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RFI - Si loin si proche

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  • Si loin si proche - Terre Humaine, une collection très particulière
    À l’occasion du Festival du documentaire et du livre du Grand Bivouac d’Albertville qui cette année, met à l’honneur «Terre Humaine», on revient sur l’histoire et l’esprit de cette grande collection littéraire française, qui a bousculé les sciences humaines et renouvelé la littérature de voyage comme le regard sur les autres et l’ailleurs. C'est une collection unique en son genre, indissociable de son immense créateur, presque centenaire : Jean Malaurie. En 1955, à son retour de Thulé où il apprend l'existence d'une base américaine secrète sur les terres ancestrales des Inuits, l'explorateur et ethnogéologue français Jean Malaurie décide de publier en urgence son récit d'hivernage «Les Derniers rois de Thulé» mais aussi de créer un mouvement de pensée, une collection manifeste aux Éditions Plon, où chaque livre se doit d'être un combat. Le but : donner la parole à ceux qui ne l'ont pas, des lettres à ceux qui n'ont pas d'écriture, une voix aux grands hommes qui s'ignorent, qu'ils soient paysans, marins, ouvriers, prêtres ou encore prisonniers.  Ainsi, depuis plus de 65 ans, Terre Humaine agit comme une sentinelle, associant enquête ethnologique, engagement personnel, exigence d’écriture, souci de vérité et de justice. Malaurie parle d'anthropologie narrative.  Pionnière de la non-fiction, cette collection a su faire d'ouvrages de sciences humaines des succès grand public, comme avec «Tristes Tropiques» de Claude Lévi-Strauss ou «Le Cheval d'Orgueil» de Pierre-Jakez Hélias, ouvrant par là des horizons insoupçonnés à bien des lecteurs et des voyageurs. Très tôt, elle a également invité à décoloniser le regard comme le voyage, en plaidant pour des récits de l'intérieur, intègres et lucides, mais aussi pour le témoignage des autochtones eux-mêmes. Aujourd'hui, la collection compte plus de cent ouvrages.  Voyage au gré de chefs-d'œuvre qui ont façonné cette collection décidément particulière, en compagnie de Philippe Charlier, nouveau directeur de la collection Terre Humaine.  Louons les grands hommes mais aussi les grandes collections littéraires !   À lire : - « Les derniers Rois de Thulé. Avec les esquimaux polaires, face à leur destin » de Jean Malaurie. Pocket. Terre Humaine Poche. 5ème édition. 2001. - « Tristes Tropiques » de Claude Lévi-Strauss. Pocket. Terre Humaine Poche. Édition originale 1955. - « Louons maintenant les grands hommes » de James Agee et Walker Evans. Terre Humaine. Éditions Plon. Édition originale 1972 - « Le Cheval d'Orgueil » de Pierre-Jakez Hélias. Terre Humaine. Éditions Plon. Édition originale 1975 - « Pour l'Afrique j'accuse » de René Dumont. Terre Humaine. Éditions Plon. Édition originale 1986 - « Soleil Hopi. Autobiographie d'un indien hopi, chef du clan soleil » de Donc C. Talayesva. Pocket. Terre Humaine Poche. 2005 - « Vaudou. L'homme, la nature et les dieux. Bénin », de Philippe Charlier. Terre Humaine. Éditions Plon. 2020.   En savoir plus : - Le site des Éditions Plon, lisez. Collection Terre humaine - Le site du Grand Bivouac, festival du film documentaire et du livre d'Albertville qui célèbre en 2021 sa 20e édition, en ligne et en salles et où une soirée spéciale Terre humaine est organisée.  - La thèse de doctorat de David Couvidat «La collection "Terre  humaine" de Jean Malaurie (1955-2015) : littérature, anthropologie et photographie».
    10/22/2021
    48:30
  • Si loin si proche - «Abidjan est zo»: balade dans la cité des arts contemporains
    En matière d'art contemporain, la capitale économique ivoirienne est depuis longtemps un terreau fertile. Après avoir traversé les années de crise et de conflits, la ville fait peau neuve, et de plus en plus de galeries et fondations d’art contemporain fleurissent au bord de la lagune Ebrié. Des lieux qui partagent et encouragent la création contemporaine africaine et ivoirienne, tout en cherchant à l’ouvrir au plus grand nombre, à commencer par le MuCAT, Musée des Cultures contemporaines Adama Toungara, inauguré en 2020 dans le quartier populaire d’Abobo, situé au Nord d’Abidjan. Peintres, sculpteurs, performers et plasticiens, dont beaucoup sont issus de l’école des Beaux-Arts d’Abidjan, trouvent alors des espaces pour exposer, vendre leurs œuvres et vivre de leur art, suivant les traces de leurs illustres aînés Ouattara Watts, Ernest Dükü ou Jems Koko Bi... Car à Abidjan, il y a l'argent et des fortunes capables d’acquérir toiles et sculptures, de faire collection, dans un marché international qui lorgne de plus en plus vers l'Afrique.  Du quartier des affaires du Plateau, à Abobo, en passant par le quartier chic et vert de Cocody, suivons Vladimir Cagnolari parti prendre le pouls de l’Abidjan Arty. D’ateliers en expositions street-art, de vernissages en inauguration de galerie, Abidjan est zo ! Un reportage de Vladimir Cagnolari. En savoir plus : - Sur le MuCAT, Musée des Cultures contemporaines Adama Toungara situé à Abobo - Sur le travail de l'artiste ivoirien Peintre Obou - Sur la Fondation Donwahi pour l'Art contemporain ouverte en 2008 à Cocody  - Sur la Rotonde des arts, autre adresse incontournable à Abidjan, dirigée par Yacouba Konaté, une figure des arts en Côte d'Ivoire - Sur la Galerie Pièce Unique/ Fondation BJKD inaugurée récemment
    10/17/2021
    48:30
  • Si loin si proche - Voyage à l’ombre d’Ararat
    Du haut de ses 5 165 mètres, le mont Ararat s’élève souverain, dominant Erevan, la capitale arménienne. Dans le pays, on le retrouve un peu partout, représenté en peinture ou en photo sur les murs des maisons, des écoles ou des musées, sur les paquets de cigarettes, les bouteilles de cognac. Surtout, le Mont Ararat figure sur les armoiries de la petite République du Caucase qui en a fait de longue date un emblème national, le symbole de sa renaissance et de la résilience de son peuple à travers les siècles et la valse des empires. Or, depuis 1923, cette montagne sacrée pour les chrétiens d’Arménie -l’arche de Noé s’y serait échouée- est située côté turc et demeure particulièrement difficile d’accès. La frontière entre l’Arménie et la Turquie, toute proche d’Ararat, est en effet fermée à double tour et surveillée par les Russes. Pour rejoindre ce volcan, il faut alors passer par la Géorgie et faire un détour de 800 kilomètres, alors qu’à vol d’oiseau, il n’est qu’à une cinquantaine de kilomètres à peine. Ainsi, le Mont Ararat est devenu une vision pour les Arméniens, le reflet de leur identité tourmentée et de leurs espoirs, un horizon indépassable mais bel et bien tangible, sauf quand ses deux sommets ne disparaissent pas dans les nuages. En octobre 2020, il y a un an, éclatait entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan une seconde guerre du Haut-Karabagh, à l’est de l’Arménie cette fois. Et ce conflit qui aura duré quarante-quatre jours, résonne encore jusqu’au pied de la montagne mythique. Un reportage de Constance Léon.
    10/8/2021
    48:30
  • Si loin si proche - Kapka Kassabova: à l’écoute de la voix des lieux
    Faire du voyage une érudition sensible, c’est un art auquel s’emploie brillamment l’autrice d’origine bulgare, livre après livre. Que l’on referme «Lisière», son premier ouvrage traduit en français ou «L’écho du Lac» tout juste publié, on en ressort à chaque fois avec l’impression tenace d’avoir fait soi-même, lecteur, un grand voyage… du genre qui «vous fait ou vous défait», comme disait Nicolas Bouvier. L’écrivain voyageur suisse, on le retrouve sur le chemin de Kapka, puisqu’elle a reçu en 2020 pour «Lisière» le prix Nicolas Bouvier, décerné par le grand festival français «Étonnants Voyageurs» ; mais aussi parce que Bouvier avait très tôt perçu, ce que Kapka, enfant bulgare née en 1973 à l’ombre du rideau de fer, a connu dans sa chair : soit la force et la fureur des Balkans, terres de larmes et de musique, de brassages et d’exodes, d’empires déchus et de nations malades, de destins singuliers qui, ensemble, conjuguent au pluriel notre grande histoire humaine.  Installée aujourd’hui en Écosse dans les Highlands, après des années passées sur les routes, Kapka Kassabova a décidé de retourner sur les lieux de son enfance, aux confins de l’Europe, afin d’en déployer la carte mentale et physique, dans des zones frontalières à la géographie «traumatisée» pour Lisière ou aux abords des lacs Prespa et Ohrid, entre Macédoine, Albanie et Grèce à la croisée des civilisations et des cultures pour «L’écho du lac». Les éléments naturels : la forêt, les montagnes ou les lacs irriguent l’écriture poétique et mosaïque de Kapka Kassabova, comme ils conduisent ses pas en chemin. Et puis, il y a les hommes et les femmes qui vivent en ces lieux, y survivent souvent, les hantent parfois. En véritable disciple d’Hérodote, Kapka écoute et collecte les destins romanesques -mais vrais- de ces habitants. Mêlant récits familiaux, mythes antiques et légendes locales, elle donne alors à ses récits un souffle épique, presque magique mais aussi une dimension chorale qui dépasse son seul voyage, à l’écoute de lieux longtemps passés sous silence.  Voyage à l’est et au sud de l’Europe, entre la Grèce, la Bulgarie, la Turquie ou encore la Macédoine et l’Albanie, en compagnie d’une écrivaine pour qui la géographie façonne l’histoire et l’âme des peuples.    Bibliographie : - «L’écho du lac. Guerre et paix dans les Balkans», Kapka Kassabova. Éditions Marchialy. Traduit de l’anglais par Morgane Saysana - «Lisière. Voyage aux confins de l’Europe», Kapka Kassabova. Éditions Marchialy. Traduit de l’anglais par Morgane Saysana.
    10/1/2021
    48:30
  • Si loin si proche - Balade féministe à Paris: à la recherche des femmes
    L'histoire se lit sur les noms de rue, les murs et les monuments de nos villes. C'est ce qui fait mémoire et patrimoine, ce qu'on découvre en voyage. Or à Paris, comme ailleurs, force est de constater que les femmes sont encore largement absentes de ce récit à ciel ouvert. C’est en voyage que Charlotte Soulary, trentenaire baroudeuse et ancienne porte-parole de l’association française «Osez le féminisme», a fait ce constat. Une fois de retour à Paris, elle décide en 2018 de créer une plateforme collaborative et un guide auto-édité «La guide de voyage» qui revisite Paris en mettant les femmes au centre. Parmi elles, on trouve Marie Laurencin, grande peintre méconnue de la première partie du XXème siècle, Olympe de Gouges féministe pionnière de la Révolution française, Simone de Beauvoir autrice du «Deuxième sexe», Marguerite Durand et Hubertine Auclert, deux grandes suffragettes françaises qui ont milité pour le droit de vote, finalement acquis de haute lutte en France en 1944, ou encore Louise Michel, figure fondatrice de la Commune de Paris et enseignante militante féministe. Se lancer sur les traces de ces femmes, célèbres ou anonymes, qui ont fait la capitale, relève souvent du jeu de pistes. Mais au bout, il y a la promesse de découvrir des destins inspirants, souvent méconnus. Chemin faisant, on renouvelle aussi son regard, en relisant l'histoire de France à travers celle des luttes féministes qu'on enseigne peu. On interroge enfin ce phénomène dit «d'invisibilisation» qui a longtemps consisté à marginaliser ou silencier dans l'espace public, le vécu des femmes, leur parole ou leur contribution... Si les mécanismes d'invisibilisation sont complexes, nichés entre inconscient collectif, auto-censure des femmes elles-mêmes et évidence que l'histoire a surtout permis aux grands hommes d'émerger, les chiffres, eux, sont parlants. En France, 2% des rues portent des noms de femmes. À Paris, on arrive à plus de 10% après un effort récent de la municipalité et sous l'impulsion de collectifs féministes militants. Le Panthéon n'a accueilli que récemment des grandes femmes: Marie Curie en 1995, Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz en 2015 et Simone Veil en 2018. Avant cela, c'est uniquement en tant qu'épouse qu'une femme y avait été admise. Enfin, sur 110 stations, le métro parisien en compte seulement 4 voire 6 qui portent le nom d'une femme. Dans l'Est parisien, entre le cimetière du Père Lachaise et la place de la République, suivez-nous avec Charlotte Soulary, pour une balade féministe qui donne de l'élan et fait rimer voyage avec engagement. Parce que «le féminisme ne se résume pas à une revendication de justice, parfois rageuse, ni à telle ou telle manifestation scandaleuse ; c'est aussi à la promesse, ou du moins l'espoir, d'un monde différent et qui pourrait être meilleur.» Benoîte Groult. Un reportage de Céline Develay-Mazurelle et Laure Allary initialement diffusé le 07/02/2021.     Playlist musicale spéciale Balade féministe à Paris: retrouvez ICI ou LA les musiques de l'émission et d'autres chansons féministes   En savoir plus: - Sur La guide de voyage, plateforme collaborative qui place les femmes au cœur du voyage. Le guide papier de Paris, auto-édité, est en vente en ligne sur ce site. Dépêchez-vous, il en reste peu en stock ! Des visites guidées sont aussi ponctuellement proposées.  - Sur la librairie Violette and Co, une des très rares librairies féministes et LGBT (Lesbiennes, gay, bi et transsexuelles) de Paris voire de France. Située au 102 rue de Charonne, Paris 11ème, cette adresse incontournable a été ouverte en 2004 par Catherine Florian et Christine Lemoine. C'est un repère qui accueille aussi expositions, ateliers d'écriture et résidences. - Sur la Bibliothèque Marguerite Durand située dans le 13e arrondissement de Paris. Ce lieu, première bibliothèque officielle de documentation féministe, concentre des archives inestimables du féminisme en France, dont plus de 60 000 documents légués par Marguerite Durand (1864-1936) fondatrice du journal féministe La Fronde et suffragette militante. - Sur la Féministhèque, une initiative récente portée par l’association «Humans for Wome» de bibliothèque de prêt d’ouvrages exclusivement centrés sur les questions de féminisme, de genres et de la libération de la parole des femmes. Elle est située dans le quartier de Bastille à Paris (voir sur le site pour les horaires, fonctionnement et adresse). - Sur le Collectif Georgette Sand, auteur de «Ni vues, ni connues. Panthéon, histoire, mémoire: où sont les femmes ?», Éditions Pocket. Cet ouvrage choral cherche à redonner aux femmes leur place dans l'histoire, à travers le récit du destin de 80 femmes qui ont œuvré dans les sciences, les arts ou encore la politique. - Sur la carte interactive du Matrimoine parisien initié par des étudiantes de l'école du Louvre, qui recense les créations féminines de Paris. - Sur le projet Les MonumentalEs, lancé par la Ville de Paris en 2018 pour rendre hommage aux femmes célèbres oubliées ou méconnues. Il a été porté par des spécialistes de l'histoire des femmes, du féminisme et de l'histoire de l'Art telles que Genre et Ville, Femmes et Sciences, HF, Black Queer Art, Collectif Georgette Sand.
    9/24/2021
    48:30

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