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  • Chronique des médias - Zemmour le Youtubeur
    La candidature du polémiste Éric Zemmour à l’élection présidentielle a été annoncée cette semaine sur YouTube puis au journal de 20h de TF1. Dans les deux cas, c’est une intervention controversée. Éric Zemmour serait-il le premier candidat YouTubeur de la République ? Après Jean-Luc Mélenchon, le vidéo-blogueur, voici Zemmour le candidat d’extrême droite qui se déclare sur la plateforme de Google, et non sur Dailymotion, la souveraine plateforme contrôlée par son ami Bolloré. Au total, près de 2,7 millions de personnes ont regardé en trois jours cette vidéo singeant sur la forme l’appel du 18 juin du Général de Gaulle ou le discours d’un roi. La comparaison s’arrête là, car ce clip contient aussi beaucoup d’images violentes pour aiguiser les peurs - une bagarre dans un hôpital par exemple. Du coup, YouTube s’est cru fondé d’interdire aux mineurs l’accès à la vidéo. Ce qui revient à réguler les contenus de notre vie politique. La fabrique de cette vidéo joue à la fois sur la nostalgie, avec par exemple, un extrait du film Jeanne d’Arc de Luc Besson et le rejet d’intellectuels. Pour les désigner à la vindicte populaire, la vidéo de Zemmour exhibe des images de personnalités : Jacques Attali ou Eric Fassin, ou un animateur comme Yann Barthès, de TMC, qui s’est d’ailleurs empressé de s’en féliciter avec une crânerie un peu idiote. Dans sa vidéo, Éric Zemmour qui fut journaliste et qui a fait fortune grâce aux droits d’auteurs sur ses livres, fait mine d’avoir oublié que des images comme des extraits d’œuvres, cela se paye. Ses proches invoquent le droit de citation qui s’applique pourtant mal à un message de propagande. Car avant de diffuser des images, une autorisation est nécessaire. Ce n’est pas seulement pour des questions d’argent, c’est aussi à cause d’un droit moral. Oui ou non, est-ce que j’accepte de figurer ou que ma production figure dans ce clip qui vise à ériger une partie de la France contre l’autre ? Pour ne pas l’avoir respecté, Éric Zemmour s’est attiré les foudres de nombreux médias et personnalités dont France 24 et l’AFP qui demandent le retrait des images et se réservent le droit de le poursuivre. Les images frauduleuses ont aussi été retirés de sites de médias comme Le Parisien. Devant Gilles Bouleau, le présentateur du 20h de TF1, Zemmour parle de « querelles de juristes ». Il fait savoir qu’il paiera. Cela en dit pourtant long sur l’amateurisme de sa campagne. De même, le candidat s’est offusqué de se voir pris à partie quand le présentateur lui rappelle son doigt d’honneur à Marseille ou ses propos misogynes dans ses livres. Il regrette de ne pas avoir été traité avec les égards que mériterait une première interview de candidat. Mais on ne peut être pas être le Youtubeur de l’anti-système et se plaindre ensuite que le système vous rejette avec votre propre langage.
    12/3/2021
    2:29
  • Chronique des médias - L’investigation droit de suite
    Nous parlons de deux enquêtes d’investigation diffusées jeudi soir sur France 2 contre l’ancien ministre Nicolas Hulot d’une part et sur un contrat militaire entre la France et l’Égypte d’autre part. Ce sont deux enquêtes de France 2, diffusées jeudi soir, qui accusent des hommes de pouvoir. La première, celle d’Envoyé Spécial, apporte trois témoignages d’agression sexuelle contre Nicolas Hulot, ancien ministre de l’Environnement et ex-animateur de TF1. Le parquet de Paris a ouvert hier contre lui une enquête pour viol et agression sexuelle. Le reportage reprend et prolonge une enquête d’un magazine disparu peu après, Ebdo, qui avait dévoilé il y a trois ans qu’une plainte pour viol de Pascale Mitterrand, petite-fille de l’ancien président, avait été déposée contre Nicolas Hulot en 2008 avant d’être prescrite. Immédiatement, l’écologiste avait obtenu l’antenne de BFMTV pour désamorcer son affaire avant qu’elle ne paraisse et des membres du gouvernement, notamment Marlène Schiappa, à l’époque en charge de l’égalité hommes-femmes, s’étaient portés à son secours. Trois ans plus tard, Nicolas Hulot est retourné sur BFMTV pour tenter de déminer la charge en se posant en victime, mais les soutiens lui font cruellement défaut. Certes, il n’est plus au gouvernement et annonce d’ailleurs se retirer de la vie publique. Mais c’est surtout que depuis trois ans un #MeToo des médias est venu changer la donne. Patrick Poivre d’Arvor, l’ancien présentateur de TF1, en particulier, est aussi visé par une nouvelle plainte pour viol de l’écrivaine Florence Porcel et plusieurs témoignages sont venus confirmer à visage découvert dans Libération du harcèlement sexuel. Le deuxième reportage, de Complément d’enquête, met en cause les ministres Jean-Yves Le Drian et Florence Parly mais aussi les présidents Hollande et Macron, et cette fois pour des faits d’une tout autre gravité. Grâce à Disclose, un collectif de journalistes d’investigation, il est établi sur la foi de documents classés « confidentiel défense » que la France a passé un accord de coopération avec l’armée égyptienne qui a eu pour conséquence d’éliminer des trafiquants, des cibles civiles, et non des terroristes comme le prévoyait une mission en Égypte. Pour cela, un avion français a fourni des renseignements qui ont ensuite servi à bombarder un millier de véhicules-cibles dans le désert. Au nom de ses intérêts dans la vente d’armes et notamment des Rafale, la France a-t-elle sciemment choisi d’ignorer les alertes de sa Direction du renseignement militaire signalant un dévoiement de cette mission par le régime du maréchal Sissi ? C’est ce à quoi le gouvernement se refuse de répondre. Il annonce une double enquête sur le fond des révélations, mais aussi pour trouver le lanceur d’alerte à l’origine de la rupture du secret-défense.
    11/26/2021
    2:29
  • Chronique des médias - Manipulation médiatique
    Nous parlons de la manipulation de l’information autour des migrants postés à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. C’est une nouvelle forme d’intoxication médiatique. Comme le remarque Franc-Tireur, le nouvel hebdo créé cette semaine par le groupe CMI de Daniel Kretinsky, il y a une « triple instrumentalisation géopolitique » à travers ces 2 000 migrants qu’on a fait venir à la frontière polono-biélorusse. Celle du dictateur Loukachenko d’abord, qui en organisant la venue de ces migrants espère infléchir l’Union européenne dans sa politique de sanctions envers son régime. Celle de Poutine ensuite qui laisse faire son allié en espérant souffler sur les braises des nationalismes et diviser l’Europe afin d’alléger les sanctions instaurées contre la Russie après l’annexion de la Crimée en 2014. Celle de la Pologne enfin qui fait vibrer la corde populiste du « péril russe » et de « l’invasion étrangère ». Mais cette instrumentalisation est aussi une manipulation médiatique en plusieurs actes. Acte 1, on l’a dit, Loukachenko parque ces migrants, des Kurdes d’Irak pour la plupart, à la frontière. Acte 2, la presse internationale est écartée pour laisser aux Russes et aux Biélorusses le monopole des images. Acte 3, l’image d’un migrant coupant des arbres à la hache pour franchir les fils de fer barbelés arrive sur les plateaux de télé sur le registre de « l'invasion migratoire ». Le député européen Stéphane Séjourné a rappelé sur France Info qu’« on connaissait l’ingérence via les réseaux sociaux, les tweets, les fake news, mais qu’on ne connaissait pas du tout l’ingérence et la manipulation des opinions publiques via un plateau de télé organisé à la frontière avec des images qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux et les chaînes ». Plutôt que de dénoncer un trafic d’êtres humains mettant en danger la vie d’autrui comme en témoigne la mort d’un bébé, des médias sont tombés dans le piège de Loukachenko en se demandant comme sur CNews s’il fallait répondre à cette « agression » ou à cet « acte de guerre » en tirant sur les migrants. Focaliser le débat sur la question de « l’invasion migratoire » et non plus sur l’asile, c’est ce que veulent ceux qui entendent affaiblir nos démocraties en nous divisant. Alors que faire ? Vendredi, dans une table ronde réunie à la BNF à l’occasion du Prix Albert Londres, quelques conseils ont été donnés par Tristan Waleckx, de France 2 : « L’investigation est le meilleur moyen de lutter contre les fake news et de ramener de la confiance envers les journalistes », a-t-il dit. De l’enquête donc et du reportage, ou de l’exploitation de données sensibles par un collectif de médias comme dans Pegasus ou le Congo Hold-up. Tout plutôt que du commentaire incendiaire et bon marché sur un plateau télé.
    11/20/2021
    2:36
  • Chronique des médias - Le cinéma de l’après-Covid
    Face à l’essor des plateformes de vidéos à la demande, le cinéma peut-il résister et avec quel mécanisme de financement ? La question était au cœur des rencontres des auteurs, réalisateurs et producteurs, début novembre au Touquet. Ces rencontres de l’ARP en témoignent : les salles de cinéma sont à un moment crucial de leur histoire. Pas seulement à cause de la pandémie qui a déclenché la fermeture des salles pendant les confinements, et qui entraîne encore en octobre une fréquentation de 29% inférieure à ce qu’elle était avant le Covid, il y a deux ans. Aussi, parce que comme le dit la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, « la filière cinématographique a été soutenue pendant la crise comme nulle part dans le monde ». Elle a en effet reçu un soutien sans faille du gouvernement – un fonds pour assurer les tournages, 436 millions d’euros d’aides sectorielles, 1,3 milliard d’euros de dispositifs transversaux... Mais après ? Des négociations qui coincent Avec la signature en juin d’un décret sur les services de médias audiovisuels, de nouvelles ressources sont attendues. Netflix, Amazon Prime ou Disney+ doivent consacrer 20 à 25% de leur chiffre d’affaires en France au financement de la création, dont un cinquième en faveur du cinéma français. En contrepartie, ces plateformes pourront diffuser les films plus tôt. Les professionnels proposent que ce soit 15 mois après la sortie en salle plutôt que 36 mois aujourd’hui, ce qui est acceptable pour tout le monde sauf pour Canal+, qui reste le principal argentier du cinéma français et qui trouve sa période d’exclusivité trop courte pour l’effort qui lui est demandé à lui, plus de 200 millions d’euros. Une concurrence des plateformes qui menacent les salles de cinéma C’est donc sur cette « chronologie des médias » que butent les négociations, et l’on voit bien que c’est toute la place de la vidéo à la demande par abonnement qui est en question. Le débat a d’ailleurs pris un tour très polémique lorsque la Cinémathèque française et l’Institut Louis Lumière de Lyon ont accepté de projeter trois films de Netflix en décembre dans un club qui a très vite été appelé le Netflix Festival. Dominique Boutonnat, le président du CNC, appelle à redéfinir « ce qu’est un film aujourd’hui ». Pourquoi ne pas faire une place à des œuvres de plateformes qui peuvent, comme il dit, « être consommées ailleurs qu’au cinéma ? ». Mais, en même temps, demande Nicolas Brigaud-Robert de Playtime : « peut-on imaginer une littérature réservée à quelques happy few qui en plus auraient interdiction de la partager ? » Car le propre de ces plateformes est d’exiger des droits numériques mondiaux en s’assurant l’exclusivité de grands noms de la production, de la réalisation ou du casting que ce soit Gaumont, Jane Campion ou Omar Sy. Alors oui, les plateformes se rapprochent du cinéma dont elles aspirent les talents et les spectateurs. Mais ce n’est sans doute pas pour sauver les salles !
    11/12/2021
    2:25
  • Chronique des médias - Metavers et méta-médias
    Facebook promeut le fameux métavers et reconnaît qu’il doit faire plus contre la désinformation. L’occasion de s’interroger sur la part de l’algorithme, de l’internaute et du média dans la propagation des infox et des discours de haine. C’est l’histoire d’un géant qui annonce qu’il se rebaptise Meta, et qu’il va investir 100 milliards de dollars dans cet univers parallèle où ses réseaux sociaux, Facebook et Instagram, ne vont plus dépendre exclusivement de la publicité. En apparence, c’est une bonne nouvelle pour les médias puisqu’on sait que Facebook capte à son profit la plupart des vidéos publicitaires. Mais comme l’on sait que l’idée de Meta est d’être une sorte de place de marché à portée de lunettes de réalité virtuelle, on se dit que très vite, de même qu’on aura notre propre vie méta-physique, les médias devront investir pour être présents dans ce méta-monde. Et bien sûr, ce sera toujours Facebook, enfin Meta, qui sera au guichet pour vendre les places. Facebook veut renforcer sa lutte contre la désinformation Mais Meta, quoi qu’il s’en défende, c’est aussi pour Facebook une manière de faire oublier les scandales révélés par Frances Haugen. Et ce d’autant qu’un autre lanceur d’alerte a confirmé que la direction de la plateforme sapait les efforts pour lutter contre la désinformation ou les contenus haineux de peur de déplaire à Donald Trump. Un Donald Trump qui finira par être exclu et par créer son propre réseau social. Alors, évidemment, devant ces Facebook Papers qui amènent des journaux américains à se demander si le géant va s’en relever, Facebook réagit. Mardi, son vice-président Nick Clegg a annoncé qu’il devait en faire plus pour lutter contre la désinformation, en particulier dans les pays pauvres, alors que 87 % de son budget pour contrer ces infox est concentré aux États-Unis. La plateforme a aussi juré qu’elle renonçait à la reconnaissance faciale d’un milliard d’internautes qui avaient activé cette fonctionnalité, pour donner des gages sur le respect des données personnelles. Une responsabilité partagée Est-ce que ce sera suffisant ? Rien n’est moins sûr. Le sociologue de Sciences Po Dominique Cardon rappelle que l’algorithme n’est pas seul responsable de la désinformation et des discours de haine. L’internaute qui partage, fait connaître sa colère ou met un cœur à un clash haineux ou une dispute comportant des contre-vérités participe par son engagement à un climat délétère d’information. Et ils ne sont pas les seuls, les médias et les journalistes, ajoute le sociologue, sont aussi responsables lorsqu’ils bâtissent leur émission de débat ou leur talk-show avec ce qui remonte le plus sur les réseaux sociaux. Il suffit alors de quelques groupes influents sur Twitter ou Facebook pour prendre en otages l’ensemble des téléspectateurs avec des sujets comme le prétendu « grand remplacement » ou la peur de l’Islam.
    11/5/2021
    2:29

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