studio. Il s’est donc installé trois jours durant dans son antre favori du studio Ferber, entouré d’instruments, accompagné seulement par l’ingénieur du son JB Brunhes et ses deux assistants, sans plan de vol précis, mais avec une farouche volonté de jouer, d’improviser, de combiner, de se surprendre autant que de surprendre ceux qui ont l’habitude de l’entendre chanter.     Happy end, terme de cinéma, colle bien à cette époque bizarre, faite d’arrêts et de recommencements, d’espoir de fins heureuses, où la vie ressemble à un scénario qui s’écrit à l’encre effaçable, laissant l’imprévisible guider à tâtons ceux qui s’y laissent embarquer. Pénétrons ainsi dans cette maison ensoleillée, dessinée par Albin à Stromboli, sans trop savoir ce qui se cache derrière. Le premier titre s’appelle justement Soleil, il évoque un genre de western au ralenti, lancinant comme du Morricone mis sous cloche, avec une balle de ping-pong en intruse insolite et déjà beaucoup de cette poésie contemplative dont ce disque déploierait sans se presser les décors et les ombres. "Je voulais faire une musique pour regarder par la fenêtre", dit Albin, et la merveilleuse mélodie de Merveille nous entraîne dans l’un de ces voyages immobiles où la nostalgie sans tristesse fait office de seul bagage. Parfois il pleut, ailleurs c’est la Californie, il y a Le Chalet, La Falaise ou Les Tulipes, presque rien au fond, sinon des sensations saisies au vol, suspendues et légères, avec de la buée parfois et aussi de franches éclaircies réconfortantes. On pourrait parler de minimalisme, vu le temps imparti et l’absence volontaire d’esbroufe, mais cette musique semble au contraire maximaliste par ce qu’elle dessine en filigrane : cathédrales translucides, monuments de sable ou panoramas en trompe-l’œil.     À l’image de Nils Frahm, avec lequel il partage un lien étroit, un drôle de piano aux formes anguleuses et au son mat baptisé "Una Corda", Albin n’a pas cherché ici à faire de la "grande musique", intimidante et hautaine, mais plutôt à poser des thèmes, des rythmes et des textures qu’il manipule en alchimiste, laisse coaguler pour en extraire arômes et couleurs, invitant l’auditeur à y creuser lui-même son refuge. Le plaisir qu’il a pris à rassembler autour de lui ses instruments fétiches, le fidèle synthé "Helmut" qui l’accompagne depuis toujours, un ARP Odyssey, un Mellotron ou l’incroyable boîte à surprises électroacoustique baptisée Ciboulette, se ressent derrière chaque note qui défile. Le goût ludique d’improviser en tirant au sort les instruments à mesure de l’enregistrement, façon Stratégies Obliques de Brian Eno et Peter Schmidt sans la prétention, a servi de sésame à des formes et des alliages imprévus qui rendent la matière de cette musique effrontément vivante. Ici un genre de rumba qui se danse en clapotant (Il pleut), là un diptyque séparé à la naissance (Umami/Un ami) et se joue des ressemblances et des différences, ailleurs des pas qui grincent entre les lattes et les notes dilatées d’un piano dans l’intimité (La chambre), en toute fin les ondes "ambient" pour évoquer la chaleur écrasante de l’Estremadure. Depuis quand un disque avait, à ce point, glissé avec élégance sur la mélancolie collective, évoqué dans le même élan une forme d’allégresse, sans avoir besoin d’élever la voix ? Du haut de La Falaise, un thème cinématographique transporte sa part de romanesque mieux que mille images imposées, comme si en allant puiser dans les souvenirs d’avant, Albin de la Simone avait voulu inventer la musique de tous les après. Happy end est à l’évidence aussi un début.     Et c’est donc seul qu’Albin de la Simone est venu au Grand studio de RFI.   Titres interprétés par Albin de la Simone - Merveille Live RFI - Un Ami extrait du Cd Happy End voir le clip  - Soleil extrait du Cd Happy End - Il Pleut  Live RFI voir le clip    Playlist Albin de la Simone - Blundetto  Antiguas - Cheikh Lô Sankara - Andy Shauf Jaywalker  - Mayra Andrade Le jour se lève.
    11/13/2021
    48:30

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