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RFI - Chronique des Matières Premières

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  • Chronique des matières premières - Union européenne: les pistes pour baisser les prix de l'énergie
    Les dirigeants de l’Union européenne se réuniront ces jeudi et vendredi à Bruxelles. Parmi les sujets qui seront discutés : la hausse des prix de l’énergie et plus particulièrement celui du gaz. Les dirigeants vont débattre des mesures que la Commission européenne a déjà dévoilées pour amortir la flambée des prix. La semaine dernière la Commission européenne a dévoilé sa panoplie de mesures temporaires suggérées aux États membres pour faire faire face à la crise énergétique. La Commission incite notamment les gouvernements à baisser les lourdes taxes sur les énergies, comme celle sur les carburants et à soutenir les ménages, via soit des bons d’achat, des chèques énergie ou encore des reports de factures. Pour compenser ce manque à gagner, Bruxelles propose aux États de puiser dans les recettes du marché du carbone. C’est sur ce marché que les fournisseurs d’énergie achètent des « droits à polluer », et le cours du CO2 a aujourd’hui fortement augmenté. Selon la Commission, cette hausse des cours du dioxyde de carbone a permis aux États membres d’engranger au total 26,3 milliards d’euros de recettes sur les neuf premiers mois de 2021, soit presque 11 milliards supplémentaires sur un an. À plus long terme, Bruxelles réfléchit à des pistes pour renforcer les réserves européennes de gaz et étudie les achats groupés par les États. L’Union européenne dispose actuellement d’une capacité de stockage qui représente plus de 20 % de sa consommation annuelle tout en sachant que certains pays de l’Union ne disposent pas d’installations de stockage. De plus grandes réserves auraient permis d’atténuer les prix du gaz en Europe. Autre piste pour baisser les prix de l’énergie, celle de la France de supprimer le couplage entre les prix du gaz et de l’électricité, elle sera également étudiée. Reste maintenant à savoir comment les dirigeants européens vont réagir à ces propositions, d’autant qu’ils ne sont pas tous sur la même longueur d’onde.
    10/20/2021
    1:35
  • Chronique des matières premières - Le Vietnam hyperactif sur le marché de la noix de cajou
    Sur le marché de la noix de cajou, le Vietnam confirme sa place centrale : le pays a importé des quantités records de noix et se retrouve aujourd’hui avec des stocks exceptionnels. Premier importateur de noix brute, premier transformateur et premier exportateur d’amandes de cajou, le Vietnam était déjà le roi sur le marché. Mais il réussit une nouvelle prouesse, celle de brasser des volumes inattendus alors qu’on pensait fin août que son activité portuaire avait été considérablement ralentie par le confinement strict imposé à Hô Chi Minh-Ville. Cela n’a visiblement pas été le cas, les importations ont atteint des niveaux records et les stocks vietnamiens sont incroyablement élevés. Les stocks exceptionnels du Vietnam auront un impact sur les prochaines campagnes Difficile de comprendre pourquoi les importateurs ont acheté autant et aussi vite, commente Pierre Ricau, analyste du bulletin d’informations agricoles N’kalo. Est-ce pour simplement stocker et revendre aux transformateurs, à bas prix ? Ou bien le pays a-t-il suranticipé une croissance mondiale de la consommation ? La demande de noix de cajou est certes en augmentation, mais peut-être pas à la mesure des stocks vietnamiens. Cette politique d’achat à tout va a permis à l’Afrique de l’Ouest de vendre toute sa production 2021, mais l’ampleur des stocks vietnamiens aura immanquablement un effet sur les transactions dans les mois qui viennent. Les transformateurs locaux ont de quoi alimenter leurs usines et pourraient ne pas être pressés d’acheter la nouvelle production mondiale. Les transformateurs comme le Mozambique et la Côte d’Ivoire seront moins vulnérables Les premiers à en pâtir sur le continent risquent d’être les prochains à arriver sur le marché, c’est-à-dire les pays d’Afrique de l’Est situés dans l’hémisphère sud dont la campagne est décalée, à savoir la Tanzanie, le Mozambique ou encore Madagascar. Leur calendrier de production est d’ordinaire un atout, car ils récoltent quand personne ne le fait, mais si le Vietnam a toujours de gros stocks en janvier, ils risquent de vendre moins ou à plus bas prix... À l’horizon 2022, ceux qui tireront le mieux leur épingle du jeu, seront les moins dépendants de leurs exportations, et donc ceux qui ont les capacités de transformer localement une partie de leur noix, c’est le cas du Mozambique ou de la Côte d’Ivoire où les usines se multiplient.
    10/19/2021
    1:39
  • Chronique des matières premières - Cours du porc à la baisse en Europe: un effet domino parti de Chine
    Après deux ans d’une conjoncture positive et de cours porcins rémunérateurs, les éleveurs français et européens traversent désormais une période difficile. Les cotations françaises sont en recul depuis plus de deux mois, et ce n’est pas la seule source d’inquiétude.  « Ça dévisse », souffle Philippe Chanteloube, directeur de la coopérative Cyrhio, en jetant un dernier coup d’œil à son téléphone portable. En cause : le repli de la demande chinoise. « Les pays exportateurs européens ne peuvent plus vendre vers la Chine. C’est le cas en particulier de l’Espagne », premier exportateur européen de porc vers la marché chinois. Conséquence : « Du jour au lendemain, l’Espagne a rebasculé sa marchandise vers le marché européen provoquant une spirale de baisse des cours », explique le directeur de la coopérative. L’Empire du Milieu a considérablement réduit ses achats alors qu’il avait fortement augmenté ses importations depuis les ravages de la peste porcine. « C’est très compliqué aussi pour les éleveurs chinois au niveau du prix, explique François Valy, président de la Fédération nationale porcine. Donc l’État a décidé de fermer les importations pour faire remonter le prix intérieur et quand il sera remonté chez eux, ils rouvriront. » Effet ciseaux Pourquoi cette baisse des prix en Chine ? Les informations sur la production du pays sont parcellaires, mais Jean-Paul Simier, économiste spécialiste des marchés agricoles et collaborateur du rapport Cyclope, « ne pense pas que la production chinoise remonte ». Son hypothèse : c’est plutôt que beaucoup de cheptels sont liquidés en lien avec des problèmes sanitaires et à une augmentation du coût de production. « Il y a donc beaucoup de porcs qui arrivent sur le marché. » Le porc européen perd de fait de son aura. Double peine pour les éleveurs, le prix de l’alimentation augmente aussi en Europe. « La Chine a acheté beaucoup de soja, de maïs, de blé. Tout le monde achète, donc les cours sont à la hausse », relate Philippe Chanteloube. Et d’ajouter : « Pour l’instant, on ne voit pas la fin de la baisse d’un côté et de la hausse de l’autre. » Avec cet effet ciseaux, l’activité n’est déjà plus rentable pour les éleveurs français. François Valy a fait les comptes : « Sachant que 70 voire 75% de nos charges sont alimentaires, il manque en moyenne 30 euros par porc pour équilibrer. » Difficile de dire combien de temps cela va durer. Jean-Paul Simier estime en tous cas que si à court terme, la Chine a réduit ses achats, sans doute pour plusieurs mois, elle devrait rester structurellement déficitaire. À moyen ou long terme, elle pourrait donc redevenir importatrice de porcs.
    10/18/2021
    1:42
  • Chronique des matières premières - Les prix du coton en surchauffe
    Sur le marché du coton aucun superlatif ne suffit pour décrire la situation actuelle. La hausse rapide des cours ces dernières semaines déboussole nombre d’acteurs de la filière. Difficile aujourd’hui de dire avec assurance ce qui sous-tend la hausse sur le marché du coton. Elle ne repose sur aucune réalité tangible, résume un négociant pour qui les cours sont « manifestement trop hauts ». Les prix sont en effet historiquement élevés puisque depuis fin septembre le coton se maintient au-dessus de la barrière psychologique d’un dollar la livre. Il faut remonter à la crise cotonnière de 2011 pour retrouver de tels niveaux, avec une différence de taille : à l’époque, les prix avaient déraillé, à cause de signaux alarmants concernant la production et les stocks de coton.  Une situation qui ne repose sur aucune réalité tangible Mais aujourd’hui, ce n’est pas le cas : aucune pénurie ne se profile. D’où la perplexité des uns et des autres, spectateurs d’une situation irréaliste. Situation qui n’a pas manqué d’alimenter les conversations lors de la grand-messe du coton de Deauville en France, la semaine dernière, organisée par l’AFCOT, l’association française cotonnière. Quels que soient leurs doutes, les négociants sont contraints de composer avec la situation puisque, rappelle l’un d’eux, « par principe, le marché a toujours raison ».  La réalité de la demande fait partie des interrogations : n’est-elle pas surestimée ? Va-t-elle rester aussi soutenue qu’on le dit ? Les prochaines estimations de production en Inde et en Chine sont très attendues particulièrement après la vague d’achats de coton étranger, notamment américain, par la Chine en septembre qui pourrait refléter une crainte sur les volumes de coton chinois. Les attentes sont aussi très fortes du côté du Brésil pour l’hémisphère sud même si la récolte n’arrivera que dans six mois.  Les filateurs prudents La hausse spectaculaire des cours fait pour l’heure l’affaire des producteurs qui n’ont pas pré-vendu toute leur récolte. De leur côté, les filateurs restent prudents et préfèrent attendre soit que le marché se stabilise, soit que les prix à la vente du coton filé augmentent. La flambée brutale des cours ces dernières semaines a rendu le marché très incertain et ses acteurs plus que méfiants.
    10/17/2021
    1:46
  • Chronique des matières premières - La production de zinc ralentie par les coûts de l’électricité
    Le zinc a connu une poussée de fièvre sur les marchés suite à l’annonce de l’arrêt partiel des activités du raffineur belge Nyrstar. Un ralentissement de production lié au coût de l’électricité. Le marché n’a pas tardé à réagir. Dès que le géant Nyrstar a annoncé qu’il baissait de moitié son activité dans ses trois fonderies européennes de zinc, le prix du métal s’est envolé. À la bourse des métaux de Shanghai, les contrats de zinc vendus pour le mois novembre sont passés par un pic à 3 720 dollars la tonne, le plus haut depuis 14 ans. À la bourse des métaux de Londres, les contrats pour la vente de zinc dans trois mois ont retrouvé leur niveau de 2018.  Des prix élevés malgré un marché excédentaire La baisse de production décidée par le groupe belge est liée au coût de l’électricité. « Il n'est plus économiquement viable de faire tourner la production à pleine capacité », explique Nyrstar. Cette décision de ralentir l’activité s’ajoute aux interruptions qui ont eu lieu ces derniers mois dans plusieurs fonderies chinoises. Le tout dans un contexte où le stock physique à la bourse de Londres (LME - London Metal exchange) est au plus bas depuis janvier.  L’envolée des prix reflète une inquiétude certaine du marché face à la baisse d’activité des fonderies mais comme pour d’autres matières premières, l’intégralité de la hausse est difficile à expliquer. Car le contexte général n’est pas mauvais pour ce métal. L’offre en zinc est en effet excédentaire, d’après le groupe international d’étude sur le plomb et le zinc (ILZSG). Le marché devrait connaître un surplus de plus de 200 000 tonnes cette année - surplus qui baissera à 44 000 tonnes pour 2022.  Le zinc future alternative au lithium pour les batteries ? Les États-Unis, l’Inde, l’Australie et le Mexique devraient être les moteurs de la croissance de la production de zinc d’ici 2025, selon le cabinet d’analyse GlobaData. Très utilisé pour protéger les aciers de la corrosion, le zinc intéresse aujourd’hui ceux qui travaillent sur le stockage d’énergie. Plus commun et mieux réparti sur la planète que le lithium, le zinc pourrait en effet entrer demain dans la composition d’une nouvelle génération de batterie. À condition que son prix ne se maintienne pas à des sommets.
    10/14/2021
    1:36

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